Interview d’Alèthéia, artiste Electro francophone

Suite de la Rubrique Louange, avec l’interview d’Alèthéia, artiste Electro francophone !
Elle a une page Facebook et 5 de ses chants sont écoutables gratuitement ICI.

Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Un grand bonjour à tous les lecteurs de la Rébellution ! Quand on a commencé à se lancer dans l’electro, je me suis posée la question si je devais ou non garder mon vrai nom, Fanny, ou s’il était préférable de chercher un pseudo. Après y avoir réfléchi, j’ai choisi Alèthéia, qui signifie « vérité » en grec ancien, la langue du Nouveau Testament,  pour ne pas oublier que c’était le Seigneur qui devait rester au centre de ce projet, car la vérité dans la Bible est une personne : Jésus-Christ (Jean 14.6).

Ce choix de placer le Seigneur au centre, cela fait près de 9 ans que je l’ai pris en demandant à passer par les eaux du baptême.

Je suis née dans une famille chrétienne. Une nuit, au cours d’une randonnée organisée par un camp d’ado chrétien, nous dormions à la belle étoile et un orage un peu violent a éclaté. On était gamins… Pour nous, c’était une véritable tempête ! On a tous eu peur, mais c’est à ce moment que j’ai réalisé que le Seigneur était notre Dieu et qu’à ce titre, vu qu’il contrôlait toutes choses, il était impossible que la foudre nous tombe dessus.

C’était un raisonnement d’enfant, mais je crois que c’est la première fois que j’ai pleinement pris conscience que l’Éternel était un Dieu vivant qui agit dans le concret de nos vies.

Quel est ton style de musique, et pourquoi ?

Je fais de l’électro. Donc, comme je suis chrétienne et que je parle de Jésus-Christ dans mes chansons, je crois que le meilleur terme serait « électro-chrétien ».

J’aime beaucoup l’électro, c’est l’une des principales raisons et je n’ai pas trouvé dans la Bible de mises en garde contre un style particulier de musique pour louer Dieu. Alors je m’efforce de marcher avec droiture et je fais la musique que j’aime !

Du coup, tu fais autre chose dans la vie à part chanter dans un groupe electro chrétien ?

Oui, bien sûr ! Je ne suis pas à plein temps dans la musique. Tout d’abord, je suis étudiante et je viens d’obtenir une licence d’Anglais à la Sorbonne. Je suis également bénévole pour les GBU, les Groupes Bibliques Universitaires. Côté musique, je composais pour des artistes (chrétiens ou non) les mélodies de leurs chansons, mais maintenant, je me concentre plus sur mon album TSMF (The Sunday Morning Fever) !

Comment arrives-tu à concilier les activités de l’Église, ta carrière et le travail séculier ?

Ça, c’est une longue histoire ! Tout d’abord, je ne fais pas carrière dans la musique. C’est vrai que j’ai envie de construire quelque chose qui tienne dans la durée et qui porte du fruit. Cependant, mon pseudo me rappelle que c’est le Seigneur qui est aux commandes de ce projet. Alors, on verra ce qu’Il réserve pour l’avenir.

Sinon, pour ce qui est de l’organisation, le Seigneur m’a aidée à me débarrasser d’une bonne partie de ma paresse ! Et puis j’ai une équipe d’amis fidèles pour m’épauler ainsi que ma famille. Je ne suis pas toute seule !!

Comment t’es-tu décidée à lancer ta carrière, à utiliser le don que Dieu t’a donné ?

Avant de me lancer dans la composition de l’album TSMF, j’avais déjà fait un petit CD 2 titres, plutôt pop-rock, au lycée. La première chanson était sur Rébecca et la deuxième sur Esther. Ça commence donc à faire un petit moment que je souhaite faire quelque chose pour l’Éternel avec le don que j’ai reçu. Cela s’est fait progressivement et naturellement.

Mon père, qui est arrangeur, travaillait sur un titre electro dans le cadre d’un projet séculier et il m’a demandé de composer la mélodie. Le résultat nous a emballés. On a alors décidé de ne pas « donner » la chanson. On a écrit les paroles et « Te Servir » est né. On s’est alors rendu compte qu’il existait peu d’electro-chrétien français et cela nous a encore encouragés à aller jusqu’au bout de cette aventure…

Quel est le piège quand on est connu dans le monde chrétien ? Comment y fais-tu face ?

C’est une très bonne question ! (rire) Mais je ne pense pas pouvoir y répondre : je ne suis pas « connue » dans le monde chrétien. En revanche, oui, je réfléchis à ces questions. Peut-être que le piège serait de perdre de vue pourquoi tu montes sur scène et que ta vie secrète (tes motivations par exemple ou la réalité de ta marche avec Christ) te disqualifie par rapport au message que tu apportes. Mais je ne peux pas parler d’expérience, comme je l’ai dit, je ne suis pas très « connue »…

Pour finir, quel message aimerais-tu faire passer aux lecteurs de la Rébellution ?

Chers lecteurs de la Rébellution, je préfère citer la Bible dont le message n’est pas de moi. Dans la Genèse, au chapitre 3, le serpent aborde Ève en disant : « Dieu a-t-il réellement dit ? » Cette question du « Dieu a-t-il réellement dit ? », le diable continue de nous la poser jusqu’à aujourd’hui pour nous égarer. Je n’ai que 21 ans, il me reste pas mal de choses à apprendre, mais je souhaite grandir dans la foi et dans la connaissance de la parole de Dieu pour pouvoir marcher dans la vérité sans m’égarer. Car ce que Dieu dit, il le fait. Alors, marchons ensemble ?

 

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Auteur : Clément Dv

25 ans, Rébellutionnaire, ingénieur dans l'environnement, meneur de louange à l'Eglise de Saint-Maur (AECM)

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