Quand je serai grand, je veux être une fourmi

Crédits photo: nationalgeographic.com
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Quand je serais grand, je veux être une fourmi est le cinquième article d’une série sur Proverbes co-écrite par Sam et Fidji. Il appartient à la catégorie « Le travail selon Proverbes ».

Dans ma méditation précédente (cf. Tiens, demain j’ai partiels…) je t’ai peut-être fait un peu culpabiliser ! Tu as peut-être fini ta lecture en te disant : « Je suis un gros fainéant ! Mes amis me détestent sûrement, je vais finir en haillons et Dieu me déteste ! » Je ne vais donc pas en rester là – sinon tu vas me détester ! Après t’avoir mis en garde contre la paresse, je veux également te rappeler les vertus du travail diligent selon Proverbes ! Tu connais certainement la fable de la Fontaine, La Cigale et la Fourmi. Hier, je t’ai encouragé à ne pas faire la cigale. Aujourd’hui, parlons de la fourmi et prenons exemple sur elle. D’ailleurs, Jean de la Fontaine n’a pas inventé l’eau chaude lorsqu’il utilise la fourmi comme illustration du travailleur consciencieux. C’est une image qu’Agur a employé des siècle auparavant : « Il y a sur la terre quatre animaux petits, et cependant des plus sages : les fourmis, peuple sans force, préparent en été leur nourriture […] » (Prov 30.24-25). Il exhorte le paresseux à prendre exemple sur ce petit insecte : « Va vers la fourmi, paresseux ; Considère ses voies, et deviens sage. Elle n’a ni chef, ni inspecteur, ni maître ; Elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger » (Prov 6.6-8).

Lu en diagonale, le livre de Proverbes peut paraître assez défaitiste sur le travail : « Celui qui travaille, travaille pour lui, car sa bouche l’y excite » (Prov 16.26) semble insinuer que l’homme ne travaille que sous la contrainte de subvenir à ses besoins naturels, dans un instinct de survie égoïste. La fameuse mélancolie de Salomon ! Mais à y regarder de plus près, je discerne trois idées principales concernant le travail dans Proverbes, qui – j’espère – t’encourageront (et moi avec !) :

Le salaire du travail du juste est source de vie

Je paraphrase ici Prov 10.16 : « l’oeuvre du juste est pour la vie ». En d’autres termes, ce que le juste gagne légitimement en travaillant sert à lui procurer les moyens de vivre honnêtement – sans avoir besoin de recourir à des activités illicites. Le travail des fourmis peut paraître ennuyant et répétitif (comme le nôtre !), mais il leur permet de vivre sans dépendre des autres et sans voler de provisions à leurs voisines les termites. Quand tu es las de ton travail, sois reconnaissant : grâce à lui tu n’as pas besoin de voler, de mentir, ou de te prostituer pour vivre (ce qui n’est pas le cas de tout le monde sur cette terre !).

Travail implique endurance

Cela tu le sais sûrement d’expérience, surtout si ton travail est pénible. Tu as souvent voulu baisser les bras, car tu as l’impression que ton travail n’est pas significatif. Mais regarde les fourmis : à force de persévérance, elles construisent des fourmilières très complexes. Proverbes est une ode à la diligence et à la patience : « La richesse mal acquise diminue mais celui qui amasse peu à peu l’augmente » (Prov 13.11).

D’une manière générale, le travail ne reste pas sans salaire

Il est récompensé à sa juste valeur. Les fourmis ayant travaillé tout l’été bénéficient d’une abondance le reste de l’année … et cela nous paraît légitime ! C’est le fruit de leur travail. Il en est de même pour nous. « Celui qui soigne un figuier en mangera le fruit » (Prov 27.18), nous rappelle Salomon. Ou encore : « Celui qui cultive son champ est rassasié de pain » (Prov 28.19). Cette idée concernant le travail est la plus soulignée dans le livre : « Tout travail procure l’abondance » (Prov 14.23. Voir aussi Prov 12.10-11 ou 21.5). Le salaire honnête est mérité, et il est bon d’en jouir, à l’image de la femme dans Proverbe 31. De même, si tu excelles dans ton travail, cela peut t’offrir une position digne d’envie (Prov 22.29) : et cela est mérité !

Cette semaine au lieu de te plaindre de tes devoirs ou de ton job, remercie Dieu, car tu as la possibilité de gagner ta vie honnêtement, prie pour qu’il te donne l’endurance et la persévérance et sois encouragé sachant que tu recevras le salaire de ton dur labeur !

Dans la même série Intro (Ce que la sagesse n’est pas… Alors, qu’est ce que la sagesse ? / Carte d’identité de la sagesse) / Le travail (Tiens, demain j’ai partiels…)

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Auteur : Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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