L’école du pardon (6/6)

Crédits photo : perwez.be
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Post de Victoria Vickie

Un jour, j’ai fait cette prière : « Seigneur Jésus, si tu as pu pardonner à ceux qui t’ont crucifié, il n’y aucune raison que je ne pardonne pas, et que je ne sois pas capable de le faire ». Et c’est avec beaucoup de  larmes que je l’ai faite, je crois que c’est à travers elle que j’ai découvert le chemin du véritable pardon.

J’ai dit dans la classe 1 que très souvent, les balances sont déséquilibrées, et je crois que toutes les balances doivent l’être et elles doivent le rester. L’amour supporte tout, il pardonne tout. Mais il me semble nécessaire de comprendre la notion de justice.

  • D’abord, pour être capables de se mettre à la place des autres, qui pourraient venir devant nous, et nous exposer quelque tort que nous aurions pu commettre. Il faut à ces moments-là, sans justification, se fondre en repentance ;

  • Ensuite, pour être capables de se comprendre soi-même ;

  • Enfin, pour trouver auprès de Dieu la capacité divine qui est nécessaire pour pardonner l’autre.

J’ajouterais enfin que je ne pense pas que ce soit toujours nécessaire d’expliquer ou de comprendre la douleur de l’autre. En général, les questions du type : « Est-ce que tu peux m’expliquer ce qui t’a choqué ? Qu’est-ce qui te dérange dans mon attitude ? » sont parfois nécessaires pour désamorcer la bombe, mais parfois aussi elles ne servent qu’à enfoncer le couteau dans la plaie.

L’être humain dans son essence réclame justice. Chaque préjudice doit être remboursé, le mal que l’on a fait doit être payé. C’est notre conscience de justice qui nous rend parfois incapables de pardonner. Mais l’amour pardonne tout, et supporte tout, d’où le déséquilibre nécessaire auto-imposé de la balance. En guise de conclusion, je dirais que le pardon, c’est d’abord un choix, une décision. Tu peux faire le choix de supplier le Seigneur ou de laisser les ténèbres et l’amertume t’envahir à cause de la douleur. Tu peux faire le choix d’aimer ou d’être aimé, de comprendre au lieu de vouloir être compris, d’attendre au lieu de vouloir être attendu, de mourir au lieu de vouloir vivre, c’est ce que mon père disait lorsqu’il me parlait du caractère de Christ.

Auteur : Victoria V.