La peur

Crédits photo : sheknows.com
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Article de Nathalie F., 27 ans, juriste en Belgique

Ne nous inquiétons de rien, mais en toute chose, faisons connaître à Dieu nos besoins, par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera nos cœurs et nos pensées en Jésus Christ (conseil de Paul dans Philippiens 4. 6-7).

Vous arrive-t-il parfois d’avoir peur, d’être inquiet à propos de votre vie, de votre avenir ? Normalement, votre réponse devrait être oui…

Perso, je suis du genre stressée, et dès que tout ne roule pas comme je le veux, c’est la panique (ma petite ride sur le front le prouve) : qu’est-ce que je vais faire ? comment ? quand ? Mais bien souvent, j’oublie que je devrais adresser ces questions à Dieu et le laisser gérer la situation, à sa façon.

Nous perdons un temps fou à agir selon des décisions prises sous le coup du stress, de la panique, parce qu’en agissant sous l’effet de la peur, on s’éloigne du plan de Dieu pour notre vie (il n’y a quasi aucune chance que notre « folle » décision corresponde à la « sage » décision que l’on aurait prise avec l’aide et le secours de Dieu !).

Pendant ma longue recherche d’emploi, je me suis laissée gagner par la peur de ne jamais être engagée nulle part. Et mon entourage ne m’aidait pas : « Quoi, tu n’as pas encore trouvé ? Non, mais est-ce que tu cherches réellement ?… » Et j’en passe. Alors j’ai saisi une opportunité qui se présentait (mais ce n’était pas le bon boulot, je le savais), en attendant LE boulot que Dieu avait en réserve pour moi… J’ai heureusement très vite rompu mon contrat, et attendu le plan de Dieu pour ma vie…

Je vous passe les détails, mais il m’a fallu attendre quasi 1 an et demi !! Et plutôt que d’attendre, de stresser, de cogiter, j’ai décidé d’utiliser cette occasion que Dieu me donnait pour faire des choses que je n’avais pas pu faire jusqu’à présent et me reposer…

Quand la panique vient me hanter, j’essaie alors de penser à Pierre et au phénomène extraordinaire qu’il a vécu (Matthieu 14.22-31). Il a marché sur l’eau, parce qu’il a obéi à Jésus, qui lui disait : « Viens » ! Et cet exploit, il a pu le réaliser, car il a fixé ses yeux sur Jésus seul et parce qu’il a cru que cela était possible. Mais après s’être lancé, il a fini par regarder autour de lui, il s’est aperçu qu’il s’éloignait de sa barque (sa zone de confort, de sûreté) et alors, le doute s’est emparé de lui. Il a pris peur et il a coulé.

Dans la vie, c’est exactement pareil. Tant que nos yeux sont fixés sur Dieu, nous marchons sur l’eau, et nous gardons cette confiance en lui. Mais dès que nos yeux se posent tout autour de nous, que nous prêtons davantage attention au reste, plutôt qu’à Dieu, on perd pied, on s’enfonce dans l’eau. Une chance que Dieu, lui, ne nous lâche pas d’une semelle !

Alors, ne faisons pas nos choix par peur que Dieu ne nous exauce pas, par peur de devoir attendre cet exaucement et de « souffrir » durant ce laps de temps. Tel un père bienveillant et attentionné, il a pour chacun de nous des plans de paix et bonheur (Jérémie 29.11). Gardons cette assurance que Dieu accomplira ses promesses. Peut-être quand on ne s’y attendra pas… mais, « sa parole, elle s’accomplira… » (je l’ai piqué du chant Persévère d’Olivier Cheuwa). Alors, persévérez toujours plus dans votre confiance en Dieu, dans chaque domaine de votre vie… C’est alors que vous pourrez vivre ce verset qui dit : « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, elles se renouvellent à chaque matin. Oh que ta fidélité est grande » (Lamentations de Jérémie 3.22) !!

Auteur : Nathalie F.

Nathalie, 27 ans, est juriste en Belgique.