Chris avait tout. Ou presque.

24 Mai 2013 3 commentaires
Crédits Photo : imagescine.critictoo.com
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À 22 ans, Christopher McCandless a tout ce dont un jeune homme peut rêver. Sociable, athlétique et intelligent, il vient d’être diplômé d’une université américaine prestigieuse. Son avenir semble tout tracé : carrière glorieuse, famille modèle et maison somptueuse avec un gazon bien entretenu.

Mais Chris n’est pas intéressé par la vie enviable que la société lui propose. Il a soif de plus. Il est déjà fatigué par cette existence sécurisée et agréable, mais prévisible et monotone. Il décide alors de partir dans une quête de transcendance radicale. Il verse toute son épargne à une association caritative. Il prépare un petit sac dans lequel il place l’essentiel pour survivre dans la nature : du riz, un pistolet, des munitions, un appareil photo, un guide de plantes comestibles et quelques livres. Puis il prend le volant en direction du désert, première étape d’une odyssée dangereuse…

L’histoire de Chris est racontée dans le film Into the wild, qui a connu un succès fulgurant au cinéma. Les raisons de cette réussite sont multiples, mais elles reposent surtout sur la quête de transcendance de Chris. Quête qu’il partage avec la majorité de l’audience. Tout comme lui, nous avons tous soif de plus.

Malheureusement, nous sommes souvent encouragés à ignorer cette soif. « Garde les pieds sur terre » ; « Trouve-toi un bon job, et après on parlera » ; « Le plus important, c’est de vivre décemment » ; et c’est en partie vrai. Mais la question demeure : Est-ce suffisant ? Cela rend-t-il vraiment heureux ?

La société essaie de nous convaincre que c’est le cas. Et nous essayons nous-mêmes de nous en persuader. Mais même si nos besoins ordinaires et physiques sont satisfaits, d’autres besoins dans notre être intérieur cette fois, se font sentir. Nous éprouvons un désir que ce monde ne peut assouvir. Se pourrait-il que ce désir ne soit pas juste une projection de notre esprit, mais qu’il existe une réalité spirituelle qui puisse l’assouvir ? Le philosophe anglais C. S. Lewis pense que oui :

« Les créatures ne sont pas nées avec des désirs à moins que la satisfaction de ces désirs existe. Un bébé ressent la faim : eh bien, la nourriture existe. Un caneton désire nager : eh bien, l’eau est là. Les hommes éprouvent le désir sexuel : eh bien, le sexe est là. Et si je découvre en moi un désir qu’aucune expérience au monde ne peut satisfaire, l’explication plausible ne serait-elle pas que je suis fait pour un autre monde ? Si aucun de mes plaisirs terrestres ne satisfait ce désir, […] c’est probablement que les plaisirs terrestres n’ont jamais été conçus pour satisfaire ce désir, mais seulement pour l’éveiller, et suggérer la chose réelle.1 »

Admettons que Lewis ait raison. Quelle est cette « chose réelle » dont il parle ? Devant le constat qu’aucune expérience au monde ne peut satisfaire notre désir profond, vers où nous tourner pour développer une vie spirituelle ? Les options sont nombreuses. Il existe une myriade de religions et de spiritualités qui réclament toutes la même chose : notre cœur et notre allégeance. Un coup d’œil aux meilleures ventes de la Fnac dans la catégorie « Religions et Spiritualités » est révélateur. On y trouve des titres aussi variés qu’une biographie du nouveau pape, les entretiens de Confucius, ou encore le Bouddhisme pour les nuls.

Mais clairement, toutes les options ne se valent pas. Pour revenir à Chris du film Into the Wild, sa quête de transcendance s’est mal terminée. Deux ans après le début de son aventure, il est retrouvé mort dans un bus abandonné au milieu d’une réserve isolée en Alaska …

Beaucoup reconnaissent un vide dans leur cœur – tout comme Chris – mais ne savent pas où chercher pour le combler. Certains cherchent en eux-mêmes, à travers toutes sortes d’exercices spirituels. D’autres cherchent dans des philosophies sensées procurer sérénité et direction. Les manuels et les maîtres spirituels se suivent, mais laissent derrière eux une foule de pèlerins désabusés. La réponse ne se trouve ni en soi, ni dans une philosophie, ni dans la nature, mais dans le Dieu qui nous a créés. Blaise Pascal résume cette idée ainsi :

« Il y eut autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace vide qu’il essaie de remplir inutilement avec tout ce qui l’environne, recherchant dans les choses absentes le secours qu’il n’obtient pas dans les présentes. Or, toutes sont inadéquates, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire Dieu même.2 »

Pascal n’a rien inventé. Il n’a fait que reprendre l’enseignement d’un livre millénaire : la Bible. Le Dieu qu’il présente n’est pas une puissance abstraite. Il s’agit d’un Dieu proche, qui nous a créés pour avoir une relation personnelle avec lui. Un Dieu qui nous tend la main, même quand nous le rejetons. Un Dieu prêt à nous pardonner et à nous proposer un nouveau départ, malgré toutes nos erreurs, nos regrets, nos manquements. Un Dieu qui est devenu homme en la personne de Jésus-Christ, prêt à prendre sur lui en mourant sur la croix toute la saleté et la noirceur de notre cœur égoïste…

La Bonne Nouvelle de la Bible, c’est que Jésus est revenu à la vie. La mort n’a pas pu le retenir. Aujourd’hui, il nous invite tous à reconnaître qu’il est le seul capable de vraiment satisfaire notre désir le plus profond. Lui seul peut pardonner toutes nos fautes passées, nous offrir une nouvelle vie aujourd’hui, et nous donner une espérance pour l’éternité.

L’appel du Christ n’est pas une vie dans les nuages, déconnectée de la réalité. La nouvelle vie qu’il propose, c’est une vie avec les pieds bien sur terre, mais avec le cœur dans le ciel. Si vous êtes à la recherche d’un amour qui transforme et d’une perspective éternelle qui éclaire le quotidien, venez à lui. Il a les bras grands ouverts…

Si tu penses que cet article peut toucher l’un de tes amis qui ne connaît pas encore Jésus, n’hésite pas à lui partager.


1 Les Fondements du Christianisme, p.143, LLB

2 Blaise Pascal, Pensées, Éditions L. Brunschvicg, n°425, Paris, Hachette

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Auteur : Sam P-L

24 ans, Rébellutionnaire, marié à Fidji, étudiant en école d'ingénieur informatique à Lyon, et co-auteur du livre Fidji et Sam, étudiants.

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