Du caractère sacré de la vie : Le personnel médical dans tout ça.

Crédits photos: ville-pierre-benite.fr
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Dans cette série, tu peux retrouver les grands principes sur la bioéthique, des articles sur l’avortement (iciici et ), un article sur la contraception, une introduction à la manipulation génétique, un article sur la procréation médicalement assistée, un sur le don de gamètes, un sur le diagnostique prénatal, un sur les mères porteuses et un sur la thérapie génique et les guérisons génétiques. Enfin, dans les problématiques de fin de vie, nous avons déjà parlé du suicide, de l’euthanasie (partie 1 et 2) et de la souffrance.

Je me pose personnellement la question du rôle du personnel médical dans tout cela. Je pense qu’il en est de même pour les étudiant(e)s dans le médical et paramédical. Il y a dans la Bible un exemple très poignant d’un personnel médical confronté au choix entre la loi du pays, et la morale de Dieu. Lisons en Exode 1.15-22, pour voir comment se comporter :

Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, nommées l’une Schiphra, et l’autre Pua. Il leur dit: Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un garçon, faites-le mourir ; si c’est une fille, laissez-la vivre. Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d’Égypte ; elles laissèrent vivre les enfants. Le roi d’Égypte appela les sages-femmes, et leur dit : Pourquoi avez-vous agi ainsi, et avez-vous laissé vivre les enfants ? Les sages-femmes répondirent à Pharaon : C’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes,  elles sont vigoureuses et elles accouchent avant l’arrivée de la sage-femme. Dieu fit du bien aux sages-femmes ; et le peuple multiplia et devint très nombreux. Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons. Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra, et vous laisserez vivre toutes les filles.

Ces sages-femmes ont écouté une conscience supérieure et ont risqué leur vie pour ne pas en tuer d’autres. Elles sont à l’image des hommes et des femmes qui ont caché des Juifs pour leur épargner les atrocités nazies. Et Dieu a béni leur courage. Il existe en France une clause de conscience qui permet aux médecins de ne pas pratiquer certains gestes qu’ils jugeraient contraires à leurs principes. Voici le témoignage d’un ami médecin :

Exercer la médecine dans un environnement sociétal où dominent la science, la fascination de la  connaissance, la volonté de toute puissance n’est pas toujours facile pour un médecin qui veut rester fidèle à la Parole de Dieu. Quand surgissent des questions de vie ou de mort, de maîtrise de la conception pour l’empêcher ou la favoriser, se référer à un texte vieux de plus de 2000 ans peut apparaître un paradoxe. Et pourtant, l’histoire humaine est parsemée d’impasses techniques ou scientifiques par leur nature ou l’utilisation qu’en ont fait les hommes. L’histoire de la pensée est remplie de tentatives inachevées de  déterminer le bien, le mal, l’utile, l’inutile avec parfois des conséquences catastrophiques. Et pourtant, dès le début de la Bible, il est écrit que si l’homme veut de lui-même déterminer le bien et le mal, il ne peut que mourir. Que seul l’inaccessible altérité de Dieu peut le sauver de la destruction. L’homme n’a pas écouté et s’est fourvoyé dans son orgueil dès le commencement. À voir le monde d’aujourd’hui on se dit que rien n’a changé.

Et pourtant Dieu nous a confié sa création et, à travers elle, la science pour mieux le connaître et le glorifier. La médecine y participe, mais à condition de ne pas s’en enorgueillir. De se rappeler que toute connaissance vient de Dieu, que « si tout est possible, tout n’est pas utile ». Que Dieu est celui qui « fait vivre et qui fait mourir ». Que chaque soignant ne peut être au mieux qu’un ouvrier qui restaure en partie la  création abîmée par le péché. Qu’au final, la mort physique gagnera toujours…

À moins de s’abandonner tant pour sa vie personnelle que son métier de médecin à celui qui  a dit « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui met sa foi en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et met sa foi en moi ne mourra jamais. » Ainsi le médecin chrétien peut vivre son métier dans sa foi, au service de son Créateur et de son Sauveur.

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Auteur : Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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