Interview de Meak, artiste Hip Hop francophone

La Rubrique Louange repart avec l’interview de Meak, jeune artiste Hip Hop sur la scène francophone. Du Hip Hop chrétien de bonne qualité, et en français en plus ??? Et oui, ça existe ! ;-)

Peux-tu te présenter en quelques lignes ? (notamment comment tu t’es converti)

Je m’appelle Matthieu, j’ai 25 ans. Je vis en région parisienne, mais c’est à l’île de la Réunion que j’ai grandi. C’est d’ailleurs là que j’ai découvert l’Évangile. Mes parents m’emmenaient à l’Église chaque semaine et j’assistais à l’école du dimanche avec mes sœurs. Je me souviens que c’est à l’âge de 7 ans que j’ai compris cette bonne nouvelle du cadeau gratuit et éternel de Jésus-Christ. J’ai alors choisi de vivre pour lui et de le servir.

Du coup, tu fais autre chose dans la vie à part le Hip Hop et le slam ?

Oui ! Je travaille dans la vente pour un site de e-commerce.

Comment arrives-tu à concilier les activités de l’Église, ta carrière et le travail séculier ?

Je dois avouer que ce n’est pas toujours évident de gérer toutes ces activités en même temps. En fait, j’essaye de voir mon activité musicale comme un « hobby » et non pas comme une priorité. Ça m’aide à bien faire la part des choses et à rester lucide sur ce qui est important et ce qui peut attendre. Et puis mes semaines ne sont pas toutes chargées, heureusement ! Ça marche souvent par période en fait…

Comment t’es-tu décidé à lancer ta carrière, à utiliser le don que Dieu t’a donné ?

Ça s’est fait par étape. À la base, j’aimais créer des instrus Hip Hop, c’est tout. Ce n’est qu’à l’âge de 15 ans que j’ai commencé à écrire mes premières rimes pour ensuite les enregistrer sur mes créations instrumentales. À l’époque, mes textes n’étaient pas toujours très profonds ! J’étais assez partagé entre me conformer aux rappeurs « qui marchent » et écrire le message de paix que je veux réellement partager. Le Seigneur m’a convaincu avec le temps qu’il n’y a vraiment aucun complexe à avoir lorsqu’il s’agit de délivrer clairement une bonne nouvelle. Au contraire, ça me permet de me démarquer tout en continuant à faire ce que j’aime, la musique.

Quel est le piège quand on est connu comme toi dans le monde chrétien ? Comment y fais-tu face ?

L’orgueil est le premier piège qui me vient à l’esprit. On a beau dire que les chrétiens aspirent à l’humilité, la transparence et la générosité, … l’orgueil reste bel et bien présent dans notre ADN de pécheur. Et le monde chrétien n’y échappe pas. En tant qu’artiste, on a tendance à vite se laisser séduire par tout ce que la gloire et le succès peuvent apporter. Pour y faire face, je pense qu’il est sage de constamment se souvenir du « pourquoi je fais tout ça ». Personnellement, c’est la lecture de la Parole et surtout le fait d’être bien entouré qui m’aident à rester lucide et à ne pas prendre la grosse tête. Mais c’est un combat quotidien et j’ai constamment besoin de prières.

Comment trouves-tu ton inspiration ? Tu poses d’abord les paroles et ensuite tu trouves le fond musical adéquat ? Ou le contraire ?

Ça dépend. Ça peut varier d’un morceau à un autre. Parfois le fond musical m’inspire un texte et d’autre fois ce sera l’inverse.

On te sent très proche des jeunes dans tes paroles… Est-ce le public le plus visé ?

J’aime savoir que l’auditeur peut s’identifier à ce que je raconte, donc les « jeunes » vont forcément accrocher plus facilement à mes chansons. Après, il n’y a pas vraiment de public visé. De manière ultime je dirais que ce que je partage dans mes textes peut être compris et écouté de tous. Toutes les générations, des enfants aux plus âgés.

Pour finir, quel message aimerais-tu faire passer aux lecteurs de la Rébellution ?

Continuons à combattre le bon combat :) Et merci à la Rébellution de nous édifier et de nous encourager dans ce sens !

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Auteur : Clément Dv

25 ans, Rébellutionnaire, ingénieur dans l'environnement, meneur de louange à l'Eglise de Saint-Maur (AECM)

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