Du caractère sacré de la vie : Manipulation génétique – Thérapie génique et guérisons génétiques

Crédits photos: img.src.ca
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Dans cette série, tu peux retrouver les grands principes sur la bioéthique, des articles sur l’avortement (iciici et ), un article sur la contraception, une introduction à la manipulation génétique, un article sur la procréaction médicalement assistée, un sur le don de gamètes, un sur le diagnostique prénatal et un sur les mères porteuses.

La thérapie génique (mot scientifique qui désigne la technique à l’origine des « guérisons génétiques ») consiste à « réparer » un gène défaillant par un gène compétent, pour que la cellule dans laquelle se trouvait le gène fonctionne normalement. La thérapie génique a été connue quand elle a permis de guérir pour la première fois des enfants-bulles. Ces bébés naissent avec des défenses immunitaires fortement affaiblies, voire inexistantes. Le nom d’« enfant-bulle » vient du fait que ces enfants doivent vivre dans un milieu stérile et isolé au maximum de l’environnement afin d’éviter les infections. Cette immunodéficience vient des cellules souches de la moelle osseuse qui sont défaillantes. Avec la thérapie génique on peut « réparer » les cellules de la moelle osseuse des enfants et les réinjecter ! Magique…

De telles interventions n’ont rien d’immoral du moment qu’elles ne touchent que des cellules somatiques1 : en gros, on prend des cellules du corps d’un être humain, on les guérit, et on les réinjecte. Mais c’est différent des manipulations génétiques sur des cellules dites germinales2. Je m’explique… Changer le fonctionnement d’une cellule somatique chez un individu déjà formé revient grosso modo à changer le fonctionnement d’un rein ou d’un cœur. Mais changer le fonctionnement d’un spermatozoïde, c’est changer tout le code génétique d’un futur individu (voir notes de bas de page pour mieux comprendre). Un problème moral survient lorsque l’homme s’attaque au patrimoine génétique contenu dans les gamètes parce qu’on touche alors à la structure même de l’homme.

Entre le code génétique du chimpanzé et celui de l’homme, il n’y a que 2% de variation. Si l’homme se met à modifier son patrimoine génétique, que va-t-il engendrer ? Des êtres mi-hommes mi-animaux ? Mi-hommes mi-anges ou démons ? Genèse 1 nous apprend que Dieu a créé des êtres « selon les espèces » avec des barrières précises que l’homme est en train de franchir. Modifier l’identité structurelle de la biologie humaine, c’est jouer à l’apprenti sorcier et léguer aux générations futures des modifications qui pourraient se révéler être des bombes à retardement. Dans Genèse 6.1-7 nous voyons une modification profonde des caractéristiques des humains, et les conséquences massives qui ont suivi. Regarde ce passage :

Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier à la surface du sol, et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ce fut parmi elles qu’ils choisirent leurs femmes. Alors L’Éternel dit : ‘Mon Esprit ne restera pas toujours dans l’homme, car celui-ci n’est que chair, et ses jours seront de 120 ans.’ C’était l’époque où il y avait des géants sur la terre, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants : ce sont là les héros des temps anciens. L’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre; et que chaque jour son cœur ne concevait que des pensées mauvaises. L’Éternel regretta d’avoir fait l’homme sur la terre, et son cœur fut affligé. L’Éternel dit : ‘J’effacerai de la surface du sol l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel; car je regrette de les avoir faits.’

Dans ce passage, des êtres appelés « fils de Dieu » se marient à des femmes. Le texte ne dit pas ce qu’ils sont, mais l’expression « fils de Dieu » (au pluriel) ne se trouve que 4 fois dans la Bible… et chaque fois il s’applique à des anges. Si on fait le lien avec 2 Pierre et Jude, on comprend assez vite qu’il s’agit ici de démons voulant corrompre la race humaine. Des démons engendrent chez des femmes une descendance hybride effrayante : les géants de l’antiquité… Et que fait Dieu ? Devant la perversion humaine et morale, il envoie le déluge. Corrompre le genre humain n’est peut-être pas une très bonne idée après tout… La dernière fois que cela s’est produit, Dieu a envoyé le déluge…

NOTES

1 Les cellules somatiques sont toutes les cellules qui ne seront jamais à l’origine de gamètes (spermatozoïdes et ovules) contrairement aux cellules germinales. Les cellules somatiques représentent l’immense majorité des cellules constituant un individu. Ces cellules n’étant pas des cellules germinales (à l’origine des gamètes), elles ne transmettront pas à leur descendance les mutations qu’elles ont pu subir.

2 L’ensemble des cellules germinales sont les cellules qui sont susceptibles de former les gamètes : spermatozoïdes et ovocytes. Ces cellules, contrairement aux cellules somatiques, transmettent à leur descendance (au cours de la reproduction sexuée) les mutations génétiques qu’elles auraient subies. En effet, ces cellules germinales sont la « base » de tout être vivant, elles sont le point de départ de tout embryon et leur division donnera lieu à toutes les cellules futures, ce qui aura une influence sur le génotype et phénotype des descendants.

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Auteur : Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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