Vishal, journaliste indien et chrétien.

Crédits photos: nationalgeographic.com

Pendant mon séjour en Inde, j’ai rencontré Vishal (homonyme d’un autre chrétien remarquable que nous avions interviewé pour le blog). C’est un homme pieux et un Rébellutionaire ! J’espère qu’il t’inspirera.

Bonjour Vishal, tu as 38 ans. Tu es chrétien dans un pays – l’Inde – où la religion principale est l’hindouisme. Quel est ton arrière-plan familial ?

Je viens d’une famille de culture hindoue, mais mon père est plutôt athée. Pour lui, l’hindouisme est une question d’identité. Il se dit être un fier hindou, mais en réalité, il est athée. J’ai grandi à New Delhi.

Alors comment es-tu devenu chrétien ?

J’ai étudié le français et je suis devenu professeur de langue dans un village au nord de Delhi. L’une de mes étudiantes, non chrétienne, m’a un jour donné un Nouveau Testament en me disant que « ça pourrait te porter chance »… Je l’ai gardé. Un jour, je me suis réveillé en sursaut à trois heures du matin. Il y avait du bruit autour de ma maison. J’ai commencé à avoir très peur. J’ai appelé la police qui m’a dit de bien rester enfermé chez moi, et de ne pas bouger. Insomniaque, je me suis mis à lire mon Nouveau Testament à partir de Matthieu… et je me suis converti. J’ai vite trouvé une Église et j’ai commencé à grandir spirituellement. Depuis, je me suis marié à une femme chrétienne (ndlr : Téhémina, sa femme, travaille comme avocate pour une ONG qui défend la liberté religieuse en Inde), nous avons une petite fille de six ans. Ma mère s’est convertie, mais pas mon père.

Tu es aujourd’hui un journaliste très prolifique, et tu utilises tes articles pour faire tomber les préjugés par rapport à la foi chrétienne. Comment cela est-il arrivé ?

Après ma conversion, je me suis engagé dans un ministère à plein temps avec Agapé Campus à Delhi pendant huit ans. Au contact des étudiants indiens, je découvre que beaucoup d’Indiens pensent que la foi chrétienne est une importation occidentale. C’est un obstacle important à l’avancement de l’Évangile. Je décide donc de quitter Agapé, pour me lancer dans le journalisme. Mon but était de couvrir l’actualité dans les pays de l’Asie du Sud-Est sous l’angle de la liberté religieuse, afin de montrer aux étudiants que la foi chrétienne n’est pas occidentale.

Mais tu n’avais pas de formation en journalisme, ça n’a pas dû être facile ?

Quand j’ai décidé de me lancer dans l’écriture, je me suis mis à lire des dizaines de journaux chaque jour. Pendant un an, j’ai lu encore et encore pour m’imprégner du style journalistique. Un jour, je lisais le journal et je suis tombé sur un article concernant mère Thérésa. L’article était très négatif par rapport à la foi chrétienne. J’ai appelé le journal parce que j’étais consterné ! L’éditeur m’a écouté puis il m’a lancé le défi d’écrire un article pour contrecarrer l’article dont je me plaignais. J’ai accepté et j’ai été publié ! À partir de ce jour-là j’ai écrit de plus en plus et pour des journaux connus en Inde. Puis je me suis fait contacter par le Guardian, puis par le Washington Post. Ils me demandaient de couvrir les questions de liberté religieuse en Asie. Mon travail, c’est aussi mon ministère. J’essaie de changer la perception que les jeunes Indiens ont du christianisme. Je tente de leur donner une structure de plausibilité qui rend la foi chrétienne plus crédible dans mon pays.

Merci Vishal ! God bless you

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Auteur : Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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