Du caractère sacré de la vie : Manipulation génétique – don de gamètes

Crédits photo: e-mages.eu

Dans cette série, tu peux retrouver les grands principes sur la bioéthique, des articles sur l’avortement (iciici et ), un article sur la contraception, une introduction à la manipulation génétique et un article sur la procréaction médicalement assistée.

« Les garçons ne naissent pas forcément dans les choux. Les filles ne naissent pas forcément dans les roses. » « Ne soyez pas stupides, donnez vos spermatozoïdes. » «Et si vous offriez l’espoir d’être parents ? » Peut-être que ces slogans te disent quelque chose. Ce sont les campagnes de pub pour encourager les don de spermatozoïdes et d’ovules afin d’alimenter les banques de gamètes pour ceux qui ne peuvent pas avoir d’enfants. Présenté comme cela, l’acte peut paraître généreux (comme le don de sang !). Un chrétien peut-il donc contribuer à ce genre de banque ? It’s a tricky question! Je ne pense pas et voici pourquoi:

1- Dans toutes les généalogies de la Bible, nous trouvons l’expression « fils de… ». En France, le don est anonyme1, c’est-à-dire que le donneur ne connaît pas la destination du sperme et le couple receveur n’en connaît pas l’origine. Il est possible de donner anonymement à une clinique… mais cet anonymat n’existe pas au yeux de Dieu. Un homme ou une femme devient mère ou père, et doit porter la responsabilité de l’enfant. La notion de » fils de » est essentielle pour nous rappeler que nous recevons la vie de nos parents qui eux mêmes l’ont reçue, pour remonter jusqu’au premier couple créé à l’image de Dieu. Pour nous rappeler que la vie depuis toujours est et n’est que don de Dieu.

2- Dieu a créé le couple avec des liens affectifs et physiques qui engendrent de vies nouvelles – pas seulement par leurs gènes, mais également par leur histoire, leur présence, et leur accompagnement.  Le don de gamètes, c’est la négation de cette responsabilité. L’existence humaine est relationnelle. On se lie à son conjoint, à ses parents, à sa famille, à son histoire… et nos enfants seront un cocktail des deux personnes du couple – lié à ses familles étendues. Créer des êtres humains sans ces relations peut s’apparenter à un meurtre social. Un ami médecin chrétien parle même « d’adultère biologique » en cas de don de gamètes, car un tiers s’inscrit dans la relation conjugale.

 3- On ne peut pas savoir ce qui sera fait de ses gamètes. En effet, à ce jour en France, le don aussi bien que la demande sont gardés secrets. Or, nous l’avons vu précédemment, le processus de fécondation in vitro est souvent meurtrier (voir article FIV). Personnellement, je ne voudrais pas donner mes ovules pour qu’ils soient ensuite utilisés pour créer 10 « mini-moi » qui seront abandonnés dans un boîte de Pétri. Quand on donne son sperme ou ses ovules, on n’a aucun contrôle sur les parents qui vont ensuite éduquer l’enfant portant nos gènes. Dans ce schéma, un chrétien a de fortes chances d’envoyer sa propre descendance dans une famille où elle sera loin de l’influence du Christ…

4- Ce système lèse le droit de l’enfant à naître d’un père et d’une mère connus de lui et liés entre eux par le mariage.

Alors voilà ! Instinctivement on aurait pu penser que « donner, c’est altruiste et chrétien »… Mais sur ce coup-là, je te déconseille de donner. Obéis à Matthieu 5, donne à celui qui te demande… .mais pas tes gamètes!

NOTES

1Selon la loi de bioéthique de 1994 qui régit le don de sperme

Avatar
Auteur : Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

Voir tous ses articles →