Susan Boyle : un trésor dans un vase d’argile (Partie 2/2)

Crédits Photo : http://i3.mirror.co.uk
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Article de Isaline aka Hillnut. Voici un lien vers son excellent blog : Génération Hillsong Nutella. Tu peux lire la première partie ici.

« Ce trésor, nous le portons dans les vases faits d’argile que nous sommes, pour que ce soit la puissance extraordinaire de Dieu qui se manifeste, et non notre propre capacité. » 2 Corinthiens 4.7

Il est intéressant, ce « pour que ». Pourquoi Dieu permet-il qu’une apparence aussi insignifiante dissimule de tels trésors ? Dieu n’est pas intéressé par les paillettes et la gloire éphémère. Ce n’est pas ce qu’il veut pour nous, que nous nous enorgueillissions. Si on portait toutes nos qualités, tous nos trésors écrits sur notre front, il n’y aurait plus de surprise, plus de « parcours initiatique » – l’industrie des blockbusters en crèverait, soit dit en passant, et ça, c’est peut-être pas si mal… Enfin, je m’égare.

Dans le verset cité, le trésor dont parle Paul n’est pas exactement celui que j’entendais jusqu’ici. Il fait référence à Jésus-Christ dans nos cœurs. La plus ahurissante des merveilles qu’un être humain puisse dissimuler sous une apparence quelconque, c’est bien Dieu qui vient habiter en lui par grâce, qui fait de lui son temple.

Je ne sais pas si Susan Boyle est chrétienne, il semblerait que oui, mais bon, c’est du domaine des supputations people et ce n’est pas très important ; le Seigneur connaît les siens. Ce qui est plus important, c’est que chacun de vous soit convaincu qu’il porte un trésor infiniment plus précieux que tous les wanna-be Incroyables Talents qui font la queue pour passer à la télé. Quand on a ce trésor en soi, on comprend que la reconnaissance des autres, c’est pas le plus important. Le plus miraculeux, c’est Dieu qui choisit de s’intéresser à moi, à toi, de faire quelque chose de nos petites personnes insignifiantes. Parfois, pour faire ça, il nous confie un talent comme celui de Susan, et un jour, pouf ! des milliers, des millions de personnes vont l’admirer, être touchées. Parfois, il nous confie des talents qui se remarquent tout de suite et nous valent une certaine dose de reconnaissance parmi nos connaissances. Parfois même, on est beau (tellement injuste, ça !). Mais le plus souvent, faut bien le dire, les talents qu’il nous confie sont bien discrets ; nous-mêmes, on a du mal à les discerner, alors de là à en tirer une certaine popularité…

Nos talents sont là pour faire avancer le Royaume des cieux, que ce soit à grands coups d’éclat ou à petits pas de souris. C’est une fausse raison d’inquiétude que de se demander si on sera un jour reconnu à « notre juste valeur » (avec des bons gros guillemets, mais si je développe on se perd). Deux choses comptent : que Christ soit visible en nous, et que nous puissions à la fin  « entrer dans la joie de notre Maître », quand il nous dira : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle » (Matthieu 25.21).

Ça vaut bien « the biggest Yes I have ever given », je dirais !

Auteur : Isaline