Du caractère sacré de la vie : Contraception

contraception
Crédits photo: topsante.com

Dans cette série, tu peux retrouver les grands principes sur la bioéthique (ici), la première partie d’un article sur l’avortement ici , la deuxième partie ici, et un article sur les cas particuliers ici.

Nous avons vu précédemment que l’homme peut stopper une vie en formation par le moyen de l’avortement, mais peut-il prévenir l’engendrement d’une vie ? En d’autres termes, peut-il intervenir pour empêcher la fécondation ? Cela reviendrait-il à vouloir se prendre pour Dieu (comme le pensent certains catholiques ultra-conservateurs) ?

 

La contraception chez Adam et Eve

Retournons à Genèse 1.28 : « Dieu les bénit et leur dit : soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la ». Les deux derniers verbes remplir (malea en hébreux = regorger, être pleine d’êtres humains) et soumettre (kavash en hébreux = dominer, vaincre, forcer, mettre sous ses pieds) vont de pair. D’un côté, il faut remplir la terre et de l’autre, l’assujettir. D’un côté, un processus naturel fait qu’un couple peut avoir un enfant tous les 10 mois, d’un autre la nature est assujettie à l’Homme (ce qui fait qu’il peut déterminer et contrôler la fréquence que la nature impose à sa reproduction).

On remarque d’ailleurs qu’une femme n’est fécondable que deux jours dans son cycle. Un fait pas si anodin que cela, car il laisse la place au choix. C’est un privilège de la race humaine (contrairement à certaines espèces animales comme les lapins, dont les femelles tombent enceinte à chaque rapport).

De plus, le but de la sexualité dans la Bible n’est pas que la procréation (cf. le Cantique des Cantiques).

Il me semble donc légitime de ne pas avoir 69 enfants, comme Mme Scheinberg1.

 

Définition de la contraception

Partons donc du principe que l’homme peut encadrer le processus naturel de la conception. Attention cependant à la définition du mot « contraception » dans la langue française… Voici la définition du Larousse :

Contraception (n.f.): Méthode visant à éviter, de façon réversible et temporaire, la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde ou, s’il y a fécondation, la nidation de l’œuf fécondé.

Si tu es observateur(trice), tu auras remarqué que cette définition française de la contraception ne correspond pas à ce qu’un chrétien entend par contraception. Son rédacteur ne considère pas qu’il y a vie dès la conception (mais dès la nidation, c’est-à-dire le moment où l’embryon s’accroche à l’utérus). Selon la loi française, un fœtus existe lorsqu’il est créé et nidé. Selon les données bibliques, il n’est pas possible de faire cette distinction !! Il y a vie dès la fécondation (et donc avant la nidation). En pratique, cela veut dire que ton médecin ou gynécologue peut te présenter une méthode comme contraceptive alors que cette dernière est en réalité abortive, d’où l’intérêt d’être bien informé. Alors quelles méthodes utiliser ? Cela dépend de leur mode d’action.

 

Quelle méthode utiliser ?

Toute méthode qui empêche la rencontre des deux gamètes est acceptable, parmi lesquelles on trouve :

  • les méthodes naturelles (franchement pas fiables) comme l’abstinence temporaire ou méthode Ogino avec détection de l’ovulation ; la méthode des courbes de température ; la méthode d’inspection de la glaire cervicale ; la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée ou la méthode dite du retrait. Ces méthodes ne requièrent par la prise de « médicaments », mais sont très aléatoires (la méthode Ogino est si peu efficace qu’on appelle « bébés Oginos » tous les bébés – et ils sont nombreux ! – à être nés alors que leur parent utilisaient cette méthode contraceptive) : jusqu’à 20 % d’échecs !
  • les méthodes non naturelles (ayant une fiabilité proche de 100% si les conseils d’utilisation sont scrupuleusement suivis) comme le préservatif, les produits spermicides, les oestro-progestatifs (la pilule classique) et la stérilisation chirurgicale – plus lourde (ligature définitive des trompes pour la femme, vasectomie pour l’homme).

En revanche, il existe des méthodes qui sont souvent présentées comme des méthodes contraceptives, mais qui sont en fait des méthodes abortives. Elles cherchent soit à détruire le fœtus, soit à empêcher que le fœtus s’implante dans l’utérus garantissant alors sa mort. Ces méthodes sont :

  • le stérilet. Son mécanisme d’action est double. D’un côté, c’est un dispositif intra-utérin qui empêche l’oeuf fécondé de s’implanter dans l’utérus (action abortive). De l’autre, il produit une action précoce sur les spermatozoïdes et sur l’ovule et rend ainsi la fécondation impossible (action qui serait tolérable sans la première).
  • les micro-pilules aux progestatifs purs et les implants contraceptifs. D’une part il y a inhibition de l’ovulation, mais d’autre part, il y a modification de l’endomètre et donc impossibilité pour le foetus de s’implanter (auquel cas la méthode est abortive). Cette pilule a donc un mécanisme d’action en partie abortive, comme le stérilet !
  • la pilule du lendemain ! Elle est souvent prise à la légère (35% des étudiantes y ont déjà eu recours2), mais son mécanisme d’action s’apparente bien à un avortement (même si ce dernier a lieu dans les premières heures de la vie).
 

N’oublions pas…

Je voudrais finir cet article en soulignant que la responsabilité du choix de la contraception appartient aux deux personnes du couple (et pas qu’à la femme). Bien que cette dernière soit la première concernée et la seule à pouvoir estimer les effets secondaires sur son corps de la plupart des méthodes choisies, son époux doit participer à la prise de décision. Remarquez les pluriels en Genèse 1.27-28. Il n’est pas écrit : « Dieu les bénit et dit à la femme : soit féconde, remplis la terre et assujettis la nature — quant à l’homme, don’t worry, be happy, en laissant ta femme s’occuper de tout ». C’est peut-être pour éviter la déresponsabilisation et l’indifférence des hommes que la Bible met en avant une responsabilité paternelle forte dans l’éducation. Les enfants ne concernent pas exclusivement les femmes, messieurs !

NOTES

Il va sans dire que pour le couple non marié, la méthode de contraception exclusive, c’est l’abstinence !!!

 

1 femme autrichienne ayant eu le plus d’enfants au monde!

2 http://lmde.com/fileadmin/pdf/securite_sociale/11587_enquete_ENSE_3.pdf

Pour ceux qui veulent aller plus loin et mieux comprendre:

La contraception oestro-progestative et progestative simple fonctionnent toutes les deux sur un triple mécanisme :
– épaississement de la glaire cervicale qui empêche le passage des spermatozoïdes = mécanisme pas abortif
– inhibition de l’épaississement de l’endomètre (atrophie endométriale), empêchant la nidation = mécanisme abortif
– blocage de l’ovulation = mécanisme pas abortif

Cependant dans la pilule oestro-progrestative l’effet repose presque exclusivement sur le mécanisme de blocage de l’ovulation (qui fonctionne dans 99% des cas) et non sur l’atrophie endométriale (autant dire jamais). Pour le progestatif simple en revanche le blocage de l’ovulation n’intervient qu’ autour de 33% des fois, ce qui veut dire que le mécanisme abortif (l’atrophie endométriale) est souvent « utilisé ». Pour simplifier, voilà pourquoi je légitime une pilule et pas l’autre même si je conviens que c’est une zone grise pour les chrétiens :)

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Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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34 Commentaires

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  • Fidji, tu gères (comme toujours ;) ) ! Un sujet sur lequel je voulais me pencher depuis longtemps, sans trop savoir comment.. Merci pour cet éclaircissement :)

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  • Excellent !!!

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  • désolée de te contredire, mais la méthode d’auto observation, qui n’est pas la méthode ogino, mais la méthode avec observation des glaires couplée avec les températures… est fiable à condition de savoir l’utiliser. ce qui signifie qu’en période « à risque », il faut utiliser un contraceptif local type préservatif.
    Je ne suis pas contre les méthodes de contraception, je ne voulais juste pas que mon corps reçoive de la « chimie pillulienne » pendant 20 ans. J’utilise cette méthode depuis 6 ans, et le bébé qu’on a eu entre temps était prévu ! A bon entendeur…

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    • je te suis aussi, méthode qui se transmet de génération en génération car la pilule n’est pas aussi sans conséquence qu’on nous le fait croire cf les dernières rapports publié ces dernières semaines. Et de plus elle supprime notre système hormonal à un taux linéaire alors que Dieu a crée les femmes autrement pleine de fluctuation ^^ !

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      • Merci Mme Frechet et Anne pour vos réactions.

        Je ne dis pas qu’il ne faut jamais utiliser les méthodes naturelles. Si elles fonctionnent pour vous, et si vous êtes prêtes à accueillir un enfant même s’il n’est pas « prévu », alors tant mieux pour vous (et pour le bébé !).

        Cependant, comme le dit Jonathan D. dans son commentaire ci-dessous, les méthodes naturelles sont 4 à 30 fois moins efficaces que la pilule-d’autant moins efficaces que les femmes sont jeunes, fertiles et non informées. Certaines femmes n’ont pas des cycles très réguliers et pour ces femmes, il est difficile de savoir quand a lieu l’ovulation- même avec auto-observation (un stress, un voyage, une prise ou perte de poids peut modifier leur cycle).

        Cela dit, je ne dis pas non plus que la pilule est la solution miracle. En revanche, je pense quand même que c’est un « moindre mal » dans le sens où c’est une méthode de contraception très fiable et de mieux en mieux maitrisée quoi qu’on puisse lire d’alarmant dans les journaux en ce moment.Je reconnais que ces dernières (comme tout médicament !) peuvent avoir des effets secondaires indésirables (même s’ils sont rares). En conséquence, en tant que futur médecin, je préfère dire aux jeunes couples que s’ils ne souhaitent pas avoir un enfant tout de suite, ils peuvent avoir recours (ou au moins essayer) à certaines pilules pour plus de fiabilité que les méthodes naturelles.

        D’ailleurs, pour la petite anecdote, je n’utilise pas moi-même la pilule car elle avait trop d’effets secondaires sur moi. Nous utilisons donc une méthode de contraception locale (préservatifs)(même si je suis en médecine, je ne fais pas du tout confiance à mon auto-observation ^^).

        Bien à vous =)

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        • merci pour ta réponse !
          Je suis aussi dans le domaine paramédicale et je pense que ce choix est bien sur personnelle et qu’il doit être sans jugement de valeur, et je trouve tes articles trés pertinents.
          Par contre j’aurais bien aimé connaitre ton avis sur la souveraineté de Dieu sur le nombre de vie qu’un couple selon la volonté de Dieu peut accueillir.
          J’ai eu cette discussion avec le responsable d’un groupe de jeunes et il me disait que les chrétiens prie pour que Dieu règne dans des tas de domaines de nos vies( choix du conjoint, étude, travail, région, ministère, etc…) mais pas forcément sur le nombre d’enfants. Si je suis pour les méthodes naturelles c’est aussi pour permettre d’utiliser notre intelligence en calculant les jours, etc… mais aussi en laissant la place à Dieu de créer une vie si c’est son plan. Qu’en penses-tu ?
          Je ne suis pas encore marié, mais j’entends souvent les jeunes couples dire attendre pour accueillir des enfants car cela les contraint à des obligations. Je suis bien sur compréhensible sur ce point, il faut être prêt mais il faut aussi considérer que les enfants sont une immense bénédiction qui vient de Dieu et non une gène…
          Merci pour ton superbe travail
          Que Dieu te bénisse, toi, ton mari et vos futures enfants
          Anne

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          • Merci Anna pour ton commentaire.

            Je suis tout à fait d’accord avec toi pour dire que les enfants sont une bénédiction de Dieu (cf. Psaumes 127). En revanche, Dieu nous demande également d’être sages et de nous assurer de bien pouvoir prendre soin des enfants qu’il nous donne.

            Je connais plusieurs jeunes couples qui ont décidé d’attendre quelques années avant d’avoir des enfants. Pour la plupart d’entre eux, leur choix est motivé par l’amour plutôt que par l’égoïsme. Ils veulent s’assurer d’être capables de pourvoir aux besoins émotionnels, physiques et spirituels de l’enfant. Par exemple, il est tout à fait légitime pour une étudiante qui prépare un concours d’avoir recours à la contraception pour pouvoir passer le concours dans de bonnes conditions (et ainsi préparer ses qualifications qui serviront la famille à l’avenir).

            De toute façon, je suis contre l’avortement. Donc même si j’utilisais la méthode naturelle, et que par accident je tombais enceinte, j’accueillerais l’enfant les bras grands ouverts, peu importe mes circonstances ! Et puis Dieu est souverain également sur la conception, dans la mesure où certains couples décident d’avoir un dernier enfant et Dieu leur donne des triplés ! :)

            Que Dieu te bénisse dans le choix de ton conjoint ainsi que ta future famille ma soeur !
            Fidji

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            • Merci pour ta réponse ^^!

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  • Merci pour l’article, il présente bien le problème complexe de la contraception. J’ai travaillé pour l’industrie pharmaceutique récemment, sur le sujet de la contraception, et je souhaitais apporter quelques précisions.

    La contraception oestro-progestative est progestative simple fonctionnent toutes les 2 sur un triple effet :
    – épaississement de la glaire cervicale qui empêche le passage des spermatozoïdes (ce n’est donc pas abortif, contrairement à ce que dit l’article)
    – inhibition de l’épaississement de l’endomètre, empêchant la nidation (là c’est abortif)
    – blocage de l’ovulation (98 % en estroprogrestatif, beaucoup moins en progestatif simple)

    Si on a tendance à dire que la contraception progestative est abortive c’est parce que son mécanisme de blocage de l’ovulation est beaucoup moins efficace (25 % je crois).
    Ensuite, dire que la contraception estroprogestative n’a pas d’effet abortif est faux, elle en a un égal à la pilule progestative. C’est juste que la qualité du blocage de l’ovulation est plus important, donc moins souvent besoin de l’effet abortif. Mais 98%, ça laisse 2% de chances (en fait moins vu qu’il y a aussi l’effet de la glaire cervicale). Puis en plus un simple oubli de pilule (ou un vomissement, ou une mauvaise interaction médicamenteuse) et le risque d’ovulation explose… et dans ce cas l’effet abortif prend toute sa valeur.

    Enfin, la contraception progestative simple est celle donnée aux femmes qui allaitent et celles qui ont trop d’effets indésirables avec la contraception estroprogestative. Du coup ca pose un joli dilemne pour les femmes dans cette situation.

    Bref, maintenant je vous donne mon avis sur la question. Tout d’abord je ne suis vraiment pas contre la contraception. Mais je crois que prendre la question sous un angle purement technique est une erreur. Car finalement c’est un sujet complexe avec beaucoup de variables qu’on ne maîtrise pas. Puis est-ce que je pèche en prenant une contraception progestative simple (ou soyons fou, un stérilet) et je ne pèche pas en prenant une contraception estroprogestative ? C’est surement réducteur. Puis surtout, mettre l’accent sur l’aspect technique permet d’esquiver le vrai problème…

    Pour moi la vrai question est : pourquoi je/mon couple veux(t) avoir une contraception ? Et je pense que cette question est infiniment plus complexe. Qu’elle nécessite un vrai questionnement des couples (et tant qu’on y est des responsables d’églises) ainsi que de se tourner vers Dieu. Car honnêtement, je crois que quand on a répondu à cette question, savoir quelle méthode contraceptive utiliser n’est plus vraiment un problème.

    En tout cas je tiens à dire que cet article est une bonne idée et qu’il est très pertinent. J’ai conscience que ma vision des choses n’apporte pas des réelles réponses, mais j’espère seulement apporter de l’eau au moulin.

    A+

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    • Bonjour Loïc. Merci pour ton commentaire. :)

      Tu as raison, toute pilule fonctionne avec un triple mécanisme, dont certains ont une action abortive et d’autres non. La différence entre la pilule oestro-progestative et progestative pure est le spectre d’action de ces « trois mécanismes ».

      Une pilule oestro-progestative prise de manière régulière est basée à 99% sur le blocage de l’ovulation. Cela signifie que si l’on prend en plus en compte l’épaississement de la glaire cervicale, il n’y a (presque?) jamais nidation. Alors bien sûr, en théorie, si l’on veut être très rigoureux, on pourrait classer cette pilule comme abortive. Mais c’est tiré par les cheveux, et je pense que c’est se priver d’une avancée moderne. Ceci dit, si certaines personnes se sentent mal à l’aise avec cette technique, elles peuvent tout à fait s’en remettre à une méthode de contraception locale, naturelle, voire à aucune contraception.

      Dans la contraception progestative pure, comme tu l’as dit, le mécanisme de blocage de l’ovulation est beaucoup moins efficace, ce qui signifie qu’il y aura beaucoup de fécondations qui auront lieu, et que l’efficacité de cette pilule repose sur l’empêchement de la nidation (effet abortif). Cette pilule dès sa conception repose sur un principe abortif (ce qui est beaucoup moins le cas pour la contraception oestro-progestative), et voilà pourquoi personnellement je la déconseille.

      J’ai écrit article pour des personnes jeunes et qui ont peu de connaissances médicales (contrairement à toi ^^). Je n’ai donc pas forcément développé les trois mécanismes (avec toutes les statistiques les concernant), mais plutôt mes conclusions personnelles. Suite à vos commentaires (toi et Jonathan), je vais rajouter une note de bas de page pour ceux qui veulent aller plus loin.

      Finalement,tu dis que les femmes peuvent être confrontées à un joli dilemme quand elles allaitent ou quand elles ont trop d’effets indésirables avec la contraception oestro-progestative. Je suis contente que tu poses cette question car c’est un problème que j’ai eu personnellement avec mon mari. Quand nous nous sommes mariés, j’ai commencé à utiliser une pilule oestro-progestative, mais je ne la supportais pas. Quand j’ai voulu changer de pilule, j’ai réalisé que l’alternative était la pilule progestative pure (que je considère comme abortive comme je l’explique dans ce commentaire et dans mon article), et nous avons donc simplement décidé d’utiliser le préservatif. Donc je ne vois pas en quoi c’est un dilemme! ^^

      Bien fraternellement,

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  • Merci Fidji pour cet article! Encore une fois il est important de rappeler à quel point il est nécessaire de cultiver sa connaissance générale pour répondre à quiconque nous demande raison de l’espérance qui est en nous (oui oui on peut tout à fait dériver sur la contraception ensuite^^).
    Pour les férus de l’apologétique et les adeptes de la méticulosité je noterais trois choses pour parachever l’étude:
    -Pour les progestatifs (oraux ou implantables), leur action au niveau de la glaire cervicale n’interfèrent pas avec l’embryons. Mais elle gêne l’ascension des spermatozoïdes (qui doivent passer par le col de l’utérus pour rejoindre l’ovule qui est bien plus haut encore…). En revanche cela ne légitime pas leur utilisation, car ils ont une autre action: celle de provoquer une « atrophie endométriale » (si vous arrivez à ressortir cette expression vous scotchez votre auditoire ;)). Cela veut simplement dire que l’utérus de la femme deviens impropre à la nidation. L’oeuf arrive au niveau de l’utérus et faute de place, il meurt.
    -« Attention ». Pour les pilules oestro-progestative: Je mettrais sérieusement en doute leur légitimité. Ces pilules contiennent également des progestatifs qui possèdent les même actions que je viens de décrire ci-dessus.Elles sont donc susceptible d’avoir une action abortive.
    -Enfin pour reconsidérer la remarque de Mme Frechet : Les étude de l’HAS (Haute Autorité de Santé) montre des taux de réussite des méthodes « naturelles » (dont Ogino-Knaus, Billing, retrait, courbe de température…) qui sont 4 à 30 fois moindre que ceux des autres méthodes lorsqu’elles sont utilisés seules. Bien évidemment parfois cela aura du succès… En tant que futur médecins nous ne pouvons en revanche nous permettre d’d’inciter les couples à n’envisager que ce mode de contraception. Il est important de conjuguer différents moyens de contraception. Ce que vous avez très bien su faire :-).

    Je rejoins également Fidji sur la nécessité à nous les hommes de nous affermir dans la prise en considération nos futurs enfants, et je rajouterais l’importance pour les femmes de ne pas faire de la fécondité une affaires personnelle. Vous n’imaginez pas les réflexions que j’ai pu entendre de la bouche de certaines mamans en consultation d’aide médical à la procréation…

    Pour terminer un petit mot de prévention puisqu’on est dedans: je rappel qu’aujourd’hui seul le préservatif masculin protège des Infections Sexuellement Transmissible (IST).

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    • Merci Jonathan! ^^ Oui, comme tu dis, nous devons toujours être prêts à répondre de l’espérance qui est en nous. Et comme tu le dis très bien, ça peut dériver de la contraception (il m’est déjà arrivé de témoigner à ma gynéco !).

      1. Tout comme Loïc, merci pour ta précision sur l’action des progestatifs. En effet, il y’a trois actions (atrophie endométriale, modification de la glaire cervicale et arrêt de l’ovulation). Ce qui est important pour les personnes qui ne s’y connaissent pas trop est de retenir que l’action que nous appelons atrophie endométriale est celle qui est abortive, et non les deux autres.

      2. Comme je l’explique à Loïc, dans des cas très extrêmes, la pilule oestro-progestative peut être abortive, mais je pense que ce sont des cas extrêmement isolés, et que cela n’est pas le mécanisme sur lequel est construit cette pilule. Pour cette raison, je ne dirais pas un « non » simple et définitif à tout couple chrétien qui veut l’utiliser. Mais bien sûr, si une femme ne se sent pas à l’aise avec les 0,4% de chance qui subsistent, elle peut s’en remettre aux préservatifs.

      3. J’ai écrit article pour des personnes jeunes et qui ont peu de connaissances médicales (contrairement à toi). Je n’ai donc pas forcément développé les trois mécanismes (avec toutes les statistiques les concernant), mais plutôt mes conclusions personnelles. Suite à vos commentaires, je vais rajouter une note de bas de page pour ceux qui veulent aller plus loin.

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      • Tu gères ma soeur :-)!!
        Encore merci et bon courage pour la suite!!

  • […] sur la bioéthique, des articles sur l’avortement (ici, ici et là), un article sur la contraception, une introduction à la manipulation génétique et un article sur la procréaction médicalement […]

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  • Salut Fidji,

    Je n’ai pas suivi la série. Dis-moi donc si je dois lire un autre article en réponse à ma question.

    Je suis bien content que tu soulignes que les pilules ont en parti un fonctionnement abortif. C’est quelque chose qu’on oublie souvent ou qu’on ne veut peut-être pas savoir. Je trouve tout le sujet de la contraception plutôt chaud. Parce que c’est vraiment moins clair qu’on le pense ou qu’on donne parfois l’impression.

    Voici ma question. Tout ton argument repose sur une hypothèse que tu ne vérifies pas/peu:

    Nous avons vu précédemment que l’homme peut stopper une vie en formation par le moyen de l’avortement, mais peut-il prévenir l’engendrement d’une vie ? En d’autres termes, peut-il intervenir pour empêcher la fécondation ? Cela reviendrait-il à vouloir se prendre pour Dieu (comme le pensent certains catholiques ultra-conservateurs) ?

    Retournons à Genèse 1.28 : « Dieu les bénit et leur dit : soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la ». Les deux derniers verbes remplir (malea en hébreux = regorger, être pleine d’êtres humains) et soumettre (kavash en hébreux = dominer, vaincre, forcer, mettre sous ses pieds) vont de pair. D’un côté, il faut remplir la terre et de l’autre, l’assujettir. D’un côté, un processus naturel fait qu’un couple peut avoir un enfant tous les 10 mois, d’un autre la nature est assujettie à l’Homme (ce qui fait qu’il peut déterminer et contrôler la fréquence que la nature impose à sa reproduction).

    On remarque d’ailleurs qu’une femme n’est fécondable que deux jours dans son cycle. Un fait pas si anodin que cela, car il laisse la place au choix. C’est un privilège de la race humaine (contrairement à certaines espèces animales comme les lapins, dont les femelles tombent enceinte à chaque rapport).

    De plus, le but de la sexualité dans la Bible n’est pas que la procréation (cf. le Cantique des Cantiques).

    Il me semble donc légitime de ne pas avoir 69 enfants, comme Mme Scheinberg.

    Partons donc du principe que l’homme peut encadrer le processus naturel de la conception.

    As-tu déjà défendu ce principe quelque part d’autre? Parce que je trouve ton raisonnement ici est superficiel. C’est un sujet qui n’est pas aussi anodin qu’on pense. Je le vois actuellement dans nos (ma femme et moi) réflexions sur le sujet.

    PS. J’ai élevé des lapins. Les lapines ne tombent pas enceintes à chaque rapport. :-)

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    • Oui, c’est aussi la questions que je me pose, comment Dieu peut régner dans nos vies dans le nombre d’enfants qu’il a prévu pour nous et quelle place on lui laisse ?
      Et puis question plus pousser, comment Dieu peut accomplir son plan si nous sommes les seuls à décider du moment d’avoir un enfant ou non?
      et puis en regardant les couples de la bible, j’ai pas l’impression qu’ils ont eu 46 enfants chacun alors qu’il vivait beaucoup plus longtemps que nous… et pourtant les promesses de Dieu et la réalisation de son dessein est passé par le nombre d’enfants et le temps que Dieu avait décidé…

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      • Bonjour Anne,

        Je viens d’ajouter un petit mot au commentaire de Sam. On traite de la même question.

        J’ajoute juste que c’est là que je vois une différence entre les méthodes naturelles et non naturelles. C’est peut-être ridicule, mais j’ai comme le sentiment que Dieu peut toujours surmonter nos méthodes naturelles, mais que les autres sont un « non » catégorique. Je sais que c’est bizarre de le formuler comme ça, Dieu étant souverain. Mais la vie est pleine d’exemples où Dieu nous livre aux conséquences de nos décisions, sans que sa souveraineté soit diminuée.

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        • oui, je pense comme toi, Dieu peut agir malgré nous et donner la vie selon son dessein !

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    • Hello Stéphane,

      Pour répondre à ta question, c’est le seul endroit où Fidji traite de ce sujet. Vu la taille et le but de la série, elle n’a pas forcément pu développer davantage.

      En fait, la Bible a très peu à dire sur ce sujet. Ma position est donc de dire que chaque couple chrétien est libre devant Dieu de suivre sa conscience.

      Si tu veux aller plus loin, tu peux lire la réflexion de Randy Alcorn sur le sujet : http://www.epm.org/resources/2010/Feb/15/what-your-view-birth-control/.

      Bise et que Dieu nous donne sa sagesse ;),
      Sam

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      • Merci Sam pour ta réponse.

        Je te suis sur ta position, mais je la formule un peu différemment: chaque couple est responsable devant Dieu d’étudier la question et d’ensuite suivre leur conscience.

        Je n’aime pas la position évangélique qui se résume à dire: « Dieu nous a donné un cerveau, nous ne sommes pas des lapins ». Je pense que c’est une question très importante. Evidemment, c’est un sujet chaud, parce que dès que tu prétends avoir une position qui concerne tous les chrétiens, ça va aller à l’encontre de certaines croyances.

        À la racine, du moins pour nous, est une question de confiance. Est-ce que je crois vraiment que Dieu a notre plus grand bien en vue? Mon désir de sécurité et de confort sont tellement forts, que je ne suis pas prêt à vraiment m’en remettre à Dieu.

        Un de mes mentors m’a dit que s’il pouvait refaire les choses, il voudrait faire plus confiance à Dieu et être ouvert à avoir plus d’enfants. C’est un écho de ce que dit Alcorn dans l’article que tu m’as signalé:

        I speak as someone who used contraceptives, and after my wife’s two hard pregnancies we decided to have a tubal ligation. If we were in our childbearing years today, what would we do? I’m not positive, but I suspect we would exercise natural family planning and be more prayerful, more prone to search the Scriptures, and open to more children than we were before. On the other hand, I don’t believe we would rule out considerations about spacing children, and in that sense we would not be rule-driven and indiscriminate in considering issues of family wellbeing that might affect certain decisions. Certainly, we would take it to the Lord and seek godly counsel, as you have.

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  • Bonjour,
    Merci pour cet article ; je suis juste TRES étonnée par ce que tu dis : « On remarque d’ailleurs qu’une femme n’est fécondable que deux jours dans son cycle. ». Pourrais-tu citer ta source stp ? tu l’as peut être déjà évoqué dans un autre article, mais j’avoue que c’est le premier que je lis sur la question ici … merci !

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    • C’est un peu se que je dis dans mon commentaire. On ne connais pas notre corps.
      Mais une femme est fertile environ 8 jours. L’ovule ne vit qu’une journée mais les spermatozoïdes peuvent survivent plusieurs jours en attendant l’ovule. On est fertile 1/3 de son cycle. 2 Jours c’est les jours les plus fertiles.

      Pour comprendre très rapidement et voir ma source je vous conseille cette vidéo (qui explique le cycle et le logiciel en même temps) :
      http://sympto.org/easy-video_fr.html
      Il y a aussi un PDF gratuit sur le site qui détaille tout le fonctionnement du cycle.

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  • Bonjour,

    oui, je suis aussi étonnée qu’on est fécondable que 2 jours par cycle… Je pense que ça dépend des femmes aussi. Parce qu’il y a des couples qui essayent d’avoir des enfants et ça peut prendre plusieurs années !

    Sinon par rapport aux pilules, après avoir lu cet article et après m’être renseignée aussi ailleurs, je suis contre. Je pense qu’il y a un risque d’infertilité (à long terme). J’ai vu quelque part qu’il y avait de plus en plus de femme infertile, ça fait un peu peur. Mais je suis tout à fais consciente que ce n’ai pas seulement à cause des pilules !

    Quand je me marierai, je pense que j’opterai pour le préservatif masculin !

    cordialement !

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  • Bonjour,

    Moi aussi je suis médecin alors j’ai bien réfléchi à la question en cherchant sur les publications scientifiques…
    Pour moi, toute pilule qui agit sur l’endomètre est à risque. Si on voulait la pilule parfaite, il faudrait qu’elle ne touche pas la nidation. Aucune ne peut prétendre à cela. Donc je pense que, même si c’est 0,4% de risque de bloquer la nidation, c’est un risque que je ne veux pas prendre et que je ne veux pas encourager à prendre. Ce sont des vies quand même!
    Merci pour l’article et le travail fait, Fidji.
    Doriane

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    • Oui 0,4 % ou même 0,04 % de risque que la pilule provoque un avortement, rend la pilule inacceptable pour le chrétien qui considère l’avortement comme un crime. Or comme vous le dites si bien, aucune pillule à ce jour ne peut prétendre ne pas toucher à la nidation (=ne pas provoquer d’avortement). Je suis étonnée que tant de chrétiens continuent de prendre la pillule (tout en étant contre les avortements) et qu’il y ai si peu d’enseignements à ce sujet chez les protestants/évangéliques.

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  • Je n’ai pas pris le temps de lire tous commentaires. Mais je ne suis pas du tout d’accord avec cet article qui (notamment sur les méthodes naturelles) est très mal renseigner…

    – La contraception n’est pas un problème de se prendre pour Dieu ou non, mais de rester ouvert à la vie ou non. Je m’explique.

    Pour la pilule il y a une très grande modification du fonctionnement du corps de la femme en la prenant, avec un risque non négligeable de stérilité. Son corps mettra en moyenne 3 mois à « refonctionner » après l’arrêt de la pilule. De plus il n’y a des risques non négligeables d’effets secondaires (et j’en sais quelque chose) qui vont aller de la simple (si on peut dire) perturbation de la libido qui va perturber la vie de couple, à la dépression (qui va perturbé la vie de couple mais aussi personnelle voir de foi), à l’AVC, l’arrêt cardiaque avec donc risque de mort ou d’handicap lourd au cas où se ne serait pas clair. Ça c’est pour la vie de la maman.

    Toutes les pilule on un effet abortive. Le but premier est d’empêcher l’ovulation certes, mais si cela ne fonctionne pas (en effet il y a quand même 2% de chance de tomber enceinte sous pilule), il y a un effet anti-nidification. Ça c’est pour la vie de l’enfant.

    Pour ces deux points, est ce que cela vaut le coup de prendre un contraceptif en prenant un risque même minime, d’avoir des effets plus ou moins grave sur nous ou de faire mourir un enfant? Est ce vraiment la volonté de Dieu?

    Ensuite, la pollution hormonale du à la pilule est largement dénoncé par les écologistes et nous devrions les écouter! En effet les urines des femmes sous pilule contiennent des hormones et celles-ci se retrouve dans les rivières car elles ne peuvent pas être filtré par les station d’épuration. Cette concentration est telle qu’on a vu une modification de sexe chez certaines espèces de poisson. La pilule détruit donc aussi la Création de Dieu.

    Est ce la volonté de Dieu qu’au nom du contrôle des naissances nous chamboulions la nature et les animaux, en polluant?
    Est ce la volonté de Dieu de créer un médicament (car la pilule est un médicament pourtant jamais une femme n’ai autant en pleine santé que quand elle est capable d’avoir des enfants…) qui peut tué ou rendre handicapé une femme, tué un enfant et polluer la Création?

    – Maintenant le point sur les méthodes naturelles soient disant pas fiable. En réalité bien suivit en couple les méthodes naturelles sont efficace à 98% exactement comme la pilule. De plus celle ci est recommandé par l’OMS notamment dans les pays avec un accès difficile à un médecin afin que le couple soit autonome.

    Attention la méthode Ogino, la méthode du retrait et la méthode du calendrier et dérivé NE SONT PAS DES METHODES NATURELLES.

    Les méthodes naturelles fiable sont :
    – La symptothermie qui consiste à « croiser » plusieurs signes de fertilité : température, glaires et ouverture du col. En France, la Méthode d’Auto Observation enseigner uniquement par le CLER Amour et Famille reconnu d’utilité publique par l’Etat. C’est un organisme catholique mais le seul en France à enseigner cette méthode, alors que dans d’autres pays comme la Suisse il y a aussi des organismes non religieux qui l’enseigne. http://www.methodes-naturelles.fr/
    – La méthode billing créer par deux médecins qui consiste à observer la glaire uniquement. http://www.methode-billings.com/
    – Sympto. Une application et un site internet basé sur la symptothermie créer par un protestant et très fiable et simple ‘utilisation avec une méthode d’accompagnement en ligne par une monitrice formé. Il faut passé par dessus le caractère difficile du fondateur mais tout les autres sont très sympa. http://sympto.org/home-main_fr.html

    Lisez des témoignage de couple utilisant ces méthodes et vous verrez à quelle point ils sont bénit! Les période d’abstinence permettent une expression de tendresse et d’amour différentes, l’homme s’intéresse au fonctionnement du corps de sa femme (voulu justement par Dieu!), la « contraception » devient une affaire de couple, et cette méthode est utilisable pour procréer plus facilement si les difficultés à faire un enfant surviennent. Est ce normal qu’une femme ne sache même pas comment son corps fonctionne et qu’elle prenne une pilule qui lui fait arrêter ce fonctionnement sans qu’elle sache comment?
    J’avais lu un mémoire d’une sage femme que je ne retrouve plus sur les attentes et les bénéfices des couples utilisant les méthodes naturelles. D’ailleurs elles sont maintenant enseigner à l’école de sage femme d’Angers.

    – Et si l’encadrement du processus naturel de la conception se faisant justement grâce à la connaissance naturel du fonctionnement du corps de la femme tel que l’a voulu Dieu? C’est à dire avec des périodes infertiles?

    – Ces méthodes restent un choix de couple. La contraception en générale est un choix de couple. Mais celui ci doit être fait de façon ECLAIRER et bien documenté. Avant de choisir une méthode et avant de rejeter les méthodes naturelles documenter vous! Rencontrer une monitrice pour une présentation, parler à des gens utilisant ces méthodes. Faites un choix éclairer en connaissant les bénéfices et les risques . Et s’il vous plait prier avant de décider et avant ces rencontre, Dieu vous montrera le bon chemin pour vous!

    Voici des livres sur ces méthodes : http://www.librairie-emmanuel.fr/CT-442-fecondite-fertilite.aspx
    Notamment « Vivre autrement sa sexualité » de NICOLAS Isabelle et Didier.

    Et voici un groupe facebook chrétien sur la question : https://www.facebook.com/groups/1487203021491248/
    C’est souvent technique alors n’hésité pas posé vos questions ils sont très accueillant.

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  • « Selon la loi française, un fœtus existe lorsqu’il est créé et nidé. Selon les données bibliques, il n’est pas possible de faire cette distinction !! Il y a vie dès la fécondation (et donc avant la nidation). »

    Bonjour, bien que je sois moi aussi contre l’avortement, j’aimerais bien connaître le(s) verset(s) ou passage(s) attestant du moment où Dieu considère qu’il y a vie.

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  • (Mon premier commentaire semble n’avoir pas fonctionné, alors je retente^^ )

    Je suis ravie qu’un tel tabou soit abordé dans un article, mais alors qu’est-ce que je suis déçue d’y voir les méthodes naturelles balayées d’un revers de main ! Je pense comme Mélie que l’auteur n’a pas réellement mené son enquête auprès de couples qui pratiquaient cette méthode mais s’est contentée des idées reçues qui circulent (manque d’efficacité, observations peu fiables, trop compliqué à appliquer etc…)

    Les méthodes naturelles sont très efficaces pour réguler les naissances. L’efficacité n’est pas absolue, contrairement à ce qui est recherché avec les moyens chimiques, mais un couple chrétien doit-il rechercher cette suppression totale du « risque » de donner la vie ?
    Si la préoccupation sur l’efficacité peut être légitime dans des cas particuliers (grossesses à haut risque, grande précarité matérielle…) ce qui doit guider le chrétien à choisir la méthode pour espacer les naissances, ce n’est pas son taux d’efficacité, c’est la volonté de Dieu.
    Or, la volonté de Dieu n’est pas forcément que nous supprimions totalement la possibilité de donner la vie.
    Malheureusement, comme signalé si justement par Stéphane, cet article se base sur le présupposé non démontré bibliquement que la volonté de Dieu pourrait être que le couple décide par lui-même de supprimer temporairement cette possibilité de donner la vie.

    Je suis pleinement d’accord avec la remarque de Stéphane Kapituniuk sur la souveraineté de Dieu par rapport au nombre d’enfants, que la pillule c’est un « non » catégorique à Dieu, alors que les méthodes naturelles c’est plus « on fait notre part pour éviter d’avoir un enfant, mais si Dieu veut autrement, on reste ouvert ».

    Quant aux « rares » effets secondaires, ils sont tout sauf rares ! Dans mon entourage je connais :
    – une fille qui a fait un AVC à 18 ans dû à une pillule qui a depuis été retirée du marché, elle s’en est sortie mais reste handicapée à vie.
    – trois filles qui ont finalement dû arrêter la pillule (après essais de différentes pillules avec différents dosages) car elles ne les supportaient pas.
    – la plupart de mes amies « pillulisées » , ont été affectées par une prise de poids et/ou apparition de cellulite qui ont été notables

    On oublie aussi qu’à long terme la pillule est cancérigène ! Un médecin chrétien m’a dit en parlant de la pillule « la volonté de Dieu n’a pas pour effet secondaire un cancer du sein »… A méditer.

    Comme le fait remarquer Mélie, cet article n’aborde pas du tout l’aspect de l’impact environnemental de la pillule, qui à lui seul devrait déjà nous faire réfléchir quant à son l’utilisation.

    Enfin je voudrais souligner que si Dieu n’a pas permis à la femme d’être féconde tout le temps (elle n’est féconde que 5-8 jours par mois), c’est peut-être justement qu’Il prévoyait une façon naturelle pour elle de réguler ses naissances, sans avoir recours à des moyens chimiques dévastateurs !

    A quand une battle théo sur le sujet ;D

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    • Bonjour Caro !
      Je ne pense pas qu’un débat sur le sujet soit vraiment pertinent… On n’oserait pas l’appeler théologique en tout cas !
      Par contre, on peut très bien envisager d’écrire un article sur les méthodes naturelles pour compléter et détailler celui-ci.
      A bon entendeur…
      Nicolas

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    • Pour citer l’illustre Elisabeth Elliot, à partir du moment où la foi est la base de ta vie « dès que tu discutes d’une question, tu discutes religion, car tous nos problèmes sont théologiques ».
      Donc pour nous qui sommes chrétiens et souhaitons fonder nos choix sur la Parole de Dieu, un débat sur la contraception, est non seulement hyper pertinent vu la pauvreté de réflexion et d’enseignement sur le sujet dans les milieux évangéliques, mais ce débat ne peut être QUE théologique puisque nous ne cherchons pas autre chose qu’explorer la volonté de Dieu sur le sujet.

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  • Bonjour,
    J’ai trouvé l’article très intéressant et plutôt clair, vulgarisé pour des gens pas forcément dans le milieu médical comme vous, c’est un bon point et je vous remercie. J’aimerais juste demander précision sur plusieurs choses :

    – je cite : « une femme n’est fécondable que deux jours dans son cycle ». Je ne remets rien en cause, je veux juste savoir ce que vous vouliez dire par la. Car je me pose une question qui me semble assez essentielle. Par fecondable vous parlez du premier stade avant la grossesse cad la rencontre entre le zoide et l’ovule ? Donc sur un cycle régulier de 28 jours il ne serait pas possible de tomber enceinte en dehors des 13-15eme jour ? Je m’interroge car je lis sur le net toutes sortes d affirmations : soit une durée de fécondité plus longue (plutot 10-17), soit une possibilite a nimporte quel moment du cycle. J’avoue que je suis perdu et aimerais savoir ce qui se rapproche de la vérité scientifique, ayant pleinement confiance en votre honnêteté intellectuelle.

    – vous classez catégoriquement la pilule du lendemain comme une méthode contraceptive abortive. Je veux bien vous croire sur parole, mais j’aimerais savoir pourquoi.

    En tout cas je vous remercie d avance pour votre article très bien compréhensible et pour vos prochaines précisions :)

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    • Bonjour, merci pour votre commentaire.
      Oui, par « fecondable », nous entendons « qui peut tomber enceinte ».
      En fait, ce 13-15e jour est variable selon les femmes, et selon les cycles. Difficile de faire une loi generale… Donc dans les faits, ces 2 jours de fecondite peuvent varier legerement, ce qui incite a prendre des precautions tout au long du cycle.

      Nous considerons la pillule du lendemain comme abortive puisau’elle intervient APRES la rencontre entre le spermatozoie et l’ovule. En clair, l’enfant est deja dans les tuyaux…

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    • Il existe des méthodes extrêmement claire et scientifique pour savoir quand tu es fécondable. Ces méthodes sont bases sur l’observation et s’applique donc à chaque femme en particulier : ton cycle et donc tes jours fécondable ne seront jamais les mêmes que ta voisine, ta mère ou ta cousine, et peuvent même varié d’un cycle à l’autre mais sont cependant repérable.
      Pour en savoir plus je te conseille de te renseigner sur les méthodes Billings, symptothermique ou encore MAO (Méthode d’auto observation). J’ai mis des liens plus haut dans mon commentaire.

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