Les enfants, le dernier programme d’une campagne d’évangélisation (1/2)

Crédits photo : Thomas Monnier

Post de Sophie Albaladejo, 27 ans, Professeur de science médico sociales et infirmière.

Je me souviens avoir organisé des clubs d’enfants dans une campagne d’évangélisation. Une des participante est venue me voir en me disant : «  Je suis vraiment frustrée, je ne voulais pas faire partie de l’équipe des clubs d’enfants, mais on m’a mise là malgré moi. J’entends tous les autres me raconter comment ils ont pu partager l’Évangile et comment ils ont vu des gens donner leur vie à Christ. Et nous on est là juste pour faire des activités avec les enfants et on n’a rien à raconter lors des partages du matin. »

Peut-être t’es-tu toi aussi fait cette réflexion ou peut-être as-tu déjà dit : « Ceux qui participent aux clubs d’enfants vont là parce qu’ils ont peur d’évangéliser ».

Pourquoi les enfants sont-ils la troisième roue du carrosse des campagnes d’évangélisation ? Pourquoi n’avons-nous pas un cœur ardent pour eux ?

Nous allons tenter de savoir ce qui cloche dans nos esprits.

L’évangélisation est un beau mot, mais concrètement, pour toi, à quoi est-ce que ça sert ?
Faisons un petit quiz ensemble. Je vais te demander de répondre à deux questions. Tu dois y répondre dans ta tête avant de lire la suite de l’article. En fonction de tes réponses, tu pourras découvrir quelle est ta conception de l’évangélisation.

1) Définis ce qu’est l’évangélisation.
2) Cite le ou les objectifs de l’évangélisation.

1e réponse possible :
Si tu as répondu que l’évangélisation était le fait d’annoncer l’Évangile aux personnes qui ne connaissent pas Christ dans l’objectif qu’elles soient sauvées, tu te situes dans la même catégorie que la majorité des personnes qui vont répondre à  ce quizz. Tu es certainement un évangéliste frustré. Ta conception de l’évangélisation est donc que si tu évangélises, tu vas voir des gens donner leur vie à Jésus. Si tu participes à une campagne d’évangélisation ou si tu partages l’Évangile avec tes amis et que tu ne vois pas de fruits, tu vas être frustré et tu penseras que tu n’es peut-être pas assez proche de Dieu, qu’il ne te revêt pas assez de sa puissance et donc qu’il ne t’utilise pas assez pour sa gloire. Tu vas te remettre en question et perdre confiance en toi pour partager la parole de Dieu à nouveau.
Si tu te situes dans cette catégorie, je voudrais t’encourager à prendre conscience que ce que tu penses est un mensonge que Satan met dans ton esprit pour casser ta joie et t’empêcher de partager le message de la croix.
Je voudrais juste te poser une dernière question. Est-ce que toutes les personnes vont se convertir dès la PREMIÈRE fois qu’elles entendent parler du sacrifice de Jésus pour elles ? La réponse est : c’est rarement le cas…

2e réponse possible :
Si par contre tu as répondu que l’évangélisation était le fait de partager l’Évangile afin que les gens aient une connaissance de la vérité, dans le but qu’éventuellement ils soient sauvés un jour, alors tu fais partie de la minorité de personnes qui ne se découragent pas en évangélisant. Tu es certainement un évangéliste joyeux. Tu as un désir ardent de partager le message de Jésus et surtout, ton désir est sans cesse renouvelé (en premier lieu par ta relation avec Christ, bien évidemment). Tu ne te décourages pas quand tu vois qu’une personne n’est pas réceptive au message que tu lui partages. Bien au contraire, tu es dans la joie d’avoir eu l’occasion de parler de ton Sauveur ou de refléter sa gloire par ton comportement et tes actions. Tu as la foi que ce qui a été semé va un jour germer dans le cœur des personnes à qui tu as pu parler.

Que dit la Bible ?

Mon ami, je ne sais pas où tu as vu qu’une plante poussait en une fraction de seconde. Si jamais tu connais une telle plante, merci de me faire signe.

Jésus nous donne une belle image dans Marc 4.26-29 : « Il dit encore : Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre ; qu’il dorme ou qu’il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu’il sache comment. La terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi ; et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là ».

Quand nous évangélisons, nous pouvons être en train de faire trois choses. Pose-toi la question :

  • Est-ce que je suis en train de semer ?
  • Est-ce que je suis en train d’arroser ?
  • Est-ce que je suis en train de récolter ?

Aux yeux de Dieu, semer est tout aussi important qu’arroser ou que récolter.

Peut-être que tu ne récolteras jamais, peut-être que tu ne verras jamais la conversion d’une personne à qui tu as parlé. Mais pourtant, ton travail est tout aussi précieux aux yeux de Dieu. Il ne faut pas oublier que la parole de Dieu est une puissance.

Ésaïe 55.10-11 : « Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins ».

Tu vas me dire ; « Mais, Sophie tu dévies du sujet, là ! Quel est le lien avec l’évangélisation des enfants ? »

Si tu veux savoir quel est le lien, alors rendez-vous demain pour un nouvel article. ;-)

Sophie A.

Sophie, 27 ans, est professeur de science médico-sociales et infirmière.

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