Du caractère sacré de la vie : L’avortement (2/2)

avortement
Crédits photos: artbible.net

Après les grands principes sur la bioéthique (ici), tu peux retrouver la première partie de cette article ici.

 

3. Une mère fait ce qu’elle veut de son corps, mais elle n’a pas droit de vie et de mort sur l’embryon qu’elle porte.

Pourtant, « les femmes sont maîtres de leur corps » est devenu l’un des slogans majeur pour la justification de l’IVG. Elles peuvent choisir quand et si elles veulent un enfant (« un enfant, si je veux, quand je veux » était le mot d’ordre des féministes pro-IVG). Selon cette mentalité, une femme qui tombe enceinte accidentellement et qui ne désire pas d’enfant (ou pas maintenant) a tout à fait le droit d’avorter… car son corps lui appartient. Cette manière de penser, outre le fait qu’elle soit très égoïste, est erronée. Premièrement, la femme confond son corps avec celui de son enfant : bien qu’elle porte le fœtus, il n’est pas une partie de son entité physique (comme un pied ou des cheveux), mais un être vivant à part entière sur lequel elle n’a pas droit de vie ou de mort. Deuxièmement, elle oublie que, bibliquement, les enfants sont une bénédiction (Ésaïe 8.18 ; Psaume 128.3 et 127.3-5). Dans une culture qui considère souvent les enfants comme une nuisance au développement de sa carrière, à son épanouissement personnel, au maintien d’un corps parfait, ou qui associe ces derniers à un coût financier exorbitant, la Bible en parle comme du fruit de ses viscères, une source de joie ou des flèches qu’on envoie dans le monde pour qu’ils le changent…

Je voudrais souligner un dernier élément : le traumatisme engendré par un avortement est souvent omis lorsque l’on parle d’IVG en France. Sans vouloir être alarmiste, l’IVG n’est pas un acte anodin !! Je dis cela en tant qu’amie de filles qui ont avorté et en tant qu’étudiante en médecine qui a vu les tristes conséquences d’avortements décidés à la va-vite. Une enquête fascinante a été menée par Ingrid Kohn & Perry-Lynn Moffitt, psychologues séculiers sur les personnes ayant subi une IVG, même pour cause thérapeutique. Elles se sont posé la question du terme à adopter pour décrire « ce » qui était avorté. Voici ce qu’ils écrivent :

Il nous avait d’abord paru bon d’utiliser des termes tels que « fœtus » et « embryon » en parlant de grossesses anormales et de l’avortement ; ce vocabulaire nous semblait en effet mieux en accord avec la notion de libre choix. Finalement, nous avons continué à parler de « bébé à naître ». Nous ne pouvions pas passer sous silence cette vérité commune à tous : quelle que soit la raison de leur perte, les parents portent le deuil de quelqu’un qui leur était cher, de quelqu’un supposé être leur « bébé ». Les mots choisis, s’ils ne sont pas parfaits, ne reflètent pas moins notre désir sincère d’exprimer cette peine universelle.

De ces trois éléments, je conclus que l’homme n’a pas le droit d’ôter une vie. Que cette vie existe à l’air libre après la naissance ou dans la pénombre du ventre d’une mère n’a aucune importance. La vie existe, et selon la Bible elle existe dès la conception. Ôter la vie, que ce soit avant ou après la naissance, est un meurtre. C’est transgresser l’un des 10 commandements (Exode 20.13). Dieu interdit qu’on ôte une vie, qu’on tue un être humain sans qu’il y ait une raison judiciaire ou militaire à cela.

 

Dans ce dernier article, nous parlons des cas particulier !

NOTES

[Kohn & Moffit, Pregnancy Loss, a silent sorrow, préface, p. viii.]

Avatar
Auteur : Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

Voir tous ses articles →