Nous sommes tous des randonneurs pour Dieu

Crédits photo: espritrunning.com

Il y a dix jours, j’étais dans les montagnes népalaises pour aller visiter des Églises isolées. Nous devions atteindre la province de Mugu et le seul moyen d’y accéder était de marcher pendant 2 jours. Bref, un trek forcé sur les routes défoncées. Pendant mon calvaire (non je n’exagère pas !), je pensais à la marche et tous les processus psychologiques qui font que l’on continue de marcher… même quand on est au bout du rouleau. En réalité, les mêmes pensées sont applicables à la marche avec Dieu et à la pratique de la foi au quotidien. D’ailleurs, dans la Bible, Paul compare de nombreuses fois la vie chrétienne à une course et le chrétien à un athlète (1 Corinthiens 9.24-27 ; 2 Timothée 2.5). Voici trois éléments auxquels il faut s’accrocher quand avancer nous paraît impossible, soit parce que nous sommes fatigués, soit parce que les obstacles sur la route sont nombreux :

1. Se rappeler pour qui et pour quoi nous marchons

Lors de notre trek, j’ai voulu abandonner des dizaines de fois. J’avais des coups de soleil, j’avais froid, j’avais des ampoules, mon sac était trop lourd, la route trop raide, etc. Et dans ces moments d’abattement, je me demandais toujours : « Mais pourquoi je (me) fais ça ? » En réalité, c’était une très bonne question. Ou plutôt : « Mais pour quoi je (me) fais ça ? » Je me rappelais immédiatement que je marchais pour partager l’Évangile avec des personnes très peu atteintes. Je me rappelais comme ma présence allait encourager des soeurs et frères dans la foi (car ils savent la route que je devais faire !). Je me rappelais que j’amassais des trésors dans les cieux (Matthieu 6.19-21). Et je me rappelais aussi pour qui je faisais cela : Dieu (1 Corinthiens 10.31), et pour voir l’avancement de son royaume (Matthieu 6.33) ! Dans la vie, lorsque nous sommes découragés, nous souvenir de pour quoi et pour qui nous faisons ce que nous faisons est souvent motivant. Notre marche n’est pas vaine (1 Corinthiens 15.58). Je voulais dire comme Paul : « Ma vie m’importe peu, je ne lui accorde aucun prix ; mon but c’est d’aller jusqu’au bout de ma course et d’accomplir pleinement le service que le Seigneur m’a confié c’est-à-dire de proclamer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu » (Actes 20.24).

2. Ne pas perdre de vue le chemin déjà parcouru

Un autre élément qui m’a aidé à continuer était de me rappeler tous les moments où j’aurais pu abandonner, mais où je ne l’ai pas fait. Je me disais : « Tu as déjà fait la moitié, ça n’est pas pour baisser les bras maintenant ! » Dans la vie, c’est pareil ! Quand une situation paraît impossible, souviens-toi tous les efforts que tu as déjà investis (dans une relation, un projet, la prière…). Au cours du chemin déjà fait, Dieu s’est sûrement déjà manifesté. Souviens-t’en ! Quand la route est difficile, remémore-toi toutes les réponses à la prière que tu as vues, à l’instar du psalmiste : « Voici, me suis-je dit, ce qui fait ma souffrance : « Le Très-Haut n’agit plus comme autrefois. » Je me rappellerai ce qu’a fait l’Éternel. Oui, je veux évoquer tes miracles passés, je veux méditer sur tes œuvres, et réfléchir à tes hauts faits. Dieu, ta conduite est sainte ! Quel dieu est aussi grand que Dieu ? » (Psaume 77.11-14). Et puis Dieu pourrait très bien récidiver… juste au moment où tu allais laisser tomber.

3. Penser à la destination finale et à la récompense qui nous attend

Finalement, garder les yeux fixés sur l’objectif final est crucial pour continuer d’avancer. Lors de mon trek je pensais sans cesse à la joie que je ressentirais quand nous arriverions. Je me délectais à l’idée de prendre une douche, de manger et de me poser au soleil. L’anticipation de ces petits plaisirs et de la récompense m’encourageait à persévérer. Dans la course chrétienne, nous savons également qu’une récompense nous attend… Nous avons notre destination finale : c’est le paradis. Courir vers le but, c’est bien de cela dont nous parle Philippiens 3.13-14 : « Non, frères, pour moi je n’estime pas avoir saisi le prix. Mais je fais une seule chose : oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi,je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus-Christ ». Ainsi, au jour du jugement, nous pourrons nous exclamer comme Paul : « J’ai combattu le bon combat. J’ai achevé ma course. J’ai gardé la foi. Le prix de la victoire, c’est-à-dire une justice éternelle, est déjà préparé pour moi. Le Seigneur, le juste Juge, me le remettra au jour du jugement, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui, avec amour, attendent sa venue » (2 Timothée 4.7-8). Il est bon de courir une course dans l’attente et l’espoir de la médaille (ou plutôt de la couronne dans notre cas) !

Mes chers frères et sœurs, dans l’épreuve (comme un trek dans les montagnes) ou dans la facilité (une petite promenade sur les quais parisiens), ne perdons pas de vue pour qui et pour quoi nous marchons, ne perdons pas de vue le chemin déjà parcouru avec Dieu (et au cours duquel il s’est déjà manifesté) et ne perdons pas de vue notre destination finale (et notre récompense). C’est ma prière !

À vos marques, prêts, partez!

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Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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2 Commentaires

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  • Amen…….. De quoi nous redonner courage force et persévérance.
    Merci.

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  • Merci pour ce beau paralléle qui est très parlant!! On a souvent tendance a s’apitoyer sur notre sort alors qu’il faut voir plus loin!! Merci pour ce rappel essentiel!!

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