Attention à ce que tu dis – 7 types de paroles à éviter (1/2)

19 Déc 2012 4 commentaires
Crédits photo : flickr.com / jpockele

Après la célèbre série de Clément Attention à…, j’ai pensé aborder le dernier point de ce thème : celui des paroles.

La langue est un petit membre, mais qui peut faire bien des dégâts. Et nous en sommes conscients désormais. Mais que met-on exactement dans cette boîte à “paroles à proscrire“? Dans ces 2 articles, je vous propose, en parcourant la Bible, un panorama des types de paroles à éviter :

1. Attention aux paroles flatteuses

La bouche flatteuse prépare la ruine (Proverbes 26.28). Un homme qui flatte son prochain tend un filet sous ses pas (Proverbes 29.5).
Voilà des bribes de ce que nous dit la Bible au sujet des flatteries. Généralement, la frontière entre encouragement et flatterie est mince. On flatte pour mettre à l’aise, pour féliciter, ou encore pour se faire accepter plus facilement. Certains, plus vicieux, le font pour amadouer leur interlocuteur et obtenir quelque chose d’eux. Mais quelle qu’en soit la raison, nous devons rejeter toute forme de flatterie envers notre prochain, afin de protéger son coeur de l’orgueil, et nous-mêmes rester intègre vis-à-vis de la Parole de Dieu.

2. Attention aux critiques

“Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée” (Matthieu 12:36).
Beaucoup de personnes interprètent rapidement ce passage en pensant que l’on parle ici des paroles “vaines” dans le sens “propos qui ne servent à rien” (notamment les “Mince”, “Zut” et autres interjections que nous sortons). Moi aussi je croyais cela jusqu’à ce que je me décide à regarder le mot grec utilisé derrière : c’est “rhema argos”, qui veut dire “paroles sans travail, sans fondement” ou plus contextuellement “critiques injustifiées”. Quand on replonge dans le contexte, on comprend mieux : Jésus est violemment critiqué par les pharisiens qui l’accusent de chasser les démons par Beelzébul (prince des démons). C’est alors que Jésus les prévient que tous ceux qui critiquent injustement auront des comptes à rendre devant Dieu. Ce n’est donc pas à ces pauvres interjections qu’il faut s’en prendre, mais plutôt à nos critiques injustifiées envers des hommes de Dieu. J’ai souvent entendu des chrétiens qui s’avançaient rapidement à dire que tel pasteur était un faux prophète, ou que tel serviteur de Dieu était un imposteur, et cela sans avoir d’argument solide. Attention ! Ne parlons pas sans être certains d’avoir bien discerné !  Attention aussi à ne pas facilement critiquer nos Églises ou nos leaders spirituels juste parce que nous n’aimons pas un détail. Assurons-nous que nos critiques soient constructives et lorsque nous les faisons, pensons aussi à proposer des solutions ! Prenons garde à ne pas être rapides en critiques ou en railleries, nous pourrions avoir des comptes à rendre à ce sujet devant le tribunal de Christ.

3. Attention aux paroles mensongères

Je ne vais pas vous sortir ici que mentir n’est pas bien. Ça  n’importe quel nouveau-né le sait ! Enfin, j’exagère un peu, mais vous avez compris l’hyperbole. Ce sur quoi je veux attirer votre attention, ce sont ces formes de mensonges déguisées. Tiens, les demi-vérités par exemple ! Ce ne sont ni plus ni moins que des mensonges. En tous cas, Dieu les considère comme tels. Un exemple ? Abraham. Par peur de se faire tuer, il dit à Abimélek que sa femme Sara était sa soeur (Genèse 20:2). Ce n’était pas complètement faux puisque Sara était aussi sa demi-soeur. Mais cette demi-vérité était un mensonge, puisqu’elle visait à cacher la vérité réelle, et ce mensonge ne fut pas sans conséquences !  Donc prenons garde aux vérités partielles. Autre forme de mensonge : les exagérations. Pour ce point, je vous renvoie à l’article très intéressant d’Éléonore sur le mensonge qui paraîtra à la fin du mois.

4. Attention aux paroles grossières

“Qu’on n’entende pas de paroles grossières, de propos stupides ou équivoques – c’est inconvenant – mais plutôt des paroles de reconnaissance.” Éphésiens 5.4.
Un soir, en rentrant chez moi, je surprends deux gamins dans le bus en train de se chamailler. Ils avaient tout au plus 10 ans. À un moment donné, j’entends l’un d’eux lancer : “Puta**, Sale c**, ni*** ta mère !” J’étais décontenancé, ébahi, effarouché ! J’avais les yeux écarquillés ! Des grossièretés pareilles à cet âge ! Voilà le monde dans lequel on vit : beaucoup de gros mots, de violence verbale, venant de parents comme d’enfants, d’ados comme d’adultes. Mais nous, chrétiens, devons être des modèles dans ce monde. Nous devons être irréprochables en tous points. Comme nous le recommande l’apôtre Paul, qu’on entende jamais (oui, jamais !) de parole grossière de nos bouches, aussi petites soient-elles. Rébellutionnaires, nous portons le nom de Christ ; honorons-le et ne nous laissons à aucun écart. Parlons toujours avec bienséance, comme Jésus l’aurait lui-même fait s’il était à notre place !

La suite, demain …

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Auteur : JB A

25 ans, Rébellutionnaire, ingénieur en systèmes d'information à Paris, et leader de groupe de jeunes à l'église Phila

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