Entretien avec un leader « mondial »

Considéré comme un leader dans l’évangélisation des pays francophones, Raphaël Anzenberger a récemment été interviewé par le Centre Billy Graham de l’université de Wheaton aux États-Unis. Personnellement, Raphaël a eu un impact énorme dans ma vie, et c’est un honneur pour moi de pouvoir vous l’introduire au travers de cet interview. (Merci à Neige pour la traduction !).

Raphaël Anzenberger est secrétaire général de France Évangélisation et président du Forum des Évangélistes de l’espace francophone. Évangéliste, missiologue, implanteur d’Églises, écrivain et orateur, il cherche à lever une nouvelle génération de jeunes évangélistes qui porteront le message de la croix à travers le monde francophone. Raphaël est marié, il a quatre enfants et vit à Loches.

 

À PROPOS DE VOUS

Quel est l’objectif majeur de votre ministère et qu’est-ce qui vous passionne dedans ?

L’objectif principal de mon ministère est d’annoncer l’Évangile, de multiplier le nombre des évangélistes et d’aider les Églises à repenser leur stratégie d’évangélisation. J’ai une théorie : plus d’évangélistes + meilleurs conseillers pour l’Église = un impact d’évangélisation plus significatif. Le succès de cette équation consiste en partie à aider les Églises à comprendre ce qu’est un évangéliste tout en leur donnant des conseils pour mieux développer ce ministère à leur niveau local.

Qu’est-ce que le mot « évangélisation » signifie pour vous ?

L’évangélisation est un processus en deux étapes : proclamer l’Évangile (de l’intérieur vers l’extérieur) et inviter celui qui entend à répondre  (de l’extérieur vers l’intérieur). La proclamation part de l’intérieur de l’Église en direction de ceux qui sont en dehors de l’Église. L’appel à répondre fait passer celui qui le reçoit de l’extérieur à l’intérieur de l’Église. Ce mouvement à double sens garantit que l’appel à devenir disciple n’est jamais séparé de l’appel au repentir et à la foi.

Racontez-nous comment vous avez partagé votre foi en Christ et vu Dieu attirer quelqu’un plus près de lui.

Dans notre rue vivait un jeune homme qui priait chaque nuit un Dieu inconnu. L’année où nous avons implanté notre Église, il a simplement observé attentivement comment nous nous conduisions en tant que chrétiens. Sa grande question était : Est-ce qu’ils vivent vraiment ce qu’ils annoncent ? Ensuite, il s’est mis à parler à chacun des membres du noyau de notre équipe ; il leur demandait comment ils avaient rencontré Dieu. Il a commencé à assister à nos rencontres de prière quotidiennes (matin et soir). La tête baissée, assis en position du lotus, il écoutait nos prières de bénédiction pour lui. Je savais que Dieu l’avait déjà saisi. Nous l’avons encouragé à lire l’Évangile de Jean et à prier au nom de Jésus, ce qu’il a fait. Peu après, il a fait une rencontre décisive avec Jésus. Il est maintenant en cours de formation avec l’un de nos jeunes évangélistes. De l’intérieur vers l’extérieur. De l’extérieur vers l’intérieur.

Quelle est votre citation préférée ?

« L’Église est constamment à la recherche de meilleures méthodes ; Dieu est constamment à la recherche de meilleurs hommes. » – EM Bound

Comment peut-on en apprendre plus à propos de vous et de votre ministère ?

Visitez le site de France Evangélisation.

 

À PROPOS DU MONDE

Quel est le plus gros problème auquel l’Église est confrontée dans votre région du monde et pourquoi ?

Le français est l’une des langues les plus parlées dans le monde. Le monde francophone est composé de 56 États, ce qui représente 970 millions de personnes. La présence évangélique est très faible dans une bonne partie de ces pays (Afrique du Nord, Afrique équatoriale, Québec, Belgique, France).

Le plus grave problème auquel les pays francophones font face en Occident (Belgique, France, Suisse, Québec) est le rapide processus de sécularisation qui est en train de repousser les Églises en marge de la société. Le plus grave problème auquel l’Église évangélique doit faire face dans cette partie du monde est de sortir d’une « mentalité de ghetto » et de trouver sa propre voix parmi toutes les autres qui lui font concurrence (catholiques, athées, marxistes).

Dans les pays francophones où la présence évangélique est plus importante (Afrique centrale, Antilles), nous devons unir davantage nos efforts pour atteindre les peuples qui n’ont pas encore été évangélisés. La vocation du MINA (Mouvement pour les Initiatives Nationales Africaines) est d’apporter l’Évangile en Afrique du Nord, très peu atteinte. Cette immense tâche nécessite l’ensemble des Églises francophones pour annoncer l’Évangile à cette vaste zone de l’Afrique francophone.

Quel est le plus grave problème auquel l’Église mondiale fait face aujourd’hui et pourquoi ?

La procrastination. Un responsable d’église m’a dit un jour : « Nous passons notre temps à analyser Goliath, mais qui prend les pierres et a assez de courage pour les lancer ? »

On peut appeler cela de la procrastination, mais au final, c’est de la désobéissance à Dieu.

Je crois que si les évangélistes du type de David aidaient l’Église à sortir dans le monde, portés par la foi, et étaient un exemple d’audace en partageant l’Évangile au milieu des géants de notre monde, ce serait déjà une partie de la solution !

Qu’espérez-vous pour l’Église mondiale dans les dix prochaines années ?

J’ai été très impressionné par la génération qui arrive. Je vois Dieu lever des jeunes leaders doués, des hommes comme des femmes, qui savent comment créer des liens dans un but plus grand qu’une simple fête entre amis. Dans notre mouvement, nous avons commencé un programme de formation pour identifier, développer et envoyer de tels leaders (nde : le R2E, Réseau des Évangélistes Émergents). C’est extraordinaire de penser à l’impact que ces 60 jeunes évangélistes auront dans l’évangélisation à une échelle nationale. Je ne peux qu’imaginer ce qui pourrait arriver s’ils se mettaient en réseau avec d’autres jeunes du monde entier !

Rébellutionnaires, priez que Dieu continue d’utiliser Raphaël et France-Évangélisation pour faire avancer son Royaume dans les pays francophones. La moisson est grande, priez que Dieu continue d’envoyer des ouvriers (Luc 10.2) !

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Raphaël Anzenberger

Marié à Karen et père de 4 enfants, Raphaël est le directeur général de France Évangélisation. Il est l’initiateur du R2E et auteur de plusieurs livres. Il enseigne la missiologie à Paris, Genève et Kinshasa.

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2 Commentaires

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  • je suis content de tout votre travail pour l’edification de l’évangile de jésus et nous sommes là pour partager ce message

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  • salutation à vous Frères.
    Je viens de trouver votre site et le contenu m’a beaucoup intéressé. En effet, nous constituons un important groupe de prière ( cellule ) dans un pays d’Afrique de l’Ouest, le Mali et particulièrement dans la capitale Bamako. nous voulons savoir si votre organisation peut aider à implanter l’Eglise du Christ.
    Merci.

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