Es-tu éteint, endormi ou actif?

Crédits photos : nationalgeographic.com

On connaît tous la métaphore de la vigne (ou du cep selon les traductions) et des sarments. Jésus est la vigne. Nous sommes ses sarments. C’est en demeurant en lui que nous porterons du fruit. Blablabla.

Tu as sûrement entendu des prédicateurs parler de ce passage des dizaines de fois, et si c’est le cas, tu te mets peut-être en mode « absent(e) » quand on annonce : « Prenons nos Bibles à Jean 15 versets 1 à 8 ». Je vais donc tout faire pour tirer les conclusions de ce passage en tentant (je dis bien « tentant »), d’être la plus originale possible. Et la solution nous viendra des volcans. Les volcans ? Vraiment ? (À ce point, tu penses qu’il manque une case à l’une des éditrices de la Rébellution – et tu n’as peut-être pas tort). Mais figure-toi que j’étudiais le mécanisme des volcans (oui, je sais, je fais des trucs bizarres parfois) et que le parallèle avec la métaphore des sarments m’a frappée. Je pense que Jésus aurait pu dire : « Je suis le magma, vous êtes la lave. Si vous demeurez en moi, on verra des éruptions volcaniques qui produiront des reliefs sur toute la surface de la terre ». Si tu ne me suis toujours pas… continue à lire. Je vais te montrer comment nous pouvons vivre la vie chrétienne en prenant exemple sur le fonctionnement des volcans.

Premièrement, si tu as de vagues souvenirs des classes de SVT, tu sais que la lave est l’élément visible, palpable (quoique je te déconseille vivement de toucher de la lave en fusion), que nous autres – êtres humains – pouvons voir sortir du volcan. Pourtant cette lave ne vient pas de nulle part. La lave, qui est visible, provient d’un phénomène très profond. À des mètres (voire kilomètres) de profondeur, se trouve une chambre magmatique alimentée par du magma. À cet endroit, c’est la fusion de la croûte terrestre au niveau d’un point de chaleur (un point chaud) qui permet la montée de magna puis l’éruption d’une partie de ce magma, et donc la production de lave. De la même manière, les fruits que le chrétien produit ne sont que la manifestation d’un phénomène bien plus profond : notre relation intime avec Jésus-Christ ! Notre âme et notre esprit, comme une chambre magmatique, doivent sans cesse être alimentés par le magma : Jésus. Et c’est notre proximité avec ce dernier (notre fusion avec lui !) qui est à l’origine de ce que l’on voit (la lave !). Et la comparaison va même plus loin : chez les volcans, cette fusion se passe dans des conditions particulières, au niveau d’un point de chaleur. Je dirais que dans nos vies, le Saint-Esprit représente ce « feu » (ou cette chaleur) qui nous permet de connaître cette fusion avec Jésus (si tu n’es pas convaincu, relis les prières de Paul dans Éphésiens 1.15-23 et 3.14-21), celle qui produira de la lave, euh, pardon, du fruit.

Deuxièmement, il est intéressant de remarquer que les éruptions volcaniques peuvent se manifester de manières variées : par des explosions ou par des coulées de lave. Ce sont ces dernières qui peuvent s’accumuler et atteindre des milliers de mètres d’épaisseur formant ainsi des montagnes ou des îles. Les éruptions explosives sont spectaculaires, mais c’est la lave coulante qui, progressivement, construit les reliefs les plus impressionnants. Ces volcans, que l’on appelle les « volcans rouges » (aux éruptions relativement calmes et émettant des laves fluides sous la forme de coulées), sont ceux qui donnent naissance aux reliefs terrestres les plus incroyables. En 1943 avec le Paricutínune, une fracture laissant s’échapper de la lave dans un champ a donné naissance à un volcan de 460 mètres de haut en neuf mois seulement. De la même façon, ne comparons pas nos fruits à ceux des autres (parfois spectaculaires, comme les éruptions explosives) comme Pierre a voulu comparer son avenir à celui de Jean (Jean 21.22). Mais ayons confiance que c’est notre fidélité à Dieu qui – à terme – produira le plus de fruits. Parfois, ce n’est pas ce qui fait le plus de bruit ou ce qui attire le plus l’attention qui produit réellement le plus de fruits dans les cieux. « L’homme ne voit que ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16.7). Si tu es fidèle dans les tâches que Dieu t’a confiées aujourd’hui, tu seras sûrement comme une coulée de lave, qui, doucement mais sûrement, construit une montagne pour les siècles à venir (et non pas comme une explosion spectaculaire, mais éphémère). Jésus nous demande de demeurer en lui (Jean 15.4). La signification même de ce verbe nous enseigne que la vie chrétienne est bien plus assimilable à une lave coulante (assez ennuyeuse à suivre à la TV) qu’à une éruption explosive (où chaque seconde d’observation est palpitante) !

Troisièmement, les volcans sous-marins sont bien plus nombreux que les terrestres. Ils ne sont pas visibles, mais pourtant, ils existent. Tu te rends compte ! Il existe sous les océans des reliefs fantastiques que personne n’a jamais vus. Il en est de même pour les fruits que certains d’entre nous produisent : ils existent bel et bien, mais personne d’humain ne les voit. La mère célibataire qui élève ses enfants dans le Seigneur. La personne qui range les chaises à la fin du culte. Le retraité qui prépare des cookies pour tous ses voisins à Noël… Ils accumulent tous des trésors dans le ciel, mais qui sont pratiquement invisibles sur cette terre. Et s’ils sont fidèles, c’est parfois des montagnes entières qu’ils construisent sous la mer. Le Nouveau Testament parle sans cesse de Paul, mais seulement une fois d’Ananias (Actes 9.10-19). Pourtant, le ministère discret de ce dernier était indispensable pour lancer celui de Paul, qui n’était alors qu’un tout petit volcan ! Et que serait devenu ce même apôtre sans le soutien et l’encouragement de Barnabas (Actes 9.26-28), le volcan sous-marin par excellence ?

Maintenant et pour finir, tu sais qu’il existe trois types de volcans : les éteints, les endormis et les actifs. On compte environ 1 500 volcans terrestres actifs dont une soixantaine par an en éruption. Les volcans inactifs ou endormis sont bien plus nombreux. Ma question pour toi est simple : seras-tu un volcan éteint, endormi ou actif ? Et si tu es actif, le seras-tu parce que ta relation avec Jésus (notre magma) est fusionnelle, avec l’aide du Saint-Esprit (le point chaud) au point de déteindre sur nous et de créer du fruit (de la lave) ? Et le seras-tu en ne cherchant pas forcément à être un volcan explosif (bruyant et remarqué), mais en ayant l’humilité d’être une coulée de lave fidèle et régulière dans son avancée et dans la construction des reliefs ? Et le seras-tu en sachant dans ton cœur que même si personne ne voit ou reconnaît tes bonnes œuvres, elles sont comme une montagne sous l’océan, que Dieu voit et récompensera (Romains 2.16) ?

Alors, es-tu éteint, endormi ou actif ?

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Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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2 Commentaires

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  • belle image! trés parlante pour l’iléenne que je suis ;-)

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  • Belle image, Fidji, merci ! Et les sciences nat’ en sont pleines… Dieu a disposé une quantité incroyable d’enseignements pour nous dans sa Création. Il donne quelques pistes dans la Parole, mais il y en a encore plein d’autres à explorer. Vive la bio et la géol :-)

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