À force d’évangéliser, j’ai fini par y croire !

Post de Charles M., 22 ans, étudiant en école de commerce à Lyon.

J’ai grandi dans une famille catholique non pratiquante. Nous ne parlions pratiquement jamais de la Bible ou de la personne de Jésus. J’étais allé quelques fois à la messe, mais je n’avais pas eu d’expérience plus poussée avec la foi chrétienne. Par chance, j’avais un ami chrétien au lycée qui s’appelait Chris, et qui m’a invité à une colo de ski. C’est là que j’ai lu la Bible pour la première fois. On parlait de Dieu, et surtout de Jésus !

À partir de ce moment-là, j’ai commencé à fréquenter l’église régulièrement. Je m’étais fait de nouveaux amis là-bas. Je sentais qu’au sein du groupe de jeunes, il y avait une chaleur et une gentillesse qu’on ne retrouvait pas ailleurs. Malgré cela, ma relation avec Dieu n’était pas ancrée dans la Parole. Petit à petit, je trouvais que l’église prenait la Bible trop à la lettre. Les opinions et les choix de vie de Chris et de ses amis étaient trop différents, voire carrément fous. (Pas de sexe avant le mariage ? On se croirait au Moyen-Âge !) La religion chrétienne m’apparaissait restrictive et dogmatique. Le conflit en moi était tel qu’un jour, je décidai de ne plus fréquenter cette église. Au début, je lisais ma Bible le dimanche, et petit à petit… plus rien. J’ai terminé le lycée en reprenant ma vie d’avant ; puis je suis parti poursuivre des études supérieures à l’étranger.

À la fin de ma première année à l’université, je suis revenu à Lyon. Même si je rejetais son église, mon amitié avec Chris avait été vraiment précieuse à mes yeux et il était resté l’un de mes meilleurs amis. J’ai repris contact avec lui. Comme il lisait sa Bible le matin, je m’y suis remis. Comme il allait à l’église, j’ai fini par y retourner. Des difficultés personnelles, le décès d’un ami d’enfance et le témoignage d’une amie du lycée qui s’était convertie me faisaient aussi beaucoup réfléchir.

Quelques semaines plus tard, l’église a organisé un camp d’évangélisation. Je n’avais strictement aucune envie d’y aller. Je ne savais pas où j’en étais dans ma foi et l’idée de parler à des inconnus dans la rue ne me disait rien du tout. Toujours est-il que je me suis retrouvé dans la rue un lundi après-midi – accompagné d’un gars appelé Samuel, que je ne connaissais pratiquement pas – pour faire des questionnaires auprès des passants. Je stressais comme un malade. Je me disais : « Charles, mais qu’est ce que tu fous ? Pourquoi, mais pourquoi est-ce que tu fais ça ?! »

Et là, Dieu a vraiment agi. En parlant à des gens dans la rue, j’ai compris qu’on était tous dans le même bateau. Nous tous, humains, bien que différents, nous cherchons tous quelque chose. Tous les gens à qui je parlais avaient galéré d’une façon ou d’une autre. Ils étaient pour la plupart prêts à discuter de Dieu. Samuel leur présentait un livret appelé Deux façons de vivre. Nous avons parlé longuement et passionnément avec beaucoup de monde. À chaque fois que je discutais avec une personne, je me voyais un peu à travers elle. J’étais frappé par la souffrance des personnes rencontrées et je voyais que, pour la plupart, elles avaient soif de quelque chose. Je suis resté toute la semaine et j’ai vu Dieu à l’œuvre. Le dimanche après-midi, après avoir annoncé je ne sais combien de fois l’Évangile, et après voir lu et relu le livret Deux façons de vivre, je me suis mis à genou chez moi. C’était clair : il y avait deux façons de vivre et un choix à faire. J’ai demandé à Dieu de me pardonner. J’ai dit à Jésus que, désormais, c’était lui mon Seigneur. Cela a clôturé la plus belle semaine de ma vie. Je me suis mis à avoir une vraie soif de la Parole. Je dévorais la Bible comme un bon steak-frites !

De par mon témoignage, je veux t’exhorter en deux points. Premièrement, persévère avec tes amis non chrétiens. Tôt ou tard, ils verront la vie telle qu’elle est… et ils seront heureux que tu aies un message d’espoir à leur apporter. Deuxièmement, je t’encourage à participer – au moins une fois dans ta vie – à une semaine d’évangélisation. Peut-être penses-tu que ce n’est pas pour toi ? Crois-moi, cela vaut le coup de relever le défi !

Et toi, quelle est ta façon de vivre ?

Auteur : Charles M.

Charles, 22 ans est étudiant en école de commerce à Lyon.