Rébellutionnaires de l’amour !

Crédits photo : suchablog.com

Post de Déborah Klopfenstein, 21 ans, étudiante sage-femme à Montbéliard.

Novembre 2012… La rentrée est passée, avec ses nouvelles choses en vue, ses nouveaux projets dans lesquels se lancer et ses nouveaux défis !

Peut-être que certains d’entre vous ont déjà commencé plein de projets et d’activités, et pour d’autres c’est un peu plus flou…

Pour ma part, j’ai toujours aimé être actrice pour Dieu, avoir des engagements, des rêves… Au cours de ces dernières années, Dieu m’a rappelé une chose essentielle qui pourra vous paraître logique. Mais cela m’a montré que dans la réalité, je n’ai pas répondu à ce que Dieu me demandait en premier.

J’ai une question pour vous : 

Avez vous un cœur de « Bon Berger » ?

Beaucoup d’entre vous connaissent le passage sur le bon berger dans l’évangile de Jean au chapitre 10. Bien entendu, tout le monde n’est pas appelé à être un berger, mais ce n’est pas de cela précisément que je veux vous parler. Dieu m’a plus travaillée sur le fait d’avoir le « cœur » pour prendre soin des uns et des autres, le « cœur » tout simplement pour aimer l’autre sans faire de différences.

Nous formons un seul corps, et si l’un des membres souffre, le reste du corps souffre aussi. Si quelqu’un est dans la difficulté ou s’éloigne, n’est-il pas de notre devoir d’être là pour lui ?

Pour mieux illustrer ce que je veux partager avec vous, je vais raconter un peu mon vécu personnel. Ces dernières années, j’ai souvent été marquée par l’attitude de certains chrétiens : comment peut-on réagir de manière choquante, si l’on dit qu’on appartient à Christ ? Pourquoi un tel manque de soutien, et même parfois des paroles décourageantes lorsqu’on veut s’engager pour Dieu et qu’on appartient à la même famille ? Comment peut-on se dire chrétien et ne pas vouloir vivre sa vie pour Christ ?

Dans cette attitude un peu de révolte, Dieu m’a fait comprendre avec patience, que je ne considérais sans doute pas ces personnes comme des exemples ; mais en ayant ce jugement critique vis-à-vis d’eux, est-ce que j’étais moi-même un exemple ? Qui suis-je pour juger et condamner ? C’est difficile de ne pas être dans cet état d’esprit. Même en faisant des efforts, on y glisse si rapidement.

Avoir un cœur de « bon berger », c’est avoir un cœur pour chacun. Jésus ne « sélectionnait » pas ses brebis. Il aime et désire que chacune le suive et avance avec lui. Et si l’une se perd, il est prêt à la chercher là où elle est, sans la condamner, mais en la prenant telle qu’elle est.

Aimer avant tout !

Dieu nous demande avant toute chose d’aimer. Aimer sans juger, ni condamner, être là pour son prochain quel que soit l’endroit où il en est dans sa foi. Aimer même si nous sommes en désaccord. L’amour est patient, c’est lui qui donne la force nécessaire pour continuer à avancer et travailler ensemble malgré les divergences. Nous devons prier pour être remplis de cet amour.

Un jour, je discutais avec un ami plus jeune dans la foi, et je lui disais : « Je suis triste par rapport à l’attitude de certaines personnes, je ne les comprends pas. » Il m’a répondu : « Moi ce qui m’étonne, c’est qu’avant d’affirmer cela, tu devrais dire en premier que tu les aimes. »

Quelle belle claque ! Heureusement que Dieu est là pour nous guider et nous reprendre là où nous en avons besoin. Bien entendu, il y aura toujours des attitudes qui vont nous révolter, mais ce n’est pas ça qui fait changer les cœurs et les mentalités. Aimer et dire les choses dans l’amour est un sacré défi. Nous sommes appelés à annoncer l’Évangile (un message d’amour) et à former des disciples. Les gens auxquels nous témoignons et les personnes que nous formons, nous devons les aimer avant tout.

Nous pouvons avoir beaucoup d’engagements, mais si nous ne les respectons pas avec amour et dans l’amour sans sélectionner les gens, nous passons à côté de ce à quoi Dieu nous appelle en premier : aimer sans condition…

Il est dit que la plus grande des choses, c’est l’amour (1 Co. 13.13) ; c’est de l’amour que sont nées la foi et l’espérance… C’est par amour que Jésus est mort sur la croix pour nous afin de nous donner cette espérance nouvelle. Soyons des témoins, des témoins de cet amour.

Une nouvelle année vient de commencer pour chacun, et j’aimerais juste vous laisser une phrase comme un défi : Soyons des rébellutionnaires de l’amour.

Auteur : Déborah Klopfenstein

Déborah, 21 ans, est étudiante sage-femme à Montbéliard.