Les gentilles filles ne changent pas le monde (2/2)

23 Août 2012 22 commentaires

Vous pouvez lire la première partie de l’article ICI.

2/ Une femme bonne sait que sa vie, ses dons et sa personnalité sont uniques aux yeux de Dieu.

Cette vérité, comme la première, peut te paraître évidente. Mais comprenons bien les implications. Cela signifie que tes dons sont aussi importants[1] aux yeux de Dieu que ceux des gens autour de toi, et cela inclut ton mari (si tu en as un), ton pasteur, tes amis. En pratique, cela signifie qu’en tant que femmes, nous ne devrions jamais laisser les autres piétiner nos aspirations sans broncher. Il y a des désirs légitimes, et des appels divins (même pour nous les femmes !). Cela conduit inévitablement à la perte de nombreux dons dans l’église. Lynne exprime magnifiquement cette idée dans son livre :

Le ministère de Bill (son mari) portait tellement de fruits que j’ai progressivement commencé à penser que ma vie plus silencieuse et moins visible n’avait pas autant d’importance que la sienne. Ce qui était important était de garder Bill dans la course, de faciliter son ministère.

Mais cette négation de ses propres dons et envies à mené Lynne tout droit au burn-out et a privé son église d’une richesse incroyable. Donc si tu es mariée, je t’encourage à parler avec ton mari de tes envies pour voir comment vous pourriez imbriquer vos ministères. S’ils ne sont pas compatibles, vous pourriez alors organiser votre temps en conséquence, pour que chacun puisse vivre sa vision, dans la mesure du possible. Et si tu es célibataire, avec une vision pour ta vie et que tu sens que Dieu a placé un appel sur ta vie, ne te marie pas avec un homme qui n’attend de toi qu’un substitut d’un bon bed & breakfast (sauf si c’est ton appel et ton désir !).

3/ Une femme bonne ne laisse pas la peur l’arrêter.

Entreprendre est effrayant. Essayer, c’est s’exposer à l’échec. Une gentille fille se complaît dans sa petite vie paisible, non seulement parce qu’elle croit aux mensonges ci-dessus, mais également parce qu’elle laisse la peur la submerger. Aussi insatisfaisante que peut paraître la vie de Lynne comme elle la décrit au point 2, elle reconnaît que se cantonner au statu quo est toujours plus rassurant que de sauter dans le vide. Il est plus facile de dire : « Ah, si seulement j’avais plus de temps, je ferais de grandes choses pour Dieu ! » que de réellement entreprendre quelque chose et de réaliser que l’on peut échouer. C’est pourquoi nous, les femmes, sommes à la fois victimes du statu quo hérité de nos ancêtres et – parfois – de nos cultures d’églises. Mais nous sommes aussi responsables de la situation ! Nous nous satisfaisons de la situation, car nous avons peur de changer les choses. Il est plus facile de faire de la confiture (je n’ai rien contre la confiture – croyez-moi !) que de lancer une initiative pour apporter l’évangile aux jeunes du quartier chaud en face de l’église ! Et cela même si vous détestez faire de la confiture.

J’ai commencé cet article en disant que l’opposé d’une gentille fille était une femme bonne. J’irai maintenant plus loin en disant que l’opposé d’une gentille fille est une femme dangereuse. Une femme qui combat la bataille contre tout ce qui s’oppose à l’oeuvre rédemptrice de Dieu dans nos vies et dans notre monde. Ces femmes sont dangereuses, car elles peuvent changer le monde. Pour le meilleur. Et pour la gloire de Dieu.

Rébellutionaires aux cheveux longs, en talons aiguilles et en jupes, à vous de jouer !

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NOTES

[1] Dans “aussi” important, j’implique qu’il n’y a pas de dons plus importants que d’autres. Par exemple, si tu chantes dans la chorale, ton service n’est pas moins important que celui de ton mari qui prêche (même s’il est peut-être moins visible). Tu ne dois donc pas forcément arrêter le chant pour qu’il puisse prêcher plus, sauf si c’est vraiment ton appel et ton désir.

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Auteur : Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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