Les gentilles filles ne changent pas le monde (1/2)

Récemment, j’ai lu Nice girls don’t change the world de Lynne Hybels, la femme du célèbre pasteur américain Bill Hybels. Cette lecture résonne en moi sans cesse. Elle me ramène à quelque chose que j’ai toujours cru, sans jamais pouvoir l’exprimer. Je m’explique…

Je suis le genre de fille qui parle fort quand le sujet la passionne (ne me lancez surtout pas sur les stratégies d’évangélisation de nos églises !), qui n’a pas peur de dire : « Tu dis n’importe quoi ! », qui a des idées, des opinions et qui est prête à se battre pour qu’on l’écoute. Je suis le genre de fille qui gagnera plus que son mari (c’est un fait, le mien veut être pasteur !), qui fait des études supérieures et qui ne voit pas pourquoi elle devrait être la première à lever le pied pour changer des couches. J’aime écrire, étudier la Bible et implanter des églises autant que mon mari. Je ne suis pas le genre de femme qui jettera ses rêves aux oubliettes pour faire des cakes salés, des confitures faites maison (n’en déplaise aux organisatrices des petits-déjeuners de femmes !) et remplir notre déclaration d’impôt. Je suis – attention scandale – une féministe[1].

Le pavé dans la mare est lancé !

Voilà le problème, ce mot fait frémir les évangéliques. La féministe est forcément une hystérique indécente qui revendique des « droits » totalement non-créationnels, qui – si elle est chrétienne – est forcément égalitarienne[2] (ce qui n’est pas forcément mon cas) et dont le seul but est de castrer les hommes. Que les choses soient claires, je ne suis pas une femme rebelle ou insoumise. Je me place sous l’autorité de passages bibliques comme Tite 2.3-5 ou Ephésiens 5.22 en ce qui concerne la soumission… Mais je reste frustrée par l’attitude que les églises/les hommes/les femmes semblent attendre de nous dans nos églises. J’ai l’impression que l’on veut que nous soyons de gentilles filles : obéissantes, polies, respectables socialement… mariables, quoi ! Le regard vide parfois, un discours un peu plat, mais un sourire tellement charmant ! Vous voyez le tableau ? Jamais un mot au-dessus de l’autre de peur de se faire coller une étiquette d’insubordonnée. Alors que je parlais de ce sujet avec une amie célibataire, elle m’a même avoué se forcer régulièrement à paraître moins passionnée, à moins se faire remarquer à l’église, de peur de faire fuir les hommes.

Et si Dieu nous appelait à autre chose ? C’est ce qu’envisage Lynne dans son livre. Et si Dieu nous appelait à être non pas de gentilles filles, mais, au contraire, des femmes bonnes ? Être une femme bonne, c’est laisser de côté notre gentillesse passive, sans prise de risques, et notre tendance à vouloir plaire aux autres pour nous vêtir du dynamisme de la vraie bonté. C’est quitter la faiblesse et l’immaturité de petite fille pour la force et la maturité de la femme. Il y a trois différences entre une gentille fille et une femme bonne :

1/ La vie d’une femme bonne est construite sur l’amour de Dieu. Elle n’a pas besoin de systématiquement plaire à tout le monde.

Une femme bonne sait qu’elle n’a pas à mériter l’amour de Dieu en faisant toujours plus pour les autres, quitte à s’essouffler. Elle peut se reposer sans culpabilité. Elle sait qu’elle n’a pas à mériter l’amour de Dieu en satisfaisant systématiquement les autres à son détriment. « Mourir à soi-même » ne veut pas dire ne jamais poser de limites et ne jamais s’affirmer. Elle reconnaît que lorsque Paul nous appelle à nous faire « tout à tous », il n’est pas en train de nous demander de devenir des paillassons ! Paul veut faire de nous, hommes ou femmes, des évangélistes sensibles, et non pas des champions du « politiquement correct ». La femme bonne déplaira parfois à ceux qui n’attendent d’elle que de la gentillesse. Qu’il en soit ainsi ! Elle n’est pas bruyante, revendicatrice ou irritante, mais elle vit selon ses convictions. Elle sait que Jésus était un révolutionnaire qui n’a jamais essayé de rendre tout le monde heureux.

(à suivre demain…)

________________

NOTES

[1] Attention, il faut distinguer deux types de féminisme. A la base, « le féminisme est un ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. Il s’incarne dans des organisations dont les objectifs sont d’abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes » (Source : wikipédia). Ce féminisme est clairement biblique, étant donné que l’homme et la femme sont tous les deux l’image de Dieu (cf. Genèse 1.27). En revanche, je n’adhère pas à ce que l’on appelle le « féminisme de la deuxième vague » avec ses revendications concernant l’IVG par exemple.

[2] En ce qui concerne la répartition des rôles selon les sexes, les évangéliques sont essentiellement divisés en deux camps. D’un côté, on trouve les complémentariens, qui affirment que les hommes et les femmes ont des responsabilités différentes (p.ex. dans l’église, une femme ne peut pas prêcher, devenir responsable, et dans le foyer, le rôle principal de la femme est de prendre soin de son mari et de ses enfants, etc.). De l’autre côté, on trouve les égalitariens, qui insistent sur l’idée que la répartition des rôles n’est pas une question de sexe, mais plutôt une question de dons et d’aspirations (p.ex. une femme qui a un don pour prêcher peut le faire, si un homme aime le ménage et la cuisine, il peut légitimement en être responsable dans son foyer etc.).

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Fidji P-L

23 ans, Rébellutionnaire, mariée à Sam, étudiante en médecine à Lyon et co-auteure du livre Fidji et Sam, étudiants..

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47 Commentaires

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  • Très bien dit, Fidji !
    (Au passage, mes pensées rejoignent les tiennes.)
    Où pourrais-je trouver une copie de cet ouvrage ?

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    • Pénélope, tu peux trouver ce livre sur Amazon en version papier et ebook. Enjoy :).

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      • Je vois, merci Sam !

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  • Bonjour Fidji. Merci pour ton article.
    Je suis contente de la problématique que tu soulèves. Je vais rapidement relever quelques aspects.
    1. Etant moi-même un écrivain, je ne suis pas sûre que ce soit judicieux de notre part d’utiliser des mots chargés d’histoire pour transmettre des vérités bibliques. Je ne suis pas pour le féminisme, mais je défends la féminité biblique qu’on pourrait définir comme la manifestation du caractère de Christ au travers de la femme ou encore le dessein de Dieu sur le caractère de la femme. (C’est un modeste essai de définition). Cette féminité inclut notamment « Marcher en Esprit et en vérité ». Etre dans les vérité dans les valeurs qu’on défend, dans la façon de faire, dire la vérité, être vrai avec les autres (ne pas jouer de rôles) etc…. ( Ainsi défini, les choses sont moins susceptibles de créer la confusion.)

    2- Je pense qu’il nous faut éviter de tomber dans la catégorisation. Cela vaut pour les hommes comme pour les femmes. Les premiers n’ont en rien raison de prétendre qu’une soeur est plus spirituelle parce qu’elle est une parfaite maîtresse de maison. Les secondes n’ont pas le droit d’affirmer qu’une femme est moins spirituelle parce qu’elle ne passe pas son temps à lire C.S Lewis. Cela relève des centres d’intérêt et non de la Foi. D’autres ne peuvent s’empêcher de parler fort, certaines dans leur timidité semblent chuchoter. Cela relève du tempérament et non de la Foi. Certaines sont appelées à l’apostolat et d’autres à être tout simplement des femmes au foyer. Le plus important, c’est que les unes comme les autres marchent dans l’obéissance à Dieu par rapport à leurs vies.

    Toutes les filles n’ont pas le même appel, toutes ne sont pas appeler à changer le monde. Certaines le sont, d’autres pas. Ce qui est regrettable, c’est que celles qui le sont, n’émergent pas endormies par une mauvaise définition, compréhension de la « féminité biblique ».

    Tu nous a beaucoup parlé de Lynne Hybles et de son livre, j’espère demain (ou quand la partie 2 sera publiée) avoir l’opportunité de connaître tes positions sur le sujet.

    Merci encore.

    Blessings.

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    • Hello Victoria,

      Merci pour ton commentaire, et pour le ton irénique que tu emplois. Voici mes réponses à tes 2 points :

      1. Je pense que nos deux positions se défendent. John Piper, l’auteur du livre « Prendre plaisir en Dieu », a défini sa vision de la vie chrétienne comme de « l’hédonisme chrétien ». Comme tu t’en doutes, il a été vivement critiqué d’utiliser un mot aussi chargé que « hédonisme » pour décrire la vie du chrétien. Mais en fait, il a justement choisi ce mot parce qu’il était chargé. Certains lecteurs sont choqués par l’utilisation du mot, s’arrêtent, et se remettent en question. De la même manière, je ne passe pas mon temps à me revendiquer en tant que « féministe ». En revanche, j’ai volontairement utilisé ce terme chargé dans l’article pour montrer que le vrai féminisme (et non ses dérives) est biblique.

      2. Je suis tout à fait d’accord avec ton point. Lorsque j’insiste sur le fait que les « gentilles filles » ne changent pas le monde, je ne suis pas en train d’appeler toutes les femmes à changer le monde. Je suis simplement en train de défendre l’idée qu’il est acceptable, voire honorable pour une femme d’être passionnée et d’avoir une vision pour sa vie qui dépasse le simple fait d’être femme au foyer. En fait, mon article est correctif dans la mesure où les femmes « fortes » se sentent obligées de porter un masque dans certains de nos milieux, ce qui est dommage !

      Qu’en penses-tu ?

      Blessings !

      Fidji

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      • Bonjour Fidji,

        1- Très Intéressant que tu t’appuies sur John Piper. Sur son site (desiringGod) , divers messages sont disponibles sur ce le « Biblical Womanhood » à savoir la féminité biblique. Contrairement, au féminisme, l’hédonisme est une doctrine.On pourrait en conclusion dire qu’il faut savoir quand utiliser ces termes et quand s’arrêter. Et dans le cas présent, je ne l’aurais pas fait.

        2- Pour le point deux je vais écrire un nouveau commentaire plus bas.

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        • C’est noté Victoria. En tout cas, je te remercie d’avoir gardé un ton courtois au cours de notre échange, malgré ton désaccord.

          En fait, l’hédonisme et le féminisme sont dans la même catégorie. Ils sont tous les deux un courant d’idée, une philosophie. L’hédonisme prône initialement la recherche du plaisir comme but ultime de l’existence humaine. Le féminisme, quant à lui, cherche simplement à rétablir l’égalité créationnelle.

          Utiliser l’hédonisme pour décrire la vie chrétienne était choquant pour les premiers auditeurs de Piper. Tu connais comme moi certaines des conséquences de l’hédonisme dans l’histoire : orgies, beuveries, laxisme moral etc. Et pourtant, Piper a voulu redéfinir le terme, se le réapproprier, parce que pour lui, la vie chrétienne est hédoniste : trouver notre plaisir en Dieu est notre raison d’être.

          En ce qui concerne la « Biblical Womanhood » selon Piper, elle illustre bien ce que je veux dire. Dans tous les milieux que Piper fréquente, tous les grands noms, les héros sont des hommes. Les femmes existent simplement pour servir leur mari. C’est dans de tels milieux que les femmes ont l’impression d’avoir raté leur vie si elles ne sont pas mariées à 30 ans. Triste conséquence…

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          • Coucou Fidgi! Ce sujet est vraiment intéressant, et suscite bien des réactions! J’avais juste une petite question : quand tu dis que dans les milieux que fréquente John Piper, tous les héros sont les hommes et que les femmes n’existent que pour servir leurs maris…est-ce que tu peux nous donner quelques exemples? J’ai pu rencontrer et passer du temps avec la femme de John récemment, et je peux dire que ce n’est pas du tout le cas chez eux! :). Mais ça m’intéresse de savoir de qui tu parles dans ces cas. Merci de ton énergie et de ta patience dans toutes tes réponses, je sais que ce n’est pas facile de digérer l’avis de chacun en restant plein d’amour!

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            • Hello Lori, merci pour ton commentaire. Je pense que ma phrase était un peu une généralisation, et il y a forcément des exceptions. Je partageais simplement mon sentiment général sur un milieu dans lequel le fait que Dieu ait créé la femme pour être une « aide » pour l’homme a conduit beaucoup de femmes à abandonner toute vocation extérieure pour faire du foyer leur vocation et raison d’être ultimes. En tout cas, si ce n’est pas le cas chez les Piper, tant mieux ;).

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    • Victoria,

      J’ai oublié de répondre à ton dernier point qui concerne mon propre avis sur ce que Lynne partage. Demain, je posterai encore 2 autres points, donc tu pourras mieux comprendre ce que je pense. En attendant, voici quelques remarques. Le livre de Lynne est un témoignage. En conséquence, je ne peux pas vraiment être “pour” ou “contre” ce qu’elle partage. En revanche, je compatie avec son expérience et je m’y retrouve à plusieurs niveaux. Par exemple, lorsqu’elle raconte comment elle s’est essouflée en cherchant à satisfaire tout le monde. Maintenant, en ce qui concerne ses implications, je la rejoins sur tous les points hormis la question du rôle de la femme dans l’église (que je n’évoque pas dans mon article – là n’est pas le sujet). Lynne, suite à son expérience, a opté pour une vision égalitarienne (voir la deuxième note à la fin de l’article), alors que ce n’est pas forcément mon cas.

      A demain :).

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  • Une femme bonne…Amen ma sœur!!! Passionnée pour Christ et son appel. Mais désolé de faire mon rabat joie de service mais…passion = souffrance. Je pense qu’on est appelé (homme ou femme en Christ) à être à la fois des « paillassons » car c’est quand ils sont écrasés par les hommes rebelles que brille de tout son éclat la grâce des enfants de Dieu, par la puissance du Seigneur. A la fois nous sommes appelés à une fermeté intraitable pour prendre position pour la vérité et la justice.

    Sur tout le reste je te suis. Il certain que ça ne plaira pas à tout le monde de choisir Christ plutôt que le monde.

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    • Cal,

      Merci pour ta réponse. Sommes-nous appelées à être des « paillassons » ? Eh bien oui et non.

      Oui, dans la mesure où selon l’apôtre Paul, servir le Christ c’est mourir à soi-même pour que d’autres puissent vivre. C’est accepter de suivre Jésus dans son humiliation pour incarner l’évangile. Là, je dis AMEN !

      Non, dans la mesure où nous ne sommes pas appelées à nous écraser face aux désirs des autres. Nous sommes responsables de notre vie, et de faire fructifier nos talents (comme dans la parabole). Ne laissons personne dicter nos priorités et nous mettre dans un moule qui étoufferait toutes nos aspirations !

      Autrement, un grand merci pour le ton de commentaire propice à la discussion !

      Fidji

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      • Comment accepter de suivre Jésus dans son humiliation? il a été fouetté, moqué, injurié, crucifié… et il n’a pas réagi alors qu’il a dit qu’il suffisait qu’il dise un mot pour que des ANGES viennent à son secours…

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        • Philippe, il faut certes suivre ce Christ, mais il faut également suivre celui qui a dit à Pierre : « Arrière de moi Satan ! » lorsque ce dernier a cherché à l’empêcher d’accomplir la volonté de Dieu pour sa vie. On ne peut pas juste prendre un passage pour en faire une idée générale, il faut prendre en compte l’ensemble de la Bible…

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    • « Je pense qu’on est appelé (homme ou femme en Christ) à être à la fois des « paillassons » car c’est quand ils sont écrasés par les hommes rebelles que brille de tout son éclat la grâce des enfants de Dieu » Yes I agree ! :)

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      • Fidji, je me permet de réagir à vos propos , notamment avec cette affirmation. « Ne laissons personne dicter nos priorités et nous mettre dans un moule qui étoufferait toutes nos aspirations ! »
        Que faites vous dans ce cas là de la soumission (non pas dans le couple, mais dans l’église). Sachant que je ne réduis pas le débat à la soumission de la femme, mais que chacun doit avoir vis à vis des autorités de l’église locale dans laquelle nous sommes engagés. Sachant (et Alain sera d’accord avec moi puisque j’ai passé tout un week end à l’écouter là dessus), que se soumettre à nos anciens par exemple, participe de la gloire de Dieu.

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  • Salut à tous,
    j’ai lu l’article et j’aimerai préciser 2 choses : la mort à soi, et les rôles dans le foyer.
    voici un extrait du texte :  » « Mourir à soi-même » ne veux pas dire ne jamais poser de limites et ne jamais s’affirmer (SI, JUSTEMENT). Elle reconnaît que lorsque Paul nous appelle à nous faire « tout à tous », il n’est pas en train de nous demander de devenir des paillassons ! Paul veut faire de nous, hommes ou femmes, des évangélistes sensibles, et non pas des champions du « politiquement correct ».
    Paul se définira lui même comme une balayure du monde… c’est fort tout de même. en plus, il nous demande d’être ses imitateurs.

    il est ici question pour ma part d’un point important du christianisme, la mort à soi. Christ ne nous demande pas de prier voir méditer la bible chaque jour. ce sont pourtant là des habitudes excellentes. la seule chose qu’il nous demande de faire chaque jour est de PORTER NOTRE CROIX ET DE LE SUIVRE. mais au fond, que veux donc dire porter sa croix?
    LUC 9 : 23
    Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même,
    qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

    Renoncer à soir c’est renoncer à ses droits, son honneur, sa réputation… c’est le Prix.
    Pour ma part, la non application de ce passage dans nos vies justifie que nous ne voyons pas assez souvent la main de Dieu en notre faveur, car Dieu dit :
    Rom12:19;
    Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.
    A chaque fois qu’on se défend, Dieu ne le fait plus à notre place, mais surtout, nous désobéissons.

    Comme pour beaucoup de promesses dans la bible, il se trouve que nous sommes confrontés à une grande incrédulité, qui est de se dire ceci :
    SI JE MEURS A MOI MÊME ET QUE JE RENONCE A MES DROITS, LES GENS AUTOUR DE MOI VONT EN ABUSER…

    voila le problème. si on ne s’affirme pas dans cette société de rapaces, on va être bouffé très rapidement. conclusion, on essaie de justifier comme on peut le fait de se défendre, de défendre nos honneurs, biens, réputations et autres. Mais à mon sens, ceci découle d’une incrédulité.

    Vous ne me montrerez Nul part dans la Bible Jésus défendre ses intérêts. or nous savons tous qu’on a menti de lui, parfois même, en sa présence. on a dit des choses horribles à son sujet (fils de Belzébuth…); mais en aucun cas, on ne le voit se défendre.

    Ce parallèle est vrai pour Moise, Jamais il ne se défendra des accusations du peuple. Jamais.

    par contre, on verra Moise déchirer ses vêtements et fracasser les tablettes de la loi; ou encore, Jésus fouetter des brigands dans le temple. Ceci peut sembler paradoxal quand on connait leur caractère. L’explication est simple :

    Quand il s’agit de mon honneur, de ma réputation, je ne ferai JAMAIS RIEN pour me défendre, MAIS, je mourrai pour défendre l’honneur de Dieu et de sa gloire.
    Voila ce que Dieu attend de nous. La seule cause à défendre est celle de Christ.

    je conclu en disant ceci : Il y a une solution. la mort à soi n’est pas une utopie. Dieu nous dit ceci :
    1 Corinthiens 10:13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

    Ceci est une grande assurance pour nous car elle dit ceci : Peut importe l’injustice que je vivrai, si Dieu la permet, c’est que je suis capable de la supporter.
    Je pense donc qu’homme comme femme, nous devons mourir à nous même, c’est un préalable pour une vie de couple heureuse. La gloire de Dieu éclate, non quand nous nous défendons (comme tout le monde), mais quand nous le laissons régler pour nous dans les lieux secrets les injustices que nous vivons. La Bible est remplie de ces témoignages.

    j’ai été long et je reviendrai peut être plus tard pour le 2e point concernant les rôles de chacun.

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    • Hello Philippe,

      Merci pour ton commentaire. J’aime beaucoup ta définition de ce que « mourir à soi-même » signifie. En revanche, je tiens à signaler que c’est une phrase de Jésus qu’il faut équilibrer avec d’autres passages de la Bible.

      Le monde évangélique compte d’innombrables victimes de l’amour paillasson. L’amour paillasson, c’est une définition de l’amour qui dit qu’aimer, c’est s’écraser, tout laisser passer. Par exemple, une femme qui croit ce mensonge pense qu’elle n’a pas le droit de dire à son mari qui rentre saoul que la prochaine fois qu’il le fera, il dormira justement sur le paillasson. Cette femme pense que le vrai amour dira simplement : « Oh chéri, arrête, ça me fait souffrir ! » Mais c’est faux ! Le vrai amour dira : « Ecoute chéri, c’est la dernière fois que tu rentres bourré. La prochaine fois, j’irai dormir chez des amis et tu débrouilleras tout seul ! »

      Autre exemple : si mon fils refuse de travailler et désire qu’en tant que parents nous le logions, je lui dirai ce que l’apôtre Paul a dit : « Si tu refuses de travailler, alors tu ne mangeras pas. Si tu ne commences pas à chercher un emploi, tu devras trouver un autre logement ! »

      En d’autres termes, poser des limites, c’est non seulement biblique, c’est nécessaire, et c’est une marque d’amour. Mettre ceux que l’on aime face aux conséquences de leurs mauvaises décisions est une marque d’amour.

      Dans le cas de cet article, beaucoup de chrétiens ont des attentes sur les jeunes femmes ou les jeunes mères. Si ces attentes ne correspondent pas à celles de Dieu pour ma vie, je n’ai aucun souci à décevoir ces personnes pour plaire à Dieu. Comme je l’ai dit dans l’article, chercher à plaire aux humains ne doit jamais être un but à atteindre.

      Je recommande à ce sujet l’excellent livre de Henry Cloud et John Towsend : Oser s’affirmer : l’art de fixer des limites à autrui.

      Bonne soirée,
      Fidji

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      • J’aime les discussions ayant pour support la BIBLE. peux tu donc me justifier tes positions d’après la Bible? ou vois tu Jésus agir comme tu le recommandes?

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        • Sur le chemin de la croix, Jésus s’est humilié pour faire la volonté de Dieu. Et lorsque Pierre a repris Jésus lorsqu’il a annoncé sa crucifixion, Jésus l’a remis à sa place, pour faire la volonté de Dieu.

          L’idée est simple. Dieu nous appelle à faire sa volonté qui est clairement révélée dans sa Bible. Nous devrons lui rendre un compte personnellement. Donc nous devons suivre l’exemple de Jésus. Nous humilier devant lui et devant les autres pour faire sa volonté, et remettre les autres à leur place lorsqu’ils essaient de nous faire dévier de cette volonté.

          Dieu a donné certains dons et certaines aspirations aux femmes. Elles devront lui rendre un compte pour ce qu’elles en ont fait. Sur ce chemin, elles devront souvent s’humilier. Mais lorsque d’autres voudront les empêcher de faire fructifier leurs talents, elles devront poser des limites claires.

          A+

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      • Le vrai amour ne dirait-il pas plutôt : « en continuant à te souler sans te repentir, tu montres une rébellion contre Dieu. Les ivrognes n’hériteront pas du royaume de Dieu! »

        Cette argument de l’enfer, utilisé avec sagesse, traduit une focalisation d’esprit sur le royaume de Dieu. Je pense qu’une question à se poser en tout tant permettrrait de savoir comment agir : quelle réaction, parole, pensée rendrait gloire à Dieu? Ce qui est cool avec cette question c’est que lorsque dans telle ou telle situation on n’a pas de réponse, on peut prier avec l’assurance que Dieu nous soutiendra pour sa gloire. Tout bénèf pour nous car c’est lorsque nous sommes un outil de Dieu pour sa gloire que notre joie est parfaite (Hédonisme Chrétien)

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        • S’il écoute et se repend, c’est gagné. Mais s’il n’écoute pas ? A un moment ou à un autre, cette femme doit se dire que ce n’est pas à elle de subir les conséquences du péché de son mari. En lui faisant sentir les conséquences de son péché, cela pourra l’emmener à un point ou il sentira le besoin de se repentir.

          C’est le même principe que l’excommunication dans l’église locale. Lorsqu’un membre de l’église pêche ouvertement et refuse de se repentir, l’église doit l’excommunier. Mais le but de l’excommunication est de le conduire à le repentance, pas de le faire souffrir pour rien.

          Bref, l’amour biblique n’est pas un amour « bisounours » mais un amour intelligent. Ce n’est pas pour rien que Paul, dans ses prières, prie que notre amour grandisse en intelligence.

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    • J’aime beaucoup ton commentaire Philippe. Tu as tout à fait raison, nous avons tendance à vouloir défendre nos droits, notre image…. alors que ce n’est pas ce que Jésus a fait. Or, nous devons être ses imitateurs.
      « Et moi je suis un ver et non un homme… » (Psaume 22.7) et la Bible nous dit aussi qu’il s’est dépouillé de tout ce qu’il avait du fait de sa condition divine pour nous. Pourtant nous nous avons tant de mal à être des « paillassons » .
      Que le Seigneur nous aide à l’imiter

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      • Mais Stop!!! arrêtons de dire qu’on doit être des paillassons!!! j’ai été un paillasson pendant près d’un an, j’en ai énormément souffert et j’étais au bord de la dépression et pourtant on me disait ou faisait comprendre que je n’avais rien à dire car c’était « pour le Seigneur » mais c’est faux!!! Dieu ne se réjouit pas de nous voir souffrir sous de faux prétextes! souffrir pour Christ OUI, mais souffrir parce qu’on laisse les autres nous faire croire que nous le méritons ou parce que nous n’osons pas poser de limites NON! … car bien souvent les premiers à se servir de nous comme paillasson avec ces arguments sont les chrétiens eux même!!

        Fidji, je suis d’accord avec toi, il y a vraiment une distinction à faire!!

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        • Dernier commentaire pour moi avant le point 2. Voici quelques versets qui nous donnerons à réfléchir :

          Jean 15:18  Si le monde vous hait, sachez que j’en ai été haï avant vous.
          19  Si vous eussiez été du monde, le monde aimerait ce qui serait sien; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai élus du monde, à cause de cela le monde vous hait.
          20  Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite, que le serviteur n’est pas plus grand que son maître; s’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
          21  Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon Nom, parce qu’ils ne connaissent point celui qui m’a envoyé.

          2 Timothée 3:10  Mais pour toi, tu as pleinement compris ma doctrine, ma conduite, mon intention, ma foi, ma douceur, ma charité, ma patience.
          11  Et tu sais les persécutions et les afflictions qui me sont arrivées à Antioche, à Iconie, et à Lystre, quelles persécutions, dis-je, j’ai soutenues, et comment le Seigneur m’a délivré de toutes.
          12  Or tous ceux aussi qui veulent vivre selon la piété en Jésus-Christ, souffriront persécution.

          1 Pierre 4:12  Mes bien-aimés, ne trouvez point étrange quand vous êtes comme dans une fournaise pour votre épreuve, comme s il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire.
          13  Mais en ce que vous participez aux souffrances de Christ, réjouissez vous; afin qu’aussi à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec allégresse.
          14  Si on vous dit des injures pour le Nom de Christ, vous êtes bienheureux: car l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous, lequel est blasphémé par ceux qui vous noircissent mais pour vous vous le glorifiez.
          15  Que nul de vous ne souffre comme meurtrier, ou larron, ou malfaiteur, ou curieux des affaires d’autrui.
          16  Mais si quelqu’un souffre comme Chrétien, qu’il n’en ait point de honte, mais qu’il glorifie Dieu en cela.
          17  Car il est temps que le jugement commence par la maison de Dieu; or s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent point à l’Evangile de Dieu?
          18  Et si le juste est difficilement sauvé, où comparaîtra le méchant et le pécheur?
          19  Que ceux-là donc aussi qui souffrent par la volonté de Dieu, puisqu’ils font ce qui est bon lui recommandent leurs âmes, comme au fidèle Créateur.

          En Christ

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        • Hello Laetitia !

          Un grand merci pour ton témoignage !

          Pour tout te dire, c’est justement parce que j’ai vu trop de femmes qui souffrent de ces choses (comme tu le témoignes) que j’ai décidé d’écrire. Par exemple, ma belle-mère s’est toujours pliée en quatre pour satisfaire les besoins de tout le monde (son mari, son église, ses amis etc.) au nom de “l’amour chrétien” et elle en a énormément souffert, jusqu’à faire une dépression. Quand elle avait des invités à la maison, elle se sentait obligée de se lever à 6h du mat’ pour mettre les petits plats dans les grands. Elle ne le faisait pas forcément par amour mais plutôt parce qu’elle se sentait obligée. Et c’est justement quand elle a appris que le vrai amour osait dire NON qu’elle a commencé à aller mieux. Aujourd’hui, on la sent beaucoup plus libre, et je veux que nous puissons toutes connaître une telle liberté en Christ !

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          • Je commence à comprendre ce qui motive la rédaction de cet article. lol
            Pour être plus sérieux, je dirai ceci : il y a une grande différence entre une faiblesse : INCAPACITÉ à dire NON, et l’expression d’un amour sacrificiel.
            Il faut dire NON quand on ne peut pas rendre service, au lieu de vouloir le faire et être frustré.
            Une grande vérité que j’ai apprise de Dieu est qu’il n’accepte RIEN de nous que nous ne lui donnions avec LIBERTÉ.
            Dieu ne nous force à RIEN faire.
            Si ta belle mère ne faisait pas tout ce qu’elle a fait LIBREMENT, alors à mon avis, il y a des chances que ça ne soit pas le type d’œuvre qui plaisent à DIEU.
            Dieu aime les gens qui donnent librement, avec Joie. ce sont les seuls dons que Dieu accepte.
            II Corinthiens 9.7 (SEG) : « Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie.

            Ceci m’emmène donc à un autre point. c’est que l’Amour que Dieu nous demande d’avoir est très élevé. Les standards de cet amour sont au dessus de nos forces. NOUS NE POUVONS PAS DE NOUS MÊME PARVENIR A FAIRE CE QUE CET AMOUR IMPLIQUE.
            nous y parvenons un temps, à cause de la force de la chair, mais très vite, nous nous sentons incapables de continuer à ce rythme.
            peut être que c’est ce que ta belle-mère a connu. elle voulait vivre selon les standards de l’amour de Dieu (qui demande de se lever TOT s’il le faut pour faire plaisir à ses invités, qui demande de faire des sacrifices pour des gens qui ne nous le rendent pas, qui nous demande de donner à des gens qui ne nous donnent jamais rien… ) et ceci est IMPOSSIBLE a faire toute une vie sans craquer à moins que…
            A moins que Dieu nous REMPLISSE DU SAINT ESPRIT.
            Le Remplissage de Saint Esprit à 2 buts à mon sens :
            Nous permettre de ressembler à Jésus Christ dans son CARACTÈRE (et non sa puissance…)
            Nous permettre de SERVIR comme Christ (le serviteur par excellence).
            Voila pourquoi nous avons TOUS besoin CHAQUE jour d’être rempli du Saint Esprit afin de vivre selon les standards de Dieu.
            J’aurai conseillé à ta belle mère non de cesser de manifester son amour, mais plutôt de recourir à la puissance de Dieu pour continuer d’appliquer la parole qui lui demande d’aimer son prochain au point de donner sa vie (car voila le standard de l’amour de Dieu).
            Je veux équilibrer mon propos, il n’est pas question ici de ne pas savoir dire NON… il faut dire NON par amour pour les personnes en face, non pour garder du confort.
            Il faut dire Non quand on ne peut pas rendre service (par exemple refuser de prêter de l’argent si on en a pas)…
            De plus, on a beaucoup parlé des femmes qui sont victimes de certains comportements. pouvez-vous me dire concrètement que font les frères aux sœurs?lol
            Est-ce l’interdiction par exemple de prêcher qui vous pose problème? soyons plus concrets svp.

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          • Merci pour cet article très intéressant Fidji. Mon commentaire précédent a été placé trop bas lol. Je suis d’accord avec Philippe quand il dit que nous devons être des « paillassons » car comme je l’ai exprimé, nous devons nous considérés comme n’ayant aucun droit, nous sommes des étrangers sur cette terre.
            Mais comme tu l’as dit avec l’exemple de ta belle-mère, nous devons parfois poser des limites. Je crois qu’il nous sans arrêt demander à Dieu de la sagesse pour savoir quand nous devons nous laisser faire (comme Jésus maltraité, injurié …) et quand nous devons réprimander le comportement d’autrui (comme Jésus reprenant les vendeurs dans le temple ou les pharisiens).
            Dans tout les cas, ces échanges sont très intéressants :)

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          • ton commentaire me fait penser à l’histoire de Marthe et Marie dans Luc 11 v 38-42

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  • Merci beaucoup pour cet article Fidji, et pour tes réactions pleines de calme et d’amour. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il fait réagir! :-)
    Je suis à la fois d’accord avec toi et avec les réactions qui ont été faites.

    Mais je crois qu’on confond qui a le droit de faire de nous un paillasson, et qui nous pouvons laisser faire, et qui au contraire nous ne devons pas laisser faire.

    Souffrir à cause de la persécution de la part des gens du monde, des non-chrétiens, OUI. C’est ce que Christ a souffert, c’est ce qui est écrit dans la Bible, comme le cite Cal. Et en cherchant à agir comme Lui, nous avons raison de laisser faire si c’est notre honneur qui est bafoué, et de réagir si c’est le Sien.

    En revanche, se laisser enfermer par des chrétiens (qui souvent veulent bien faire!) dans un moule, qu’ils ont fabriqué, NON. Nous aurons à rendre compte des talents qui nous ont été confiés. Femmes comme hommes. Nous n’avons pas toutes les mêmes talents, ni les mêmes appels/missions.Si notre façon d’agir est conforme à la parole, (qui indique de corriger les enfants, qui – proverbe 31 – décrit la femme vertueuse comme étant travailleuse, gestionnaire des biens, chef d’entreprise (relisez le passage!),… ), nous n’avons pas à limiter l’expression de nos talents à un quelconque « gabarit » fixé par des chrétiens.

    Ton article me parle particulièrement, je crois que quelque part j’étais en train de restreindre mon envie d’apprendre davantage, de peur d’être « trop savante » pour un éventuel futur époux… J’attends la suite avec impatience!
    Merci.

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    • Hello Flo,

      T’as tout à fait compris ce que je voulais dire, et je t’en remercie !

      Je suis tout à fait d’accord avec toi que souffrir pour la cause de Christ à cause de notre attachement à lui est une bonne chose ou en tout cas pas une chose que l’on doit rejeter. C’est là ce que veut dire porter sa croix et le suivre : accepter toutes les difficultés qui viennent du fait d’être chrétien.

      En revanche, souffrir parce que d’autres chrétiens ou des mensonges que nous croyons nous dictent nos actions, non ! D’autant plus lorsque ces motifs sont soi-disant bibliques.

      Je t’embrasse !

      Fidji

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    • C’est aussi exactement ce que je pense! Merci pour ton commentaire Flo :)

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  • Il y a une révolution qui se prépare. lol
    je vais peut être en choquer plusieurs, mais la mort à soi ne DISTINGUE PAS l’auteur de l’injustice. depuis quand un mort sait distinguer les chrétiens des non croyants?
    Dieu dit : JE RÉAGIRAI POUR TOI quand tu subis des injustices (et je parle par expérience, Dieu mieux que nous sait REPRENDRE les chrétiens avec une forte conviction de péché quand nous le laissons agir en notre faveur. et ce sont ces mêmes frères qui nous ont combattus qui reviennent demander pardon, sous la conviction du Saint Esprit).
    Mais vous semblez dire : SI C’est un Chrétien, alors, Dieu, JE m’en charge…
    Alors, je vous dirai ceci : UN MORT NE RÉAGIT PAS, VU QU’IL EST MORT.
    Je réitère ma demande: QUEL FONDEMENT BIBLIQUE permet de soutenir le fait qu’un chrétien puisse en quelque situations que ce soit, se défendre? (bien vouloir ne pas me renvoyer vers un bouquin svp… je demande un fondement BIBLIQUE)

    l’humilité que Dieu apprécie tant n’est pas une faiblesse, bien au contraire, c’est une force SOUS contrôle. je PEUX agir, mais je CHOISIS de laisser Dieu le faire à ma place. Voila le challenge.
    je vous propose la prochaine fois que vous serez dans une situation d’injustice de crier à Dieu en disant ceci : Seigneur, là c’est chaud; je suis traité injustement, tel un paillasson, COMMENT UN MORT A SOI DOIT RÉAGIR? Donne moi la force de le faire. Et je crois que très souvent vous constaterez que Dieu recommandera le SILENCE, la courtoisie, et bien d’autres choses.
    par contre réagir afin de mettre les LIMITES c’est le chemin le plus facile, celui de la chair, celui de l’expression de ses droits. le monde agit pareil.
    Ne cherchons pas a entendre un message qui plait à nos oreilles et qui justifie nos actes, mais cherchons la vérité.

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    • Mettre des limites est très loin d’être le chemin le plus facile à prendre, il est bien souvent beaucoup plus facile de ne rien dire et de subir en silence tout en s’enterrant dans une souffrance qui aurait pu être évitée juste en affirmant ses positions!

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      • Ma soeur, une fois de plus, AUCUN verset biblique.
        j’ai l’impression que vous voulez faire passer vos idées; plutôt que la parole de Dieu.
        Si vos idées sont bibliques, la parole devrait regorger de preuves pour étayer vos arguments.Est-ce trop vous demander?
        De plus, que se passe t’il si les limites que vous mettez ne sont pas respectées? vous dites, à vos collègues : Je suis Chrétienne, prière de ne pas me mêler à vos plaisanteries de mauvais gout (voila une position affirmée; mais ces derniers n’en font aucun cas et se font un malin plaisir à vous tourner constamment en dérision; QUE FAITES VOUS?)
        Vous plaindre au niveau de la direction?

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        • Si tu lis la seconde pitre aux corinthiens, tu verras que Paul passe des chapitres entiers à se défendre…
          Il l’a fait également plusieurs fois dans les actes en appelant jusqu’à César…

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          • Alors je suis désolée de refaire sortir un article qui date, mais je suis vraiment trop offusquée (en toute amitié) par certaines idées que j’ai lu.
            Alors premièrement, nous ne sommes pas appelés à être des « paillassons » avec comme sens « personne qui n’a aucune estime d’elle-même et qui se laisse faire, car de toute manière elle ne mérite pas d’avoir son mot à dire. » ceci est une référence biblique : Psaumes 139 : 14 « Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse ». Mais je comprend, ça peut venir de l’Ancien Testament, donc peut-être qu’après la venue de Jésus, ça a pu changer.
            Donc deuxième référence biblique : Matthieu 10 : 23 « Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. » Ok, on va être persécuté, c’est pas forcément toujours facile, mais là, j’ai l’impression que plus on souffre, meilleur on est. Et ça, c’est exactement le point de vue des moines catholiques, qui étaient très fier de souffrir, et de se faire souffrir eux-même au besoin, pour « ressembler à Christ ». Mais Jésus n’a pas souffert parce qu’il trouvait ça cool et classe, il a souffert parce que c’était nécessaire !! La différence est vraiment importante !
            Un dernier point : si on accepte de subir des choses, il faut être sûr que ça ne va pas porter préjudice à Dieu, donner une mauvaise image de Jésus, un Jésus qui accepterait de subir n’importe quoi parce que « de toute manière, il est sur Terre pour souffrir ». C’est un mensonge ! Nous ne sommes pas sur Terre POUR souffrir, nous sommes sur Terre pour partager la Bonne Nouvelle MALGRÉ les souffrances !!

            Désolée si le ton que j’ai employé vous offense, mais je pense aussi qu’il faut imiter Jésus avec sagesse, ne pas imiter n’importe quel acte sans connaitre la raison profonde.

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  • Pour ce qui est des talents, je dirai ceci: je ne sais pas quelles sont les situations que vous avez vécues. je sais juste une chose, si Dieu a investit en vous un potentiel pour réaliser son œuvre et que la raison pour laquelle vous ne le réalisez pas est du fait des hommes (ET NON DE VOTRE DÉSOBÉISSANCE), alors Dieu lui même se fera un honneur à écarter TOUS les obstacles afin que votre lumière brille.
    je tiens à vous rappeler que la première personne qui veut vous voir servir c’est Dieu.
    La vie de plusieurs personnages bibliques le prouve bien. Joseph, Moise, David… prenons par exemple David, il a été oint ROI, mais il est resté dans les cavernes… Étrange n’est-ce pas?
    Fort est à parier que si c’était un de nous aujourd’hui, il aurait certainement dit : Dieu m’a oint (j’ai des talents), mais il y a Saul (les frères, mon mari, parent…) qui m’empêchent de réaliser le plan de Dieu pour ma vie… et qu’auraient ils fait?
    Ben, c’est simple, à la première occasion qu’ils auraient eu de se débarrasser de Saul, ils n’auraient pas hésité. Se débarrasser ici peut s’exprimer de plusieurs façons (calomnies, désobéissance vis à vis de l’autorité…)
    Mais David à prouvé qu’il avait un cœur exceptionnel, car alors même qu’il a eu l’opportunité de tuer Saul par 2 fois, il a dit,Comment pourrais-je tuer l’oint de l’Éternel et pourtant Saul voulait le tuer (Saul l’empêchait de rentrer dans sa fonction, son ministère, son appel…).
    Franchement, entre nous, soyons honnête, qui aurait tué Saul? (Moi je l’aurait probablement fait).
    Mais David a fait confiance à Dieu en disant ceci : Si Dieu veut que je devienne Roi, il saura me faire monter sur le trône LE MOMENT VENU, et Saul ne parviendra JAMAIS à me tuer, car Dieu a PROMIS.

    Donc chers frères et sœurs, Si Dieu à des projets pour vos vies, et qu’aujourd’hui vous avez l’impression qu’il y a des Saul sur votre chemin, laissez Dieu s’occuper d’eux. n’essayez pas des passages en force avec des raisonnements du type, il y a des limites, ou encore, je rendrais compte pour mes talents.

    Quand on regarde de près la parabole des talents, on voit bien que PERSONNE n’empêche à notre ouvrier de multiplier ses talents. c’est LUI même qui va refuser de s’en servir et va décider d’aller les cacher car pour lui le maitre était méchant.
    Dieu ne viendra pas vous demander POURQUOI N’AVEZ VOUS PAS DÉSOBÉIT A L AUTORITÉ QU’IL A PLACE SUR VOUS POUR MULTIPLIER VOS TALENTS. Je ne pense pas.

    Si vous êtes convaincu que Dieu est avec vous dans cette affaire, Priez; car il dit qu’il a entre ses mains les cœurs des ROIS de ce monde. il les incline donc comme bon lui semble.

    Vous mes sœurs, soyez donc des modèles d’Esther qui gagna le cœur de son Roi de mari, non avec la force de ses arguments (car elle en avait en qualité de femme du roi), mais plutôt dans le secret, par la prière et le Jeun.
    je crois avoir expliqué ma position sur ce point clairement.

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    • Bonjour Philippe,

      Je suis impressionnée de ce que cet article fait réfléchir…
      Je vais reprendre ton exemple. David et Saul. Je vais t’exposer ma pensée, je laisse à Fidji (et à d’autres!) le soin de dire si elle est ou non en accord avec ce que je dis.

      David, oint roi, n’a pas essayé de se débarrasser de Saül. Tout comme nous n’avons pas à calomnier, désobéïr, réfuter l’autorité de… Il fait même ce que son roi lui demande, notamment pour la dot de son épouse (1 Samuel 18v27).

      En revanche, David, oint roi, et face à Saül, ne s’est pas dit « ah, Saül est là, il ne me veut pas roi, je dois me faire traiter comme un paillasson (il veut me tuer, je vais me laisser faire) ». Il s’en écarte (Samuel 19 v 2, v10, v 12). Il essaye de rétablir la situation (1 Samuel 20), puis n’y parvenant, s’en va. Il agit comme quelqu’un qui a autorité (début du chapitre 21). Dans une situation délicate, il se préserve de manière pour le moins surprenante (1 Samuel 21, v 14-16), pour sauver sa vie certes, mais être vivant est une condition indispensable pour être roi.
      Pendant cet « exil », il reste proche de Dieu (1& Samuel 23, v2, 4). il se conduit -sinon comme un roi – comme un chef, avec des hommes sous ses ordres (Chapitre 23, v 13). Il est honnête et droit 1 Samuel 23 v 18).
      Je pourrais continuer, mais je nous conseille de relire l’ensemble de la vie de David en gardant le post de Fidji, ainsi que le commentaire de Philippe en tête.

      Bref. David a été oint roi. Pour autant, Saül étant présent, et lui aussi oint roi. Il ne lui manque pas de respect, ne cherche pas à le détrôner, lui reconnait son autorité de roi, l’épargne plusieurs fois, et pleure à sa mort (2 Samuel 1). Il laisse Dieu agir (c’est Lui qui écarte les obstacles). Mais dans ce laps de temps, il n’oublie pas non plus que Dieu l’a oint roi, et se comporte en chef (et il le deviendra, 2 Samuel 2 v 4). Pas en paillasson.

      Il n’est pas question de se rebeller contre toute autorité. Mais – j’oserai dire – de nous (les femmes) rebellutionner contre les attentes médiocres de la société à notre égard, tout en restant soumises à l’autorité de la Bible (cette soumission est d’ailleurs citée plusieurs fois par Fidji), et de notre mari le cas échéant.

      Autres exemples (le premier déjà cité par Fidji):
      Marc 8v33: « Arrière de moi, Satan », dis Jésus à Pierre, qui lui fait des reproches sur ce qu’Il annonce.
      Jean 6v15: « Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira […] ». Chrétien, non chrétiens ? Toujours est-il que Jésus ne se conforme pas à ce que le monde attend de Lui. il a une mission à accomplir, et ce n’est pas celle-ci.
      Actes 21, v 12 à 14: On supplie Paul de ne pas monter à Jérusalem, sachant qu’il va y être lié. Paul persiste. Et les chrétiens le laissent aller. Paul était certes une autorité, on ne risquait pas de lui dire grand chose, finalement. Mais il y a une étape importante : il persiste, il répond, il argumente, car il sait que c’est sa mission. Ce n’est ni plus ni moins ce que je pense que nous devons faire…

      Soyons d’accord sur un point : tous ces personnages n’ont à aucun moment cherché à se mettre en valeur. Ils ne prennent pas pour prétexte une mission pour se mettre en avant. Ils ne défient pas l’autorité établie. Et bien souvent, ils vont vers des difficultés. Mais ils savent aussi dire « non, je persiste », et ne se laissent pas enfermer dans le carcan des « bien pensants » autour d’eux…

      (NB: En ce qui concerne le carcan, ne le forgeons-nous pas parfois nous-même, avec des idées fausses? « L’autorité au dessus de moi m’empêche de le faire fructifier, je vais le planquer dans la terre ». Dieu ne nous demandera pas des comptes sur quelque choses que nous ne pouvions faire sans trahir l’autorité qu’Il a établie sur nous. Mais croyez-vous que Dieu nous donne des talents qu’il nous est impossible d’utiliser sans lui désobéir ?)

      Posons-nous des questions. Philippe a raison: sur quoi nous appuyons-nous – bibliquement – pour être ou non d’accord avec Fidji ? Si cet article et les commentaires qui suivent réussissent à nous faire chercher (dans la Bible!!) les réponses aux bonnes questions (Comment agir, dans mon contexte, tout en restant soumis(e) à la Bible et aux autorités, mais en ne négligeant pas les talents que Dieu m’a confiés, … ), je pense qu’il aura atteint un but important…

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  • Bonjour à tous,

    Je vous ai patiemment lu. Et diverses problématiques sont ressorties des post. Ce serait intéressant de recentrer un peu les choses. Juste pour être sûre qu’on se comprenne.
    Nous essayons de répondre à la question : La mort à soi t-elle des limites?

    Petit rappel du contexte.
    L’article parle ( et les posts que j’ai lu en témoigne) de filles, soeurs (en particulier) qui font tout pour plaire et qui ont l’impression de trop mourir à elles-mêmes. Je suis désolée. Mais à mon humble avis, ce ne sont pas les autres le problème. Mais très généralement, (au risque de vous choquer) ce sont ces personnes là qui sont le problème. Des personnes qui viennent à Christ, et qui continuent à garder leurs habitudes du passé ( rechercher l’appréciation dans le regard des hommes, au lieu de le faire dans le regard de Dieu). Voilà le cercle vicieux. Nous vivons dans un monde où les femmes doivent être appréciées, pour leur physique, etc….. Nous arrivons à la croix et nous continuons à rechercher cela dans le regard des hommes. Ceci ne nous ont rien demandé. Et du coup, ne récompense pas nos efforts: Dépression.
    Fidji, désolé. Mais pour reprendre l’exemple de ta belle-mère tu dis  » Elle se sentait obligée ». Personne ne lui avait rien demandé. Sans doute, ces invités devaient – ils être surpris.Les invités de ta belle-mère devaient passer qu’elles le faisaient naturellement. Sans doute, ne s’imaginaient pas tous les efforts, et le besoin de récompense supplémentaires que ces efforts supplémentaires demandaient.
    Ils sont nombreux à ne pas expérimenter la liberté que Christ nous donne. Il nous libère notamment du regard des autres.

    Je pense par conséquent, qu’il y a eu une mauvaise définition du problème. Ce n’est pas le fait que les gens dépriment parce qu’ils meurent TROP à eux-mêmes. Ils dépriment parce qu’ils se regardent dans les yeux des hommes, s’attendent aux récompenses des hommes au lieu de regarder à Dieu. Et je pense que ce qui dépasse le stade de la dépression, se sentent mieux parce qu’ils commencent à se regarder comme Dieu les voit et ne se sentent plus obligés de tout faire pour plaire aux autres.
    Le problème pour moi aurait été de savoir pourquoi les gens n’expérimentent pas la liberté en Christ.

    Je pense qu’il y a un miminum dont tout le monde est capable pour tout le monde. Maintenant, il y a des évènements qui exigent que nous dépassions ce minimum établi. Cela peut venir des autres qui nous demandent peut-être consciemment ou inconsciemment d’en faire plus, ou de de nous-même qui en faisons toujours trop pour que les autres nous admirent. Il faut rester vrai.

    Comme je suis convaincue que le plupart du temps; la deuxième hypothèse est plus vrai que la première, je pense honnêtement que la mort à soi ne fait pas de distinction. Personne ne peut vivre la croix s’il n’est rempli de Christ.
    Dans ces situations, où il faudra renoncer à nous droits, à tout notre être, Dieu nous permettra de toujours manifester l’amour. Dieu ne permettra jamais que nous expérimentions des morts qui soient au dessus de nos forces ou qu’il est incapable de nous aider à atteindre. Il a choisi son Fils pour la mort à croix en connaissance de cause.
    La mort à soi n’a rien de frustrant (car c’est ce que j’ai ressenti dans certains posts). En général, si cela frustre, l’individu n’est pas mort à lui-même pour voir la gloire de Dieu dans sa vie , car ce dernier le rend conforme à Christ. Mais il a dépassé le seuil requis pour être adulé des autres.

    Je pense qu’en mourant successivement à nous-même, on ne garde pas l’aigreur mais on apprend à pardonner à l’autre comme Dieu nous pardonne toujours. Pierre a demandé à Jésus, combien de fois, il doit pardonner à son frère. Jésus lui a dit soixante fois, sept fois. Nous n’aurons pas pardonné la même faute à la même personne 77 fois, que toute notre vie se sera écoulée.

    Voilà mon point de vue.

    A vous lire

    Blessings.

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    • Victoria, je suis d’accord avec toi pour dire que nous sommes responsables de nos choix et de notre attitude. C’est à nous de nous approprier la liberté que Christ nous offre. En revanche, certaines pressions sociales ne facilitent pas les choses. Dans l’exemple de ma belle-mère, elle aurait certes pu et dû se mettre moins de pression. Mais son éducation très traditionnelle (les hommes gagnent le pain, les femmes sont responsables du foyer) a mis sur elle des attentes très lourdes (elle avait un métier à côté et des responsabilités importantes à l’église). De plus, mon beau-père a accentué cette attente. Venant d’un arrière-plan asiatique, la femme est perçue de la même manière, c’est-à-dire sous l’autorité du mari et existant pour son bénéfice.

      Tout ça pour dire que mon article est autant un encouragement aux femmes de trouver leur liberté en Christ qu’aux hommes de s’assurer que le contexte des femmes dans leur entourage est propice à cette liberté.

      Mon mari va bientôt écrire un article qui parle justement de la responsabilité des hommes dans cette histoire. Donc on en reparle très bientôt ;).

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  • Je commence à comprendre ce qui motive la rédaction de cet article. lol
    Pour être plus sérieux, je dirai ceci : il y a une grande différence entre une faiblesse : INCAPACITÉ à dire NON, et l’expression d’un amour sacrificiel.
    Il faut dire NON quand on ne peut pas rendre service, au lieu de vouloir le faire et être frustré.
    Une grande vérité que j’ai apprise de Dieu est qu’il n’accepte RIEN de nous que nous ne lui donnions avec LIBERTÉ.
    Dieu ne nous force à RIEN faire.
    Si ta belle mère ne faisait pas tout ce qu’elle a fait LIBREMENT, alors à mon avis, il y a des chances que ça ne soit pas le type d’œuvre qui plaisent à DIEU.
    Dieu aime les gens qui donnent librement, avec Joie. ce sont les seuls dons que Dieu accepte.
    II Corinthiens 9.7 (SEG) : « Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie.

    Ceci m’emmène donc à un autre point. c’est que l’Amour que Dieu nous demande d’avoir est très élevé. Les standards de cet amour sont au dessus de nos forces. NOUS NE POUVONS PAS DE NOUS MÊME PARVENIR A FAIRE CE QUE CET AMOUR IMPLIQUE.
    nous y parvenons un temps, à cause de la force de la chair, mais très vite, nous nous sentons incapables de continuer à ce rythme.
    peut être que c’est ce que ta belle-mère a connu. elle voulait vivre selon les standards de l’amour de Dieu (qui demande de se lever TOT s’il le faut pour faire plaisir à ses invités, qui demande de faire des sacrifices pour des gens qui ne nous le rendent pas, qui nous demande de donner à des gens qui ne nous donnent jamais rien… ) et ceci est IMPOSSIBLE a faire toute une vie sans craquer à moins que…
    A moins que Dieu nous REMPLISSE DU SAINT ESPRIT.
    Le Remplissage de Saint Esprit à 2 buts à mon sens :
    Nous permettre de ressembler à Jésus Christ dans son CARACTÈRE (et non sa puissance…)
    Nous permettre de SERVIR comme Christ (le serviteur par excellence).
    Voila pourquoi nous avons TOUS besoin CHAQUE jour d’être rempli du Saint Esprit afin de vivre selon les standards de Dieu.
    J’aurai conseillé à ta belle mère non de cesser de manifester son amour, mais plutôt de recourir à la puissance de Dieu pour continuer d’appliquer la parole qui lui demande d’aimer son prochain au point de donner sa vie (car voila le standard de l’amour de Dieu).
    Je veux équilibrer mon propos, il n’est pas question ici de ne pas savoir dire NON… il faut dire NON par amour pour les personnes en face, non pour garder du confort.
    Il faut dire Non quand on ne peut pas rendre service (par exemple refuser de prêter de l’argent si on en a pas)…
    De plus, on a beaucoup parlé des femmes qui sont victimes de certains comportements. pouvez-vous me dire concrètement que font les frères aux sœurs?lol
    Est-ce l’interdiction par exemple de prêcher qui vous pose problème? soyons plus concrets svp

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  • Hello Fidji,
    Je te remercie pour cet article très interessant. Tu as un style d’écriture que j’admire. Tu sais présenter tes idées de manière fashion et percutante. Franchement chapeau !

    Par ailleurs, je vois que ton article suscite de vives réactions. Ce qui est tout à fait normal, car c’est un sujet sensible. Mais bon je pense que tu t’en doutais un peu ! :)

    Maintenant venons-en au vif du sujet. J’ai suivi attentivement tous les commentaires. Plusieurs questions se sont dégagés notamment
    « mort à soi / affirmation de soi? » ou encore « Le rôle de la femme dans le foyer… ».

    Et là je pose la même question que Philippe : « Quels sont les arguments bibliques qui sous-tendent la théorie de l’affirmation de soi? » Pour ma part, je ne m’étalerai pas, mais je pense que cette notion d’affirmation de soi doit être vraiment nuancée.

    Le monde dans lequel nous vivons nous incite beaucoup à nous affirmer, ne pas accepter de se faire écraser, ne pas nous laisser marcher dessus : c’est la loi du plus fort !

    Mais Christ nous apporte une tout autre philosophie : la loi du plus faible. Aspirer à être le plus petit. (Luc 22:26). S’abaisser pour laver les pieds des autres. (Jean 13:14) Renoncer à soi-même. (Matth 16:24) Mettre les intérêts des autres avant ses propres intérêts. (Phil 2:4). Supporter patiemment l’injustice (1 Pierre 2:20).

    D’ailleurs je me permets de citer ce dernier passage, car il me challenge trop : « En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. » Waouh !

    Bref vous avez compris, il y a ici un fossé entre ces 2 visions. Le monde nous pousse à nous affirmer. Christ nous pousse à mourir à nos droits.

    Nous devons donc user de sagesse afin de ne pas mettre le développement personnel et la psychologie humaine au dessus de l’évangile de Christ. enfin c’est mon opinion. J’espère pouvoir acheter le livre « Oser s’affirmer » que tu as conseillé très bientôt. En attendant, j’ai fait un petit tour sur internet pour lire le résumé du livre, ça a l’air super intéressant, et il fait beaucoup de références à la bible. Mais je n’ai pas trouvé beaucoup de passages soutenant « le fondement biblique » du fait de s’affirmer. en même temps mon avis n’est pas encore partial vu que je n’ai pas lu le livre. En tous cas, si tu as d’autres liens qui défendent la thèse de l’affirmation de soi, je suis vraiment preneur ! :D

    Concernant l’exemple du mari qui rendre saoul, je pense effectivement que dans certains cas la femme doit user de fermeté. Mais user de fermeté ne signifie pas agir avec irritation ou inconvenance. Je pense que la femme peut reprendre son mari, mais toujours avec la manière qu’il faut. Je ne sais pas si lui faire des menaces ou quitter la maison tout de suite c’est le bon plan. Mes soeurs, vous ne savez pas comment votre respect, et votre attitude douce envers un homme peuvent lui faire changer de voie !

    En tous cas, libre à chaque épouse de déterminer l’attitude qu’il sied selon elle dans ce genre de situation. Mais quoiqu’il en soit, n’oublions pas Dieu a établi l’homme comme étant le chef de la femme (1 Cor 11:3), et que la femme doit le respecter et rester lui soumise (Eph 5:22).

    Si je dis ça, ce n’est pas pour encourager les hommes se sentir supérieurs aux femmes. (Ils doivent les aimer, les chérir jusqu’à la mort!) je dis parce qu’il y a ici une autorité qui a été instituée par Dieu. Parce que Dieu a mis l’homme comme étant le chef de la femme, celui-ci a une responsabilité énorme vis-àvis de Dieu. Il aura de sérieux comptes à rendre aux Seigneur s’il se permet de dégammer et faire du mal à sa femme. Donc mes soeurs, les hommes ont déjà beaucoup de soucis à se faire! N’essayez pas de faire justice par vous-mêmes, mais priez pour votre homme pour qu’il devienne le mari aimant et attentionné que vous attendez!

    Merci Fidji pour le ton courtois que tu as su gardé tout au long de ces discussions. et merci à toutes les personnes qui ont réagi.

    You are all blessed !

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  • Recadrons le débat. Le but de l’article n’est pas de débattre sur la théorie de la mort à soi ou de l’affirmation de soi (d’ailleurs, qui a dit que ces deux idées étaient des antithèses ?).

    Lisons l’article tel qu’il se présente à nous ! Ne cherchons pas à défendre nos « dadas » en utilisant l’article comme un prétexte !

    Voici les 3 points que Fidji propose dans l’article :

    1/ La vie d’une femme bonne est construite sur l’amour de Dieu. Elle n’a pas besoin de systématiquement plaire à tout le monde.
    2/ Une femme bonne sait que sa vie, ses dons et sa personnalité sont uniques aux yeux de Dieu.
    3/ Une femme bonne ne laisse pas la peur l’arrêter.

    Pour ? Contre ? Besoin de références pour « prouver » ces encouragements ?

    Voici les antithèses de ces 3 points :

    1/ La vie d’une femme est construite sur le regard des autres et des attentes sociales à son égard. Elle doit systématiquement plaire à tout le monde.
    2/ Une femme doit admettre que ses dons ne sont pas uniques et qu’elle peut facilement être remplacée dans l’église. Elle doit ravaler ses aspirations et vivre la vie qui lui est dictée.
    3/ Une femme ne doit pas sortir de sa zone de confort. Face au risque, elle doit se réfugier et abandonner.

    Perso, je préfère que ma femme croit, vive et défende les 3 points au début de mon commentaire… Après, libre à chacun/chacune de vivre sa foi comme il/elle le souhaite !

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  • Bonjour à tous.

    J’ai deux choses à dire :

    1. Fidji, merci pour ton article!

    2. Je veux ajouter à ce qui a été posté dans les commentaires, tout en respectant la volonté de Sam de recentrer le débat, la chose suivante : cet article, si je veux vraiment mourir moi-même en le lisant, doit me faire réagir d’une telle manière: « une soeur à moi s’est trouvée personnellement affectée vers le mal, par l’attitude volontaire ou involontaire ; perçue ou réelle, de plusieurs gars dans l’Eglise et autour. Plutôt que de me demander comment une femme peut oser chercher à rectifier les choses selon une plus grande justice et une plus grande justesse, à son avantage, je devrais me demander, à moi qui suis mort à moi-même et à mon statut comfortable d’homme chrétien, ce que je peux changer en moi pour satisfaire les attentes des femmes dans mon Église. » Plutôt que de chercher la petite bête et de faire passer un article irénique, passionné et bien à propos, pour une revendication féminisarde, comment est ce que je peux me laisser, moi, être transformé dans mon attitude par rapport aux soeurs de mon Eglise ou de mon foyer qui vivent la même chose que Fidji ? » C’est ça la réaction d’un homme mort soi-même.

    Par ailleurs, cet article est pour moi un très bon « indicateur de machisme » pour ma vie. En tant que complémentarien convaincu, je me retrouve parfois (et plus souvent que d’habitude, ces derniers mois) agacé par des femmes qui tiennent à ce que les femmes prêchent dans l’Église. Mais lorsque je lis des choses justes par rapport à la place de la femme, je dois me remettre en question de la sorte : « est ce que mon « AMEN » à une femme qui remet 2/3 choses en place sur la féminité biblique est aussi fort que mon « AMEN » à un article qui défend que la position d’ancien est voulue par Dieu pour les hommes dans l’Église ? » Cet article me permet de me rappeler que de limiter la pleine féminité biblique telle que je la perçois dans les Écritures serait de jeter le bébé avec l’eau du bain : je veux que les femmes soient des épouses, des mères, des chrétiennes et des professionnelles (au bureau ou au foyer, peu ou prou m’importe) FORTES. Je veux une Église et une famille remplies de « femmes Proverbes 31 » : intelligentes, capables, débrouillardes, épanouies, douées (même si je la vois plutôt comme la gérante du business de son mari dans ce passage, Flo, et pas comme une chef d’entreprise ;-D Je crois néanmoins qu’une femme peut être chef d’entreprise!) Bref, je cherche à tester mon machisme en regardant à combien je me réjouis de voir de bons principes enseignés sur une féminité forte et biblique, pour être d’autant plus certain que lorsque je défends mordicus et de façon inflexible le complémentarianisme, que je ne suis pas en train de le faire sur la base du machisme, mais plutôt sur la base de mes convictions face à la Parole de Dieu.

    Peace mes frères (et sœurs!)

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  • Voici ma dernière réponse à Philippe :

    Pour être plus sérieux, je dirai ceci : il y a une grande différence entre une faiblesse : INCAPACITÉ à dire NON, et l’expression d’un amour sacrificiel.
    Il faut dire NON quand on ne peut pas rendre service, au lieu de vouloir le faire et être frustré. »

    Exactement ! J’encourage justement les femmes à se laisser guider par leur amour pour Dieu plutôt que par un désir de plaire aux autres (d’où souvent l’incapacité à dire non).

    Je veux équilibrer mon propos, il n’est pas question ici de ne pas savoir dire NON… il faut dire NON par amour pour les personnes en face, non pour garder du confort.

    Merci du rééquilibrage ! Je suis tout à fait d’accord, puisque c’était ce que j’étais en train de dire depuis le début. A aucun moment je n’encourage à rester dans sa zone de confort ! En revanche, il faut se sacrifier librement, comme tu l’as dit, et pas en se pliant aux exigences sociales de notre entourage.

    Est-ce l’interdiction par exemple de prêcher qui vous pose problème? soyons plus concrets svp

    Je n’ai pas à répondre à cette question. Il te suffit de relire mon article dans lequel je suis claire que cela n’a rien à voir…

    Bonne continuation en Christ !

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  • Tout cela me fait rappeler encore l’importance d ‘une des passages dans la Bible qui parle de l’importance d’être conduit par l’Esprit de Dieu, dans Romains par ex :
    …car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu est fils de Dieu…Romains 8: 14

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