La délégation, vertu essentielle

Post de Matt Perman, théologien, expert en leadership, et blogueur.
Traduction d’Emy B., 17 ans, Rébellutionnaire. 

Actes 6 nous montre la légitimité de la délégation, même dans le contexte de l’Église. Par exemple, les pasteurs ne peuvent pas tout faire. Et il est bon d’avoir une équipe formée de gens auxquels ils peuvent déléguer certaines responsabilités.

Mais Actes 6 nous enseigne aussi que la délégation seule n’est pas suffisante. Quand tu confies des tâches, ce doit être à des personnes compétentes qui sont vraiment capables de s’en occuper. On remarque par exemple, que les apôtres n’ont pas été insouciants lorsqu’ils ont confié la seule mission de la distribution de nourriture. Ils ont délégué cela à des hommes qualifiés, à des individus « de qui l’on rendait un bon témoignage, remplis d’Esprit-Saint et de sagesse ».

Maintenant, écoute. Ici, c’est facile de se tromper et de se dire qu’il suffit d’avoir un bon caractère. Mais ça ne suffit pas. Les gens à qui tu fais confiance doivent avoir du caractère et des compétences. Il n’est pas bon de déléguer à quelqu’un qui a deux heures à consacrer chaque jour (ce qui n’est même pas, en soi, un critère du vrai chrétien) mais qui ne sait pas comment servir correctement (ou qui n’a pas la volonté d’apprendre). A vrai dire, c’est même irresponsable.

Je voudrais en réalité soutenir le fait que le vrai chrétien se reconnaît au désir et à la recherche qu’il a de devenir compétent. Personne n’est compétent dans tous les domaines en sortant de l’école, et nous avons besoin de donner des opportunités aux gens d’apprendre et de grandir. Mais si quelqu’un a montré son incompétence pendant un certain temps, par un manque de motivation ou une incapacité à apprendre comment effectuer ses fonctions correctement (envers ses supérieurs aussi bien qu’envers ses subordonnés), continuer à lui déléguer des choses serait irresponsable. Ce n’est pas le modèle que présente Actes 6.

En tant que chrétiens qui se soucient d’aimer et de servir les autres, nous devons nous préoccuper vraiment d’aider les gens, et non de simplement faire des belles actions. Cela signifie que déléguer à « quelqu’un » n’est pas suffisant. Nous devons déléguer à des individus capables, compétents et fidèles.

Auteur : Matt Perman

Matt, théologien, est expert en leadership et blogueur.