La quête du prince charmant…

prince charmant

Post de Gilbertine Ikili, 24 ans, étudiante à Grenoble.

Affalée sur mon canapé avec une boîte de chocolat noir, je regarde un film romantique. Film dans lequel sont décrites : la peur de la solitude ; l’attitude à adopter durant la recherche du prince charmant ; les stratégies à élaborer pour reconnaître son « âme sœur » ; l’angoisse à surmonter durant l’attente ; les critiques… Soudain, je réalise la place que la quête du « prince charmant » peut occuper dans la vie d’une jeune femme.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous les gars, mais pour nous les filles, quel que soit notre âge, notre niveau scolaire ou social, nous rêvons toutes de rencontrer un jour notre « prince charmant ». Ce fameux prince, qui va nous aimer pour ce que nous sommes.

Pour diverses raisons, cette période de recherche ou d’attente peut être mal vécue pour la plupart d’entre nous. Ces raisons peuvent correspondre : soit aux remarques auxquelles nous pouvons être confrontées telles que notre physique, notre âge, notre horloge biologique ou notre caractère ; soit à cause de la présence des couples autour de nous qui sont souvent bras-dessus, bras-dessous ; soit à cause de la pression sociale… Quoi qu’il en soit, nos choix et notre attitude à l’égard de Dieu sont influencés.

Nous pouvons à la longue, considérer que trouver un amoureux soit essentiel à notre survie au point d’y consacrer une grande partie de notre énergie et de notre temps.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mes sœurs, mais pour ma part, le Seigneur m’a permis de réaliser que ce que je souhaitais en réalité c’était un amour parfait de la part de ce  » prince charmant « . J’ai compris que mon besoin d’intimité (qui est tout à fait légitime), était lié à des motivations égoïstes. En effet, ma quête était principalement motivée par le besoin de me sentir comblée et épanouie. Bref, il me fallait trouver un bien-être personnel au travers de l’amour de cet homme.

Bien enfoui dans mon être résidait le rêve d’un prince parfait. Ce prince qui, par sa seule présence, serait capable de me faire prendre conscience de mon unicité, de ma valeur et de ma beauté. Ce dernier jouerait le rôle de protecteur et de chevalier servant à l’armure étincelante, qui accourrait à chaque fois que je serai submergée par les tracas du quotidien. Cette façon égoïste d’aborder une relation amoureuse et donc le mariage est une bonne recette pour favoriser son échec.

Ma fixation sur la recherche de mon bien-être était telle que j’en avais oublié l’auteur de l’amour parfait. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que l’amour d’un homme ne peut pas nous rendre heureuse. Mais je souhaiterais que nous nous rendions compte que seul Christ est capable de nous combler. Lui seul connait nos besoins et nos désirs les plus secrets. Lui seul peut bâtir notre identité, guérir nos blessures, combler nos manques. Et nous permettre de devenir des femmes épanouies et satisfaites de notre présente condition (à savoir le célibat). A Ses yeux, nous sommes Ses princesses et nous méritons ce qu’il y a de meilleur.

Et s’Il ne répond pas tout de suite à notre prière de rencontrer celui pour lequel notre cœur languit, c’est parce qu’Il désire avant tout que nous nous focalisions sur sa personne. Même si la situation est inconfortable, Dieu veut nous donner une vie en abondance, avec ou sans « prince charmant ». Il est bon en tout temps, même quand nous ne le comprenons pas.

Bien que le désir de rencontrer le prince charmant persiste en chacune d’entre nous, j’aimerais nous encourager à regarder dans la bonne direction et à nous refocaliser sur notre Seigneur et Sauveur. Il s’agit de consacrer davantage notre énergie et notre temps à servir le Seigneur où nous sommes (au sein de sa famille, à l’église, au travail, à l’université…). Cela implique donc de nous rendre disponible ; de sorte que le Seigneur puisse façonner notre caractère afin de porter du fruit (amour, patience, service, humilité…). Rappelons-nous que l’un des commandements du Seigneur est que nous soyons sel et lumière de ce monde (Matthieu 5.13-15). Nul besoin d’être mariée pour commencer à cultiver le caractère de la femme qui est décrite dans Proverbes 31.

Du même auteur Comment honorer ses parents ? (Partie 1) / Comment honorer ses parents ? (Partie 2) / L’écoute pour les nuls / L’usage de la langue pour les nuls / Suivre le modèle de Jésus / Quelle est ma vraie valeur ? / Même pas peur !

Auteur : Gilbertine I.

Gilbertine, 24 ans, est étudiante en systèmes d’information et d’organisation à Grenoble.