Quelle est ma vraie valeur ?

Post de Gilbertine I., 24 ans, étudiante à Grenoble.

Tout être humain désire se sentir utile et valorisé. Il aspire également au respect, à l’amour, à l’acceptation… bref, au bonheur sous toutes ses formes. Et cela qu’il soit vieux ou jeune. Car quel mal y a-t-il à vouloir être heureux ?

Certains pensent qu’ils n’ont de la valeur que s’ils sont capables d’accomplir de grandes choses ou d’être populaires. S’ils sont aimés et acceptés par les autres (amis, famille…). Car quel mal y a-t-il à vouloir se sentir valorisé ?

Avant, je pensais que je n’avais de la valeur que si j’étais la meilleure dans mes études, que si j’étais une enfant modèle… que si j’étais toujours au top. Je pensais que l’échec ne m’était pas permis car il impliquerait le rejet.

A vouloir chercher une perfection que je ne pouvais atteindre et en pensant que je ne serais aimée et acceptée que si j’agissais de façon parfaite, j’ai fini par m’exténuer : je ne pouvais être moi-même. J’en voulais à Dieu car il m’avait faite avec tellement de points faibles, avec tellement de failles… Pourquoi, je n’étais pas comme X ou Y ? Pourquoi étais-je celle qu’on trahissait, qu’on pointait du doigt ? Pourquoi moi ?

Je souhaitais être plus forte pour que personne n’ose me défier ou me mépriser, et pour être capable de me défendre et de défendre ceux que j’aime. Hélas, ce n’était pas le cas, alors j’ai dû jouer sur les apparences. Malheureusement, à force de porter des masques, je me suis perdue. Comme je croyais qu’il n’y avait plus de retour possible, j’ai continué dans cette mauvaise direction jusqu’à ce que le Seigneur entre dans ma vie.

En laissant Jésus entrer dans ma vie, j’ai découvert une autre réalité. Dans cette nouvelle réalité, je suis aimée, je suis acceptée, je suis chérie, et ce peu importe mes échecs, mes défaillances et mes imperfections. Je n’ai plus à essayer d’être quelqu’un d’autre. Je peux enfin être moi-même et m’accepter telle que je suis car Jésus a donné sa vie pour moi. Maintenant, je sais que je suis précieuse à ses yeux et que j’ai de la valeur.

Les murs que j’avais battis ont été démolis, les blessures ont été guéries ; les peurs effacées et la paix rétablie. Je suis une nouvelle créature grâce à Jésus (2 Co 5.17).

J’ai désormais appris que la grâce du Seigneur me suffit et que c’est dans ma faiblesse que sa puissance s’accomplit (2 Co 12.9) et que si je suis infidèle, Dieu demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même (2 Tim 2.13).

Je peux aussi m’approprier les bénédictions décrites dans Esaïe 41.9-10 :

Toi que j’ai saisi des extrémités de la terre
Et que j’ai appelé de ses confins, à qui j’ai dit :
Tu es mon serviteur, je te choisis et ne te rejette pas !
Sois sans crainte car je suis avec toi ; n’ouvre pas des yeux inquiets,
Car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours,
Je te soutiens de ma droite victorieuse.

A présent, je sais que ma valeur ne se résume pas à ce que je suis capable d’accomplir, à la manière dont les autres me perçoivent.

J’ai de valeur parce que Dieu m’aime
et parce qu’il a donné son fils unique
pour que je sois libre de jouir de la vie.

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Auteur : Gilbertine I.

Gilbertine, 24 ans, est étudiante en systèmes d’information et d’organisation à Grenoble.