Tim : Donnez-lui ce que vous avez

Post de Timothée Paton, missionnaire au Cambodge auprès des enfants des décharges et des bidonvilles.

D’un côté se trouvent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils sont fatigués et ils ont faim. De l’autre côté, un jeune garçon. Nous ne savons pas d’où il vient. Quel est son nom ? Quel âge a-t-il ? Ce que nous savons, par contre, c’est qu’il a cinq pains et deux poissons. Son pique-nique qu’il garde peut- être dans un panier. Le peu qu’il a, il le donne à Jésus.

Ce simple geste d’obéissance est la clé d’un grand miracle.

Je vous invite à lever les yeux. Regardez les multitudes autour de vous et au-delà. Des multitudes qui jusqu’à ce jour n’ont toujours pas eu le privilège d’entendre la Bonne Nouvelle de l’Evangile. 20% de la population mondiale vivent sous le régime de l’Islam. 15 % sont prisonniers de l’Hindouisme.

Maintenant regardez vos mains. Vous et moi avons un panier. Nous avons été bénis de Dieu par des dons et des talents. Certains d’entres nous ont un poisson. D’autres possèdent un poisson et un pain. Pour d’autres, Dieu leur a confié plusieurs pains et plusieurs poissons.

Face aux grands besoin spirituels du monde, vous pouvez soit garder précieusement le contenu de votre panier, soit remettre à Jésus votre vie et vos talents. Il y a aujourd’hui beaucoup trop de chrétiens qui gardent pour eux seuls leur panier. Petit à petit, leur poisson perd sa saveur. Leur pain est rassis. Ils mourront en tenant serré contre eux un panier plein de dons avariés.

Le grand péché de l’Eglise du 21ème siècle, c’est d’avoir des millions de chrétiens en son sein qui tiennent le message de l’Evangile enfermé, alors qu’un tiers du globe n’en a toujours pas pris connaissance.

André, l’un des disciples de Jésus, après avoir constaté que ce garçon n’a que cinq pains d’orge et deux petits poissons, dit « Mais qu’est-ce que c’est pour tant de gens ? » On attend d’un disciple de Jésus une meilleure attitude que ça. Ne permettez à personne de mépriser ce que vous êtes en Christ et ce que Dieu vous a donné. Au musée de Neuchâtel en Suisse se trouve un objet qui attire des visiteurs du monde entier. Il s’agit d’un violon, mais pas de n’importe quel violon. Il est si précieux qu’il n’a pas de prix. Ce violon a été fait il y bientôt 300 ans par le plus grand luthier de tous les temps, le célèbre Stradivarius. De plus, il appartenait à Napoléon. Alors c’est au fond d’un musée qu’on a déposé l’instrument. Pour assurer sa sécurité on a installé vitrine blindée, alarme électronique et filtres contre les rayons dangereux. Le violon est en sécurité mais il est muet. Il ne sert à rien. Il est mort, enfermé dans un cercueil. Si Stradivarius pouvait voir ce qu’est devenu son violon, il demanderait avec urgence de le retirer de cette vitrine blindée, de le sortir du musée. Ce violon, dirait t-il, est fait pour chanter et pour faire vibrer les foules. Dieu vous a créé bien mieux qu’un violon. Le créateur vous a donné des dons. Ne les laissez pas mourir au fond d’un musée. Dieu veut se servir de vous, quel que soit votre âge. Personne n’est trop âgé ou trop jeune pour Le servir. Tout petit, je voulais servir Jésus.

C’est à l’âge de 12 ans dans un camp scout en France que j’ai prêché mon premier message d’évangélisation. Et justement, cette courte prédication portait sur ce petit garçon de l’Evangile dont Dieu s’est servi pour nourrir la foule.

Maintenant, imaginez pendant quelques instants que l’histoire comme on la connait soit entièrement différente. Voici comment un évangéliste norvégien décrivit la scène : Jésus remplit les paniers des disciples qui se rendent vers la foule, assise en rangées sur l’herbe. Ils partagent pains et poissons à ceux du premier rang. Ceux du deuxième et du troisième rang reçoivent aussi leur part. Quand les paniers des disciples se vident, alors ils retournent vers Jésus qui, avec joie, les remplit de nouveau. André, Philippe et les autres disciples reprennent leur distribution, mais au lieu de se rendre au quatrième rang, ils recommencent à servir ceux des trois premiers rangs. Et continue le même scénario. Tout l’après-midi jusqu’à la tombée de la nuit, seuls le premier, le deuxième et le troisième rang sont servis. Que finiront par dire ceux qui n’ont rien reçu ? « Et alors ! Comment se fait-il que nous n’avons encore pas eu à manger ! C’est injuste ! » Heureusement, nous le savons, l’histoire ne s’est pas déroulée ainsi. Aujourd’hui pourtant c’est ce que qui se constate à travers l’Eglise. La plupart des églises servent encore et encore les premiers rangs alors que plus de 2 milliards d’âmes assises à l’arrière attendent que quelqu’un vienne leur apporter le pain du ciel. 87% de tout travail missionnaire continue de s’exercer parmi les peuples déjà maintes et maintes fois atteints. Dieu cherche des hommes, des femmes et des enfants qui auront le courage d’apporter l’Evangile aux ethnies encore non-évangélisées. A ceux du quatrième, du cinquième, du vingtième rang.

Le pasteur Oswald Smith disait : « Pourquoi certains entendraient l’Evangile deux fois alors que d’autres ne l’ont pas encore entendu une seule fois ? »

 

Une amie missionnaire d’origine écossaise travaille depuis plus de 10 ans parmi les nomades au nord du Tchad. Elle est à ce jour la seule « voix de l’Evangile » parmi quelques 250 000 musulmans. Voila plus de dix ans qu’elle partage l’Amour de Dieu à ceux des derniers rangs.

Ils sont des millions à ne pas connaître le message du Salut. De la Turquie au Tchad, du Portugal au Kazakhstan, ils attendent… Je vous invite à vous décider au service de Dieu. Il n’y a pas de plus grande joie et de plus grand privilège que de faire connaître Jésus à ceux qui n’en ont encore jamais entendu parler.

Et toi rebellutionnaire, quels sont tes pains et tes poissons ? Qui nourrissent-ils ?

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Auteur : Timothée Paton

Timothée est missionnaire au Cambodge auprès des enfants des décharges et des bidonvilles.