Connecté à l’Église – Florent Varak

Si l’on lit les journaux aujourd’hui, les désignations de l’église ne sont pas flatteuses : « vieux bâtiments vides, lieux morts » etc. Les chrétiens non plus ne sont pas épargnés : « fous de Jésus, zinzins du prophétisme ».

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Si l’on lit les journaux aujourd’hui, les désignations de l’église ne sont pas flatteuses : « vieux bâtiments vides, lieux morts » etc. Les chrétiens non plus ne sont pas épargnés : « fous de Jésus, zinzins du prophétisme ». Certes, nos églises ne sont pas parfaites. Mais je suis tellement reconnaissant pour l’Eglise, et notamment pour celle dont je fais partie. Il y a une volonté d’unité. Les anciens sont mes meilleurs amis, et cette église que j’aime est comme une ancre, une influence au centre du message de Dieu.
La première occurrence du mot église se trouve dans Matthieu 16, lorsque Jésus dit qu’il bâtirait son église. Dieu bâtit son église sur la compréhension de qui est Jésus, le roc contre lequel le séjour des morts ne prévaudra pas.
La seconde se trouve en Matthieu 18. Jésus dit qu’il faut être comme un enfant pour accéder au royaume des cieux. L’église requiert une conversion personnelle, mais c’est aussi un réseau de solidarité, de frères qui peuvent s’exhorter, se reprendre mutuellement lorsqu’ils sont dans le péché, être des témoins. On trouve bien d’autres images dans le reste du NT. L’église est un corps, l’épouse de Christ constituée de personnes.
Lorsqu’une église fonctionne selon le plan de Dieu, elle est une vie différente, sans prétention, vécue dans le service, l’amour et le zèle, selon Romains 12. Une vie, parce que chaque chrétien est l’église, et chacun offre un culte dans son corps. Une vie différente, parce que nous ne devons pas nous conformer au monde, mais nous en distinguer ensemble, des modèles, des gardiens à la pensée renouvelée. Une vie sans prétention, parce que vécue dans la modération, l’humilité, la soumission les uns aux autres et aux anciens. Si l’orgueil s’initie dans l’église, l’unité est menacée. Chacun doit trouver sa place et contribuer selon ses dons. Une vie de service, parce que sur le modèle de la trinité. Chacun a reçu des dons de l’Esprit pour l’utilité commune. Nous devons donc être disponibles, apprendre les uns des autres, passer du temps dans la prière pour savoir où nous serons le plus utiles, et bien sûr dans la pratique. Une vie dans l’amour parce que l’amour est le moteur du service, supérieur aux autres dons spirituels. Il n’est pas sentimental. C’est une saine affection, sans hypocrisie, qui mène à l’encouragement mutuel. Une vie zélée, parce que l’église est toujours en mouvement. C’est une passion qui nécessite engagement, détermination et persévérance. Il ne faut pas se relâcher.
L’église n’est pas constitué d’hommes, de femmes, de jeunes, de vieux, mais de disciples de Jésus liés par l’amour dans un contexte ou chacun reçoit et donne. Jeunes gens, demandez conseils aux anciens. Passez du temps dans la prière, participez ou lancez des projets à la gloire de Dieu. Investissez vous dans un groupe de croissance. Et foncez.

Auteur : Florent Varak

Florent est pasteur d'une Eglise à Lyon et enseignant à l'Institut Biblique de Genève.