DHT – Peter : « Je pars sur le Logos Hope »

Après Olivier, Tim, Anne-Lise, Ricardo, Sam et Philippe, laissez-moi vous présenter un autre Rébellutionnaire.

Peux-tu te présenter brièvement ?
Je m’appelle Peter, j’ai 18 ans. J’ai passé le bac et le permis cette année. Je viens d’une famille de 7 enfants ; et actuellement, mes parents essaient d’adopter trois Ukrainiens. Cette année, j’ai décidé de faire quelque chose d’un peu fou et de partir sur un bateau humanitaire en janvier.

Est-ce que tu peux nous en dire plus ? Qu’est-ce que c’est que ce bateau ?
Ce bateau humanitaire est la plus grande librairie flottante du monde. On y trouve 400 personnes qui représentent environ 60 nationalités. Il voyage dans le monde et apporte le savoir, l’aide et l’espoir, grâce à diverses œuvres (construire des écoles, hôpitaux et des maisons en Afrique, en Asie et ailleurs). Il vend aussi tous ses livres à un prix le plus bas possible pour apporter le savoir aux pays pauvres qui n’ont pas souvent accès à ces ressources.
Ce bateau est géré par OM (Opération Mobilisation), un organisme qui envoie des missionnaires un peu partout dans le monde. Cela fait maintenant une cinquantaine d’année qu’OM a différents bateaux qui font ce genre de travail.

Pourquoi as-tu voulu partir ? Et pourquoi avec ce bateau plutôt qu’avec n’importe quelle autre organisation humanitaire ?
Je veux donner le peu que j’ai à Dieu, notamment mon temps et mes deux mains. Je tiens absolument à mieux le connaître, et à apprendre à mieux l’aimer et à le craindre. J’espère sincèrement que cette expérience fera de moi un chrétien on fire !! C’est aussi en partie à cause de mes deux frères qui sont partis avant moi avec OM. Stéphane, c’était sur le Doulos, qui ne fonctionne plus maintenant, et Jérémie avec le Logos Hope. C’est à leur retour que j’ai pu voir comment cette aventure les a changés. Sur le bateau, ils apprennent vraiment à grandir dans la foi, à aider les gens, à bien réfléchir à comment partager leur foi autour d’eux. Ils bossent beaucoup sur l’évangélisation. Et apparemment, ils ont aussi une très bonne communion. Quand il est revenu, Stéphane s’était fait plusieurs amis très proches avec lesquels il est toujours en contact ; et cette communion est aussi quelque chose qui m’intéresse beaucoup. Et puisque je viens d’obtenir mon bac et que je n’ai aucune envie de me lancer tout de suite dans un cycle d’études supérieures, le timing me semble parfait.

Combien de temps pars-tu ? 
Je pars le 15 janvier pour une durée de 2 ans… minimum.

Minimum ?
Si je m’éclate sur le bateau, ça pourrait durer 3 ans, 4 ans, 5 ans ! Dieu verra.

Est-ce que tu sais déjà ce que tu feras à bord concrètement ?
Au début, ils te placent dans un poste. Il y en a cinq possibles : soit tu es ingénieur ou mécano (dans les machines) ; soit tu es matelot et tu t’occupes de l’entretien de l’extérieur du bateau et de la sécurité ; soit tu travailles dans les cuisines ; soit tu deviens un ange (et tu t’occupes du ménage) ; ou alors tu travailles dans la librairie. Après un an, ou peut-être un peu moins, en fonction de comment tu fais ton travail, ils peuvent te donner d’autres genres de travaux.
Il y a aussi des missions d’une semaine ou autre sur terre, pour aider à construire une école, un hôpital. Là, il faut s’inscrire pour dire à quelle mission on veut participer.

Et toi, quand tu arrives, tu touches un peu à tout pendant la première année ou est-ce que tu choisis ce que tu veux faire ?
Ils nous demandent ce qu’on préfère quand on arrive sur le bateau. Je vais demander pour être matelot. Mais c’est eux qui nous placent dans un des cinq postes en fonction de nos capacités et des besoins. C’est rare que tu fasses un poste, puis un autre, puis encore un autre. À moins que ça ne passe pas du tout, tu restes au même.

Tu parlais de la communion tout à l’heure, est-ce que tu as d’autres attentes ?       Actuellement, je ne suis pas très satisfait de ma vie spirituelle, donc j’espère beaucoup qu’aller sur le bateau, vivre tous les jours avec des chrétiens, ça va m’encourager à avancer avec le Seigneur. J’ai aussi envie de connaître d’autres cultures d’Église. Avec 60 nationalités, je vais pouvoir voir ce que d’autres chrétiens vivent. Et puis, j’ai aussi très envie de rencontrer des chrétiens d’autres pays et de commencer de bonnes amitiés qui pourront durer dans le temps.

Qu’est-ce que tu penses que cette expérience va t’apporter ?
Devenir un peu plus extroverti. Je pense qu’ils vont souvent me « forcer » à faire des choses pour aider les gens, ce qui n’est pas forcément ce que j’aime le plus. J’aime bien être dans mon petit coin, faire mon petit boulot et être tranquille. Donc je pense que ça m’aidera à sortir de moi-même, à arrêter de penser à moi et à penser plutôt aux autres.

 À quelques semaines à peine du grand départ, comment te sens-tu ?
Impatient et un peu stressé ! Un peu stressé parce qu’il y a encore quelques petites préparations à faire - la grande question des bagages (qu’est-ce que j’embarque ? qu’est-ce que je laisse ?). Niveau finances, j’ai vraiment vu Dieu à l’œuvre : je n’avais réuni que 25% de mon soutien, et je suis passé à plus de 85% en une dizaine de jours ! Je suis aussi très impatient. Le 15 janvier, je pars en Allemagne pour deux semaines de formation. Je sens que ça va être vraiment sympa. J’ai envie de faire quelque chose, de bouger… Je suis content de partir !

Un petit mot pour les Rébellutionnaires qui te lisent ?
J’encourage vivement tous les jeunes, après le bac ou même après les études, à prendre un an (voire deux), même six mois, pour aller quelque part dans un boulot humanitaire ou travailler pour le Seigneur. Ou même à prendre du temps pour travailler aux côtés d’un mentor, pour l’évangélisation par exemple. En tout cas, je les encourage à sortir de leur zone de confort pour faire des choses pour le Seigneur ! Ils ne le regretteront pas. Sinon, je leur rembourse leur année !

Tu peux suivre les aventures de Peter dans ses lettres de nouvelles, ou sur son blog. Et pour en savoir plus sur OM, c’est par ici !

 

DHT : « J’implante une église » (Olivier)

Je m’appelle Olivier, j’ai 27 ans et je suis en troisième année à l’Institut Biblique de Genève. Mon stage se passe à Loches en Touraine, un endroit au centre de la France que pas grand-monde ne connaît, et bonne nouvelle, une communauté protestante évangélique y est née il y a quelques semaines ! Cette ville compte 7000 habitants, et au moins 20000 avec l’agglomération. Le truc, c’est que mise à part une communauté de gens du voyage, il n’y a aucun témoignage évangélique dans toute cette région. C’est pourquoi Raphaël et son épouse Karen ont eu la vision de venir s’y implanter pour y démarrer une communauté. Quant à moi, j’ai eu la grâce d’être embarqué là-dedans dans le cadre de mon stage IBG.

Le premier mot d’ordre a été : « Priez sans cesse » (1 Th 5.17). On a décidé de se rebeller contre l’individualisme ambiant pour vivre une vie d’église au quotidien ensemble ! Donc tous les jours de 10h à 11h on prie. On se retrouve dans cette ancienne boulangerie qu’on a rénovée en église pour intercéder. On prie pour les autorités. On prie pour les gens qu’on a rencontrés. On prie pour que l’on puisse voir la puissance de Jésus-Christ transformer des vies !

Le deuxième mot d’ordre a été « communication. » On n’a rien à cacher, on a tout à faire connaître ! C’est pourquoi la première chose a été de contacter les autorités. Ensuite on a organisé une conférence de presse qui s’est suivie de trois articles vraiment positifs dans le journal, ce qui a commencé à rassurer les gens. Puis on a fait 3 inaugurations différentes. Une avec les autorités qui nous ont encouragés, une avec les voisins qui était géniale et un culte inaugural le dimanche soir avec tous ceux qui voulaient.

Aujourd’hui, depuis presque deux mois, la plupart des gens à Loches savent que nous sommes arrivés. Certains se méfient encore. D’autres sont enchantés qu’il y ait des protestants, même s’ils n’ont qu’une vague idée de ce que ça veut dire ! D’autres encore, ouvrent les portes de l’église spontanément pour poser des questions ! Nous sommes chaque jour présents dans notre local qui nous sert de « paroisse », et comme vous pouvez le voir sur la photo ci-jointe, les baies vitrées sont visibles de la rue et tout le monde peut voir ce qui se passe à l’intérieur. Presque chaque jour nous avons de nouvelles rencontres, ou de nouvelles discussions avec les différentes personnes avec lesquelles nous sommes en contact et en particulier dans le quartier.

Trois familles françaises viennent maintenant régulièrement à notre célébration le dimanche à 17h. Parmi elles, une mère de famille a accepté Jésus et ses enfants viennent à lui les uns après les autres (elle en a cinq). En tout, quatre personnes ont accepté Christ depuis le début, et d’autres sont très proches. D’autres encore gravitent autour. C’est trop génial de démarrer une église ! Je suis convaincu que là où l’on est, si on est disponible pour Jésus, alors il met des gens sur notre route, qu’il a préparés d’avance !

Je me suis posé la question suivante : pourquoi ça marche à Loches ? En faisant un mini-bilan, il y a deux choses que je retiens :

- Nous sommes conscients que la prière est une colonne qui tient l’ensemble de ce début d’implantation d’église exaltant.
- Nous sommes aussi conscients que tout cela est le fruit de la grâce de Dieu qui a préparé le terrain en avance.

Il serait beaucoup trop long d’énumérer les péripéties qui nous arrivent chaque semaine dans cette bataille engagée…

En France, il y a encore des dizaines de villes comme Loches qui sont sans église ! Seras-tu prêt à relever le défi ? Pourquoi pas toi ? La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Prions et….peut-être est-ce toi l’ouvrier(ère) que Dieu appelle ?

Et toi, quels sont les défis que tu as relevés que tu aimerais partager avec nous ?
N’hésite pas à nous envoyer ton témoignage : larebellution [at] gmail.com

Déjà publié dans la série « Do Hard Things »
« Je suis parti en mission humanitaire » (Philippe)« Mon challenge: être intendant dans un centre chrétien » (Sam L.)« Je témoigne dans la rue » (Ricardo)« J’ai étudié un an dans un institut biblique » (Anne-Lise) / « J’ai monté ma propre entreprise aux US » (Tim)

DHT: « J’ai monté ma propre entreprise aux US » (Tim)

Tim

Salut, je m’appelle Tim, j’ai 24 ans et je suis fier d’être Grenoblois… et chrétien. Je suis le deuxième parmi sept enfants dans une famille biculturelle (Français / Etats-uniens). Toute ma vie, mes parents ont été à plein temps au service de l’église à Grenoble et ont su me faire partager leur amour pour la parole. Donc, après le lycée, je suis allé à Chicago pour poursuivre mes études à l’Institut Biblique de Moody. J’y ai étudié la Bible et suivi des cours en communication visuelle. Maintenant, je vis dans la banlieue de Chicago (ne vous inquiétez pas, ça craint pas du tout) où j’ai lancé ma boîte en tant que photographe.

Etant étudiant, je payais principalement mes factures en faisant de la photo et de l’infographie. Après avoir reçu mon diplôme, je me suis mis à la recherche d’un travail (comme un grand). Malheureusement, l’économie mondiale venait de choper une méga-fièvre. Aucune compagnie ne voulait embaucher un petit nouveau en communication. Pendant que je cherchais du travail, mon petit job de photographe continuait à prendre de l’ampleur. Le premier été, cinq couples m’ont demandé de prendre leurs photos de mariage. J’y ai vraiment pris plaisir ; en plus, ils me payaient plutôt bien. Je me suis dit que ce serait vraiment sympa si je pouvais travailler à plein temps à mon compte. J’ai donc décidé d’arrêter de chercher un emploi stable, et d’investir toute mon énergie dans la création de mon propre emploi.
Je me suis donc fait un site web, j’ai déclaré mon entreprise au gouvernement, et je suis allé à la chasse aux clients. L’année suivante, j’ai fait cinquante mariages… maintenant, les choses roulent plus ou moins d’elles-mêmes.

Le plus difficile, dans toute cette affaire, c’était les six premiers mois. L’argent se faisait plutôt rare et je me suis demandé plusieurs fois si je n’étais pas fou. Je n’avais aucune certitude de travail régulier et ma voiture était quasiment morte. Mais en-dehors de ça, je ne peux pas me plaindre, car j’ai vraiment vu Dieu me bénir dans tous ces projets. Il a su pourvoir à tous mes besoins et j’ai appris à lui faire entièrement confiance.

Je me demandais vraiment si travailler en tant que photographe faisait partie de la volonté de Dieu pour ma vie. Je me suis toujours dit que je rentrerais en France et mettrais mes études de théologie en pratique en travaillant dans l’Église française. J’ai fini par me rendre compte qu’une grande partie de mon identité en tant que création faite à l’image même de Dieu (Genèse 1:27) est d’être moi-même créateur. Quand je crée de belles photos, je ressens le plaisir de Dieu. Être un artiste a un côté spirituel : la joie et la beauté que Dieu met dans notre vie bouleverse notre vision du monde, et par là-même la manière dont nous la représentons.

Mon prochain défi n’est pas encore vraiment clair. Mais il fera sûrement partie d’un défi que j’essaie de relever depuis que je suis devenu une nouvelle personne en Christ : ce défi est de ne pas vivre ma vie en vain. Dieu a donné son Fils unique pour mon salut : la moindre des choses sera pour moi de vivre une vie qui lui rendra honneur. Cela dit, j’ai toujours le désir de retourner en France afin de travailler dans les églises, mais pour le moment je crois bien que je suis là où Dieu me veut.

Site de Tim : www.timtabstudios.com/
Blog :timtabstudios.com/blog/

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« Je suis parti en mission humanitaire » (Philippe)« Mon challenge: être intendant dans un centre chrétien » (Sam L.)« Je témoigne dans la rue » (Ricardo) / « J’ai étudié un an dans un institut biblique » (Anne-Lise)

DHT: « J’ai étudié un an dans un institut biblique » (Anne-Lise)

Je m’appelle Anne-Lise, j’ai 21 ans, et je viens de Lyon. Avant de faire l’institut je travaillais dans une sandwicherie pour me payer l’institut biblique, mais je possède en réalité un CAP cuisine, ainsi qu’un CAP de serveuse. J’aime courir avec mes amis, notamment à L’Institut Biblique de Genève (IBG).
L’Institut a vraiment été un défi pour moi, parce que je n’ai pas un très bon niveau scolaire. Cela me faisait peur, je craignais de ne pas pouvoir suivre les cours. Mais je voulais faire cette école quand même, parce que savais que si je voulais servir Dieu il fallait que j’aie des connaissances biblique. J’ai donc prié et Dieu m’a montré que sa volonté était que je sois à l’institut cette année. Je vois sa fidélité, il me soutient chaque jour, je n’ai pas de problème pour comprendre les cours ni pour faire mes devoirs.
Le plus difficile a été d’avoir le courage de le faire : au cours des sept mois où je travaillais pour me payer l’institut, j’essayais de me dissuader que cela n’était pas pour moi. Non pas parce que je ne voulais pas le faire, mais parce que préfère fuir plutôt que d’essuyer un échec. Je crois que j’avais vraiment besoin de faire confiance à Dieu.
Dieu a permis que des personnes de mon église me rassurent sur ce problème-là et m’encouragent dans ma démarche. Pour les papiers tout s’est fait facilement, et tellement vite que je n’ai absolument rien eu à faire.

J’aimerais enseigner les enfants plus tard. C’est un réel défi car je n’ai encore jamais fait cela avant. Je compte y arriver en suivant des formations, je sais que Dieu va me conduire à travers cela. Dieu m’a fait le don de la facilité pour communiquer avec les enfants, et je veux exercer ce don pour sa gloire.

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« Je suis parti en mission humanitaire » (Philippe)« Mon challenge: être intendant dans un centre chrétien » (Sam L.) / « Je témoigne dans la rue » (Ricardo)

DHT : « Je témoigne dans la rue » (Ricardo)

Do Hard Things

Salut les rebellutionnaires,

je m’appelle Ricardo, je suis Portugais, je suis né dans une famille catholique très pratiquante, je vis à Grenoble depuis 5 ans et j’ai été sauvé par grâce à l’âge de 15 ans. J’ai accepté Jésus comme mon Sauveur et Seigneur quand j’ai compris la bonne nouvelle après avoir lu les évangiles et quelques lettres du Nouveau Testament.

Pâques 2010 était quelque chose préparé pour moi par Dieu depuis bien longtemps et depuis j’essaye de vraiment mettre en pratique ce que Dieu m’a appris. Je n’ai pas eu que des victoires depuis Pâques 2010 mais j’ai relevé par la grâce de Dieu quelques défis. Un des défis que j’ai relevé récemment c’est de participer à un camp d’évangélisation d’une semaine avec quelques jeunes d’une église de Villeurbanne (à Lyon) alors que je ne connaissais presque personne. J’ai eu les infos sur ce site internet et j’ai décidé moi et Diego (un frère en Christ de mon groupe de jeunes) d’y participer. Prendre la décision à deux a été plus facile, je ne sais pas si je l’aurais pris tout seul. On ne connaissait pas tous les détails du programme de la semaine mais on savait qu’on allait évangéliser et on avait hâte d’y être.

Nous sommes arrivés au camp un jour plus tard à cause de quelques imprévus, le camp a commencé dimanche et nous sommes arrivés le lundi. Quand on est arrivé, ils étaient déjà bien unis car ils avaient passé un jour ensemble et on voyait l’intégration au groupe un peu comme un obstacle. Ensuite Mélissa (une organisatrice du camp) prend la parole : « cette après midi on va dans les rues … », la peur commençait à s’installer. J’avais déjà fait des sondages dans la rue à Grenoble avec quelques jeunes de mon église mais là c’était différent, j’étais vraiment dans un camp d’évangélisation et c’était toute l’après midi dans la rue. Ce qui m’a rassuré le premier jour c’est que ma binôme pour l’après midi était Mélissa. Tous les jours la peur était là avant de partir dans les rues, tous les jours on savait qu’on allait rencontrer des gens différents. Moi pendant cette semaine j’ai pu parler avec des athées, des catholiques, des agnostiques, des personnes avec une spiritualité à la carte, des jeunes sérieusement à la recherche de Dieu, des musulmans et les conversations duraient parfois plus d’une heure.

Tout était un peu dur car presque tout était nouveau pour moi mais on n’était pas seuls, Dieu était bien présent pendant cette semaine. Il nous a vraiment unis en peu de temps, on a vraiment vécu l’unité ! Ensuite ce qui m’a beaucoup aidé c’est les études qu’on faisait tous les matins. Toute la semaine nous avons reçus des bons enseignements, des enseignements qui nous ont fait encore avancer dans notre vie chrétienne et qui nous motivaient l’après midi à aller dans les rues pour parler de l’amour de Dieu, nous avons étudié en entier 2 Timothée. Cette semaine j’ai réalisé aussi à quel point c’est important d’avoir une bonne armure (Ephésiens 6 :10-20) ! C’est important d’utiliser toutes les armes de Dieu, j’ai jamais eu autant envie et besoin de prier que pendant cette semaine. Les peurs et les doutes étaient souvent là et on priait très souvent pour que Dieu nous aide et on était très surpris à la fin de nos journées. Quand je n’avais pas envie d’aller dans les rues, je me disais à moi-même que ce que je faisais était la chose la plus importante sur cette terre, parler de l’amour de Dieu aux gens, leur annoncer la bonne nouvelle pour qu’ils puissent être réconciliés avec Dieu pour toujours. J’ai vécu la dépendance de Dieu comme je ne l’avais jamais vécu auparavant.

De cette semaine je retiens ce qu’on m’avait déjà appris mais qui est souvent oublié, Dieu aime utiliser les faibles, ceux qui croient qu’ils ne servent à rien. C’est quand on accepte qu’on est faible et qu’on a besoin de Dieu que Dieu nous utilise vraiment. Priez pour ce que Dieu vous met à cœur et lancez vous par la foi, Dieu veut nous utiliser, nous avons tous quelque chose de particulier à donner à l’église et au monde !

2 Corinthiens 12.10 : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort »

Les prochains défis ? Je ne sais pas encore ce que Dieu me prépare mais je sais que je dois servir plus dans mon église et vivre ce que j’ai vécu pendant cette semaine tous les jours de ma vie, être sel et lumière dans ce monde. Toute ma famille ne connait pas Dieu, mes parents, mes tantes, cousins, cousines…

Que Dieu nous bénisse et nous utilise pour sa gloire.

Déjà publié dans la série DHT
« Je suis parti en mission humanitaire » (Philippe) / « Mon challenge: être intendant dans un centre chrétien » (Sam L.)