L’histoire de Rébellutionnaire

L’histoire de Rébellutionnaire

mai 07

Post de Sam P., 22 ans, étudiant à Lyon.

C’est l’histoire d’un jeune homme qui s’appelait Rébellutionnaire.  Un jeune comme les autres, comme toi, comme moi. Mais également un jeune différent des autres. Il avait compris une vérité essentielle, que peu ont saisie. Il avait la conviction que Dieu avait des rêves fous pour sa vie. Il était sûr qu’avec l’appui du grand Roi, l’impossible pouvait devenir réalité. En fait, un peu comme toi et moi, non ?

Bref, avec cette perspective, et face à un monde à la dérive, Rébellutionnaire développe sa vision. Et cette vision, elle se doit d’être à la hauteur du Maître de la moisson, qui appelle Rébellutionnaire à le rejoindre dans sa mission de sauvetage. « Qui pourrais-je envoyer ? », s’écrie le grand Roi ! « Moi, j’irai ! », répond Rébellutionnaire avec empressement, qui entend alors retentir d’une voie forte, majestueuse mais chaleureuse : « Alors va ! Je serai avec toi tout le long du chemin ! »

C’est alors que Rébellutionnaire commence son long périple pour vivre la vision que le Roi lui a confiée. Il marche la tête haute et le pas confiant, convaincu qu’il ne marche pas seul. Et son enthousiasme n’est qu’à son début ! Après s’être mis à marcher dans la bonne direction, il se met à courir. Il a les yeux fixés sur le but. Rien ne pourra l’arrêter… ou presque !

Car c’est alors que Rébellutionnaire trébuche violement. Le nom de l’obstacle ? « Orgueil. » C’est bête ! On l’avait pourtant prévenu des dangers qui jalonneraient son chemin, comme du dragon « Distraction » ou du marécage « Paresse »… Première ligne droite, première épreuve. Il se retrouve à terre, lui qui courait avec une si fière allure ! Il est plein de boue, mais ce n’est rien comparé à sa confusion émotionnelle. « Comment ? A terre ? Mais, mais… Le grand Roi ne m’a-t-il pas promis de m’accompagner tout le long du chemin…? »

Il ne sait plus quoi penser. Il est perdu. Et il reste à terre un bon moment. Il se met à réfléchir, à méditer. Les minutes qui suivent seront déterminantes pour son avenir. D’elles dépend l’accomplissement ou l’échec de sa mission. D’elles dépend l’attitude qu’il va développer face à sa vision et face au Roi qui l’a envoyé.

Quelle attitude adopter face à l’avenir ? Rébellutionnaire doit emprunter un carrefour, et il ne voit que 3 voies. La première s’appelle « Optimisme », la seconde « Pessimisme » et la troisième « Réalisme ».

« Optimisme » l’appelle et lui dit : « Viens Rébellutionnaire, emprunte mon chemin, et tu verras, plus jamais tu ne trébucheras ! Tous tes rêves sont à ta portée, le Roi ne l’a-t-il pas promis ? » Mais il se fait vite couper la parole par « Pessimisme » qui appelle : « Non, emprunte le mien ! N’écoute pas cet escroc ! La vie est faite de chutes, et tu ne cesseras de chuter ta vie durant. Oublie ces rêves fous, et accepte la triste réalité ! »

D’un côté, Rébellutionnaire désire suivre le premier chemin. Il se rappelle de la voix du Maître qui lui disait : « Va ! » Et il soupire en se rappelant avec quel empressement il a commencé sa course. Mais pour l’instant, il est toujours à terre. Et la voix du deuxième chemin semble malheureusement tellement vraie. Après tout, n’est-il pas à terre alors que le Roi avait promis d’être avec lui ? Où est-il maintenant…?

Dans sa sagesse, « Réalisme » se tait, pour laisser Rébellutionnaire méditer en silence, lui qui est face à un dilemme. Heureusement, il y a une troisième voie, et c’est alors que « Réalisme » se met à appeler : « N’écoute aucun des deux. Suis mon chemin. Le Roi a dit la vérité. Il sera avec toi tout le long du chemin. Et il est avec toi en cet instant même, alors que tu te trouves à terre. Il n’a jamais promis que tu ne tomberas pas. Mais il a fait une plus belle promesse encore. Il a promis de te relever à chaque fois. Et il n’a jamais promis que tous tes rêves se réaliseront, mais il a promis de tout faire pour que sa mission s’accomplisse. Alors marche la tête haute, et garde les yeux rivés sur le but. Mais n’oublie pas de regarder où tu marches ! »

Rébellutionnaire commence à comprendre. Sa vie ne sera pas rose, comme « Optimisme » le promet. Mais heureusement qu’elle ne sera pas non plus noire comme « Pessimisme » le prédit ! Il décide alors de se relever, et d’emprunter la voie de « Réalisme ». Il est conscient que la route sera longue et sinueuse, mais convaincu que le Roi marchera toujours à ses côtés…

On ne sait pas s’il se maria et s’il eut beaucoup d’enfants. Mais à vrai dire, on s’en fiche ! Tout ce que l’on sait, c’est qu’il accomplit sa mission et qu’à son retour, le grand Roi lui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! Rentre dans la joie de ton Maître… »

S’humilier pour être élevé

S’humilier pour être élevé

mai 05

Post de Philippe Avogadro, 20 ans, Rébellutionnaire.

Un jeune homme insoumis : « Les anciens de mon église sont du XXème siècle ! Ils ne me connaissent pas vraiment et j’ai l’impression qu’ils me ralentissent ! Il ne savent pas, ou ne comprennent pas, que je suis engagé avec Dieu et que je désire le servir davantage ! »

La Bible dit : « De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable. » (1 Pierre 5.5-6)

Le jeune homme a un problème dont l’origine ne vient généralement pas de là où on pense.

Nous, jeunes, devons faire en sorte que notre église locale fasse partie de nos projets. Il faut que nous ayons la confiance de nos frères et sœurs en Christ… Cela passe par la communication ! Quand la confiance mutuelle est là, cela ouvre beaucoup de portes…!

Si nous pouvons vivre dans cette atmosphère de véritable humilité et nous armer de patience, Dieu nous élèvera à son heure. Mais en France et dans les nations occidentales en général, notre problème est que notre culture, basée sur la recherche des performances et du plaisir, fait de nous les gens les plus impatients qui soient. Pendant des dizaines d’années, on nous a appris à viser une récompense  immédiate. La pub, le marketing et les programmes de divertissements nous ont fortement conditionnés dans ce sens.

Si vous ne me croyez pas, asseyez vous devant votre télé, avec un chronomètre le temps d’une soirée. Vous remarquerez rapidement que dans presque tous les films, le héros résout les problèmes de la vie en moins d’une heure ! (La plupart des autres problèmes viennent du fait que ce héros n’a pas obtenu ce qu’il voulait comme il le souhaitait et aussi rapidement qu’il l’avait prévu…). La majorité des annonces publicitaires qui envahissent nos foyers chaque jour nous apprennent qu’il faut jouer des coudes pour être les premiers… Malheureusement parfois, lorsqu’on clame haut et fort un mensonge pendant assez longtemps, les gens finissent par y croire.

En fait, ce n’est pas ainsi que les choses se passent. Dieu dit que si nous savons rester humbles, il nous élèvera lui-même.

Considérez de nouveau la promesse de Dieu. Il a dit qu’il nous élèverait. N’est-ce pas une promesse extraordinaire, venant de celui qui ne ment jamais, ne se contredit pas, et qui tient toujours parole !  C’est Lui qui nous élèvera en Son temps ! Ce n’est pas le temps des anciens (parfois légaliste), ni notre temps (souvent précipité !), mais nous serons élevé au temps convenable, convenu par Dieu lui-même ! Faisons-Lui confiance, aucun cœur n’est trop dur pour que Dieu y travaille.

Nous pouvons choisir de vivre dans une humilité continuelle devant Dieu. Prions constamment Dieu en ces termes : « Seigneur, je veux rester humble, je choisis de m’humilier devant toi. Je ne veux pas que tu sois forcé de le faire ! »

C’est merveilleux de laisser le Seigneur nous exalter et nous oindre pour Son œuvre. Mais nous ne devons jamais le faire nous-mêmes. Humilions nous, et le Seigneur nous élèvera.

« Si mon peuple, sur qui est invoqué mon nom, s’humilie, prie et me recherche, s’il revient de ses voies mauvaises, moi, je l’entendrai depuis le ciel, je pardonnerai son péché et je guérirai son pays. » (2 Chroniques 7.14)

Qui, moi ? Refléter l’amour du Père ?

Qui, moi ? Refléter l’amour du Père ?

mai 01

Post de Sam P., 22 ans, étudiant à Lyon.

Cela fait maintenant un peu plus de 2 mois que je suis marié. Tout se passe très bien, et je suis vraiment reconnaissant à Dieu de m’avoir permis d’épouser une femme de valeur. A ce sujet, j’aimerais partager une petite réflexion concernant l’avant et l’après, en ce qui concerne mon engagement chrétien.

Avant d’être en couple, beaucoup me considéraient comme un hyperactif. J’étais engagé dans plusieurs différents ministères, avec ce blog, avec les GBU, dans mon église etc. Je courais d’une réunion à une autre. Je devais constamment faire face à toutes sortes de sollicitations.

Lorsque je me suis mis en couple, j’ai commencé à lever le pied. J’ai réalisé que je ne pouvais tout simplement pas garder tous mes engagements et aimer ma petite amie comme je voulais l’aimer. Construire un couple demande un engagement à part entière, et c’était un engagement où personne d’autre ne pouvait prendre ma place (contrairement aux autres !).

Mais malgré tout, je n’ai aucun regret. Nous avons tous différentes responsabilités à différentes saisons de notre vie. Et nous devons y être fidèles, sans regretter ce que l’on aurait pu faire durant une autre saison.

Chaque saison apporte ses opportunités de service uniques, ainsi que ses défis. Je pourrais parler de la différence entre être étudiant et actif, entre être chez ses parents ou vivre seul etc. Mais dans ce post, je vais simplement m’arrêter à la différence entre être célibataire et marié.

Le célibataire a beaucoup de temps et d’énergie. Et il peut les mettre au service des autres. Durant la saison du célibat, il peut refléter l’amour de Dieu pour tous (c’est-à-dire l’amour inclusif de Dieu). Dieu aime le monde entier, et désire que personne ne meure sans venir à le connaître. En aimant sans distinction, la vie du célibataire peut être une parabole vivante de l’amour inconditionnel de Dieu pour tous. Je vois de tels exemples autour de moi. Certains célibataires se donnent de tout cœur pour servir et ont un impact énorme dans la vie de beaucoup ! Récemment, une campagne d’évangélisation a rassemblé la majorité des évangéliques autour de Lyon. Le projet était de grande envergure, et il n’aurait jamais pu avoir lieu sans l’engagement de beaucoup de célibataires. Ils étaient impliqués à tous les niveaux : communication, organisation, administration, formation etc. Grâce à eux, beaucoup de lyonnais ont appris ces dernières semaines que Dieu les aimait !

La personne mariée, en revanche, a moins de temps et d’énergie. Une bonne partie de ses journées sont consacrées à son conjoint, et quand elle en a, à ses enfants. Durant la saison du mariage, elle peut surtout refléter l’amour de Dieu pour l’Eglise (c’est-à-dire l’amour exclusif de Dieu). Dieu a tellement aimé l’Eglise qu’il a donné son propre Fils pour la racheter. Et Dieu appelle les couples à refléter cet amour dans leur relation. En s’aimant passionnément, pour le meilleur et pour le pire, ils peuvent être une parabole vivante de l’amour inchangeable de Dieu pour l’Eglise.

Alors quelle que soit la saison dans laquelle vous êtes actuellement, Dieu vous appelle à refléter son amour. Mais pour y arriver, il faut d’abord apprendre à se contenter de la saison que l’on traverse. Que Dieu nous aide à être pleinement satisfaits en lui peu importe la saison. Et qu’il nous utilise pour manifester son amour sous toutes ses formes !

PS. J’imagine qu’une bonne partie d’entre vous sont célibataires. Ce post n’a pas pour but de conforter les vieux clichés que l’on vous balance parfois au visage (« Profite de ton célibat, plus de temps, moins de contraintes, etc. »). Je désire simplement enrichir votre situation d’une nouvelle perspective, celle de pouvoir refléter l’amour du Père au quotidien.

Ce que j’ai appris sur le champ missionnaire !

Ce que j’ai appris sur le champ missionnaire !

avr 29

Post de Philippe Avogadro, 20 ans, missionnaire un peu partout.

Depuis l’âge de 16 ans, je pratique la Mission à court-terme dans le monde. Bien souvent, en mission, l’imprévu et l’inattendu surgissent… Et j’ai appris un principe fondamental de la mission : celui de s’attendre à Dieu, d’être à son écoute et de se laisser guider par Lui !

J’ai vu Dieu agir et répondre à mes prières dans certaines missions. Ce sont celles où les membres ont compris qu’il faut Le reconnaître dans toutes leurs voies, que seul Dieu peut changer les cœurs et qu’il faut Lui demander ! C’est à dire : prier sans cesse, prier et jeûner, le tout dans la persévérance et avec la foi qui est agissante par l’amour (Galates 5.6).

La mission m’a permis d’obéir à l’ordre de Jésus, de mettre mes dons en pratique, et de pratiquer la Parole. En deux mots : être heureux ! D’ailleurs, j’ai découvert que je peux être aussi heureux en servant dans mon église locale, en camp, en formation ou en mission !

Dans ces voyages, j’ai aussi pu rencontrer d’autres frères et sœurs en Christ et créer beaucoup d’amitiés ! La mission m’a appris à me plaindre moins et à mieux me connaître, mais aussi à découvrir d’autres cultures et d’autres façons de vivre. J’ai été très encouragé par les missionnaires locaux qui persévèrent en se fondant dans la culture des habitants locaux, pour mieux les comprendre et leur apporter Christ (1 Corinthiens 9.16-23) !

Bien sûr, tu y vas en premier pour donner ! Mais tu reçois beaucoup plus…

En mission, je suis hors de ma zone de confort, sans mes repères, et je me suis bien souvent retrouvé dans des situations critiques où j’ai vu que je ne maîtrisais rien du tout… Ce qui m’a amené à demander à Dieu d’agir, et de le voir agir, car le Dieu de l’impossible est vivant ! Apprendre à mieux connaître mon Père céleste, à grandir dans la foi et dans la confiance en Dieu !

Tu te crois trop jeune, trop vieux, pas assez sûr de toi, bloqué par la culpabilité, ou tu as simplement trop peur ? Rien de tout cela n’est une barrière pour que Dieu t’utilise ! N’oublie pas d’être missionnaire tous les jours, et n’attends pas d’être perdu en mission, pour parler de Jésus !

Plus je pars en mission à l’étranger, plus je me rends compte du besoin pour la France de connaître Jésus-Christ !

Tout pour la Gloire de Dieu,

Un frère

Puis Jésus leur dit :
« Allez… »

L’Evangile en prison !

L’Evangile en prison !

avr 27

Post de Timothée Paton, missionnaire au Cambodge.

Après plus de trois heures de route, à deux pas de la frontière vietnamienne, je conduis ma voiture à l’intérieur de CC3, la prison de Kompong Cham. Je n’ai peut-être jamais mis les pieds dans un endroit aussi terrifiant de ma vie.

Une missionnaire coréenne m’a invité à annoncer l’Évangile lors de ce programme d’évangélisation qui ne se tient qu’une fois par an. Une équipe médicale internationale a aussi été invitée.

En arrivant, la Bible à la main, dans l’enceinte de la prison, on nous invite à nous asseoir sur des chaises bien rangées, sous de grands arbres. Au même moment des centaines de prisonniers, viennent s’installer, eux, sous un soleil de plomb, devant un grand grillage aux fils barbelés. On aurait pu croire à une scène d’un camp de concentration de la deuxième guerre mondiale : Des hommes maigres, pauvres, brisés. Mais l’atmosphère était à la fête. Ils attendaient ce jour depuis si longtemps.

Après quelques chants et un long discours du directeur du Centre de Détention (pas facile de l’entendre tant le micro avait du mal à fonctionner et le bruit que les milliers d’insectes faisaient dans les arbres au dessus de nos têtes était assourdissant), je fus invité à prêcher. Les insectes se sont tus (on n’en entendait plus un seul !) et le micro marchait parfaitement. L’onction de Dieu était palpable. J’ai rarement ressenti une telle liberté en prêchant l’Evangile. Ce grillage nous sépare mais nous nous sentons si proches des prisonniers.

De nombreux détenus ne furent pas autorisés à descendre sur le terrain. Beaucoup se trouvaient dans leur cellule à écouter le message. Je ne pouvais voir que leurs mains hors des ouvertures des cellules. Certains tenaient des pancartes avec des messages chrétiens écrits à la main. On m’apprend qu’il y a jusqu’à 100 détenus par cellule ! Il n’y a pas suffisamment de place pour que la nuit tous puissent dormir en même temps. L’enfer sur terre.

A la fin du message, j’invite tous ceux qui le souhaitent à se tourner vers Dieu. Des centaines répondent à l’invitation.

Puis des cartons et des cartons de nourriture furent distribués aux quelques 1449 prisonniers de CC3. A la fin, avant de partir je fus témoin d’une scène bouleversante : les prisonniers tassés au bord du grillage se mirent à chanter. Des voix magnifiques.

Puis ceux dans les cellules se mirent à entonner à leur tour des chants de louange (J’apprends que beaucoup se sont convertis en prison). Je ne pouvais toujours pas voir leurs visages mais je voyais leurs mains nous saluer tout en chantant. Je voulais pleurer.

Ce ne fut que le soir tard, de retour chez moi à Phnom Penh que je n’ai pu retenir mes larmes. Alors que vous lisez ces lignes, à CC3, les prisonniers sont peut-être justement en train de chanter…

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