A propos Sam P-L

22 ans, Rébellutionnaire, marié à Fidji, étudiant en école d'ingénieur informatique à Lyon, et co-auteur du livre 2012 : le silence de l'église. Actuellement en année sabbatique en Asie.

Lui pardonner et en plus me réconcilier avec lui? Qui ça, moi? NOOOOOON, jamais de la vie! (2/2)

Crédits Photo : themindfulword.org

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Rolly Ng, 24 ans, étudiant en école d’ingénieur informatique à Grenoble. Tu peux trouver la première partie de l’article ici.

Le pardon, c’est loin d’être un ensemble de mots que l’on prononce, et la réconciliation ce n’est pas un acte, un traité à l’amiable qu’on se fixe. Le pardon est une preuve d’amour, car « l’amour pardonne tout ». L’amour dont il est question ici ne peut venir de toi, c’est une grâce de Dieu.  Si tu as reçu Christ dans ta vie, sache que Jésus a prié pour que tu aies cet amour en toi. « Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux » (Jean 17.26). Au passage, je vous fais remarquer qu’il s’agit de l’amour « agapao »1. La réconciliation à mon sens est le processus qui naît du pardon, par lequel Dieu renouvelle nos relations avec notre prochain.

Un péché, quel qu’il soit, affecte notre relation avec Dieu ; de même, le refus de pardonner est un péché, une rébellion à Jésus, et ce refus nous éloigne de Dieu. « Si vous m’aimez gardez mes commandements ». « S’il pèche contre toi sept fois dans un jour, et que sept fois dans un jour il revienne à toi, en disant: “Je me repens”, pardonne-lui. » (Luc 17.4).

Pardonner, chose facile ?

Le plus souvent, l’éventualité du pardon traverse toujours notre pensée, mais on n’y prend pas garde. L’orgueil, une vengeance en gestation, la haine, toutes ces choses nourrissent notre besoin de nous faire justice nous-même. Comme moi, vous avez peut-être dit à Dieu : « PAS QUESTION, SEIGNEUR TU NE RÉALISES PAS COMBIEN CETTE PERSONNE M’A FAIT DU TORD. »

En somme bien évidemment la réponse est NON. Pardonner n’est pas une chose aisée, mais il existe une solution : « Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance ! » 2 Corinthiens 2.14.

Pardonner, chose possible ?

Par tes efforts NON, par sa grâce OUI, ABSOLUMENT : « Je peux tout par celui qui me fortifie », car « je [Christ] suis venu pour que mes brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance » Jean 10.10. De plus, « Si le Fils vous affranchit vous serez réellement libres » Jean 8.36.  Je suis toujours surpris par la réaction de Joseph qui a pu pardonner à ses frères une trahison, une conspiration, une tentative de meurtre préméditée.

Pardonner, ok, mais comment ?

Il n’y a pas solution miracle, toute faite, mais voilà quelques idées. Reconnais et confesse devant Dieu que tu as raté la cible vis-à-vis de ton prochain. Reconnais et confesse que tu n’arrives pas ou que tu ne veux pas lui pardonner parce que c’est trop dur. Si vraiment tu veux lui pardonner, alors prie et demande à Jésus de te donner de l’amour vis-à-vis de cette personne. Reconsidère l’œuvre de Christ à la croix pour toi, dans une attitude d’obéissance. Parle, à un proche, à ton responsable du groupe de jeunes, à un ancien, ou à une personne mûre dans la foi de cette difficulté. J’ai la ferme assurance que Dieu est fidèle et qu’il se laisse trouver par tous ceux qui le cherchent d’un cœur sincère, qui soupirent après lui. Pardonne-lui (il ou elle) et retrouve la joie, la paix. Attends, aaattends ! Ce n’est pas fini, plus qu’un petit bout : réconcilie-toi avec ton frère (ou ta sœur). Paul affirme « autant que cela dépend de vous soyez en paix avec tous ». Joseph ne s’est pas contenté de pardonner à ses frères, il s’est réconcilié avec eux. Leur relation a ainsi pu être renouvelée. De même Christ est mort pour toi et moi, nous réconciliant avec Dieu.

J’ignore dans quelle situation tu es en ce moment, offenseur ou offensé ; quoi qu’il en soit, le pardon n’est pas une option. Si tu es l’offensé, tu penses peut-être que c’est à l’autre de venir te demander pardon ; peut-être même que ce dernier t’a déjà demandé pardon, mais tu refuses de lui pardonner. Je ne prétends pas que c’est facile, loin de moi cette idée. Néanmoins deux solutions s’offrent à toi : soit rester dans ton état, être malheureux et souffrir, ou accepter la grâce de Dieu. Détrompe-toi, tu n’y arriveras pas tout seul. Oh, je ne doute pas que tu sois aussi fort que Samson, mais si tu penses pouvoir y arriver tout seul, laisse-moi te dire en toute fraternité que tu te mets le doigt dans l’œil, et ce jusqu’à l’omoplate. Pourquoi t’obstiner ? La solution est pourtant là juste devant toi ! Le pouvoir, la force sont en Christ. Ta délivrance et ta liberté sont en lui seul.

La grâce de Dieu, son amour pour toi, ses promesses (Bible) constituent un package solution vers un pardon authentique et une réconciliation vraie. Si tu te sens incapable, alors laisse-moi te souhaiter la bienvenue dans l’équipe des mendiants de la grâce, la sainte confrérie des inaptes.

Seigneur, apprends-nous toujours à pardonner comme tu nous as pardonnés.

NOTES

Agapao : Le mot « aimé » que tu vois dans ta Bible revêt 3 sens : eros, agapao, et phileo en grec. Je te laisse creuser le sujet, Rébellutionnaire. Comme toi, je n’ai jamais étudié le grec (Plus d’infos ici [ENG]).  

Lui pardonner et en plus me réconcilier avec lui? Qui ça, moi? NOOOOOON, jamais de la vie! (1/2)

Crédits Photo : jazakallah.in

Crédits Photo : jazakallah.in

Rolly Ng, 24 ans, étudiant en école d’ingénieur informatique à Grenoble.

Le Larousse définit le pardon comme étant « le fait de ne pas tenir rigueur d’une faute ; rémission d’une offense ». La réconciliation est quant à elle le fait de « ramener des personnes à la bonne entente, rétablir entre elles des relations amicales ».

Si comme moi tu habites sur Terre, alors t’as déjà dû faire face à au moins une de ces situations : haine, jalousie, médisance, ingratitude, intolérance, injustice, adultère, immoralité sexuelle (sexualité non contrôlée, masturbation…), mensonge, orgueil, cupidité, trahison, ressentiment, escroquerie, chagrin d’amour.

Ces situations ont au moins une chose en commun : ce sont toutes des offenses à un tiers. Elles peuvent causer de la souffrance.  Il y a quelques années, j’ai été profondément blessé par une personne, au point d’avoir eu des sentiments du style : la haïr, ne plus jamais avoir envie de la voir, regretter le jour où je l’ai connue. Conséquence directe : je me suis construit une prison dans laquelle j’étais intouchable, une parure bien épaisse d’orgueil qui m’ôtait ma joie, ma paix. Mon culte perso avait perdu de sa saveur, j’avais dit sayonara1 à mon hédonisme chrétien2. Cependant, il y avait toujours la petite voix qui me disait « pardonne, Rolly, pardonne »… Mais je demeurais obstiné : PAS QUESTION, SEIGNEUR TU NE RÉALISES PAS COMBIEN CETTE PERSONNE M’A FAIT DU TORD.

Et voilà qu’un jour alors que j’étais bien détendu sur mon lit, je me suis évadé dans mes pensées ; j’ai alors redécouvert trois choses, une belle claque.

La première étant que si je ne pardonnais pas, je donnais à cette personne un pouvoir sur ma vie : le pouvoir de me rendre malheureux. Et la seconde fut Romains 5.8 : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. ». Christ est mort pour un Rolly traître, orgueilleux et  aigri, par amour pour moi. Au-delà du pardon, Dieu voulait me réconcilier (2 Corinthiens 5.18 ; Colossiens 1.20-21) avec lui, m’affranchir, m’accorder une vie heureuse dans laquelle il serait glorifié (Colossiens 1.26). Et le meilleur pour la fin : j’ai compris que j’avais d’abord péché (« raté la cible ») contre Dieu. Car Dieu m’appelait à l’aimer de tout mon cœur. Il dit aussi : « si vous m’aimez gardez mes commandements », le commandement étant : « aime ton prochain comme toi-même ». Le pardon était donc avant tout un acte d’obéissance à  Dieu. Oups. Là, j’étais mal.

Les minutes qui ont suivi cet instant ont été bien humides. J’ai alors confessé à Dieu ma faute, par la suite j’ai envoyé un mail à cette personne qui était à l’étranger à ce moment-là. On pourrait ainsi conclure que tout est bien qui finit bien… euh pas tout à fait. Au-delà du pardon, il y avait le mur de la réconciliation qu’il me restait à franchir. En effet, l’idée de la revoir, ou de discuter avec cette personne, ne m’enchantait pas des masses, j’avais toujours un petit zeste d’appréhension, de stress. Je me suis refusé à l’idée de laisser cette situation perdurer, par la grâce de Dieu j’ai activé le mode réconciliation. Je ne suis pas en train de te dire que c’était facile ! À son retour en France, par la grâce de Dieu, nous nous sommes réconciliés : aujourd’hui on est en paix et amis. C’est juste magnifique l’œuvre de la grâce de Dieu, la liberté en Christ (Jean 8.36).

La suite dimanche…

NOTES

1 Sayanora : « Au revoir » en japonais (je suis fan de Naruto en VO).
Hédonisme chrétien : Consiste à chercher son plaisir, sa joie en Dieu et en ce qui le glorifie (cf. Au Risque d’Être Heureux de John Piper).

À quoi ça sert de croire en Dieu?

Crédits Photo : soulshepherding.org

Crédits Photo : soulshepherding.org

Post de Audric B., 23 ans, en train de préparer le concours pour être prof de sport et évangéliste à ses heures perdues.

Elle est drôle, ta question !
Pour moi, on ne peut pas dire que cela « serve » à quelque chose.
Ce n’est pas comme une voiture qui sert à voyager,
Ou comme l’école qui sert à apprendre.
Si je crois en Dieu,
Ce n’est pas parce que c’est pratique ou utile.
C’est comme si tu demandais à quoi ça sert d’aimer et d’être aimé.
Aimer, ça ne sert à rien, mais ça change ma vie.

Croire en Dieu, c’est pareil.
À première vue, je pourrais même m’en passer,
Et pourtant, cela change tout pour moi.
Je ne dis pas que c’est comme une potion magique qui arrange tout !
Ma foi en Dieu ne me rend pas plus malin, ni plus fort que les autres.
Mais, grâce à ma foi, je regarde les choses d’un œil différent.
Ma vie a un sens.

Je crois que Dieu m’a offert la vie,
Et j’ai envie d’en faire quelque chose de bien pour le remercier.
Je crois que Dieu m’aime et j’ai envie d’aimer les autres avec lui.
Je crois que Dieu veut me parler,
Et ça me donne envie de l’écouter.

Tout compte fait, croire en Dieu me rend vivant,
Au moins autant que l’oxygène.

Du même auteur What do you really know about Jesus? / Qui croire?

Qui croire?

Crédits Photo : wallpoper.com

Crédits Photo : wallpoper.com

Post de Audric B., 23 ans, en train de préparer le concours pour être prof de sport et évangéliste à ses heures perdues.

Que sommes-nous ? Produits du hasard ou créations merveilleuses ?
Cette question, on me la pose souvent, et moi-même je me la suis posée.
Qui croire quand d’un côté ton cœur te souffle que tu es le fruit de la volonté d’un Dieu tout-puissant, et que de l’autre, la science t’affirme que ton existence n’est due qu’au résultat d’une équation hasardeuse ?

Un jour, on m’a dit : « Et si je jette des bouts de ferraille en l’air, crois-tu qu’un avion pourrait retomber ? »
La réponse est automatique : « Bien sûr que non ! Il me prend pour qui, celui-là ?! » Et pourtant, on veut nous faire croire qu’un jour, de la matière est retombée au hasard quelque part et que la vie est apparue. On veut nous faire croire qu’un oiseau, par exemple, a pu un jour naître d’un amas de matière jeté en l’air ! (Et un oiseau est bien plus compliqué qu’un avion, parce qu’un avion, on arrive à le construire, mais l’oiseau, on peut toujours essayer !)

Moi je dis qu’il faut beaucoup de foi pour être athée. Mais bon, l’homme est orgueilleux et égoïste. Il ne veut pas de l’idée selon laquelle il ne serait pas tout à fait maître de son destin ; et accepter la création, c’est aussi accepter Dieu avec. Et accepter Dieu, c’est accepter de ne pas être son propre dieu. Alors là, ça coince.

Mais personnellement, je préfère croire en Dieu et avoir un sens à ma vie, plutôt que d’en être un (dieu), et de vivre pour mourir.

Du même auteur What do you really know about Jesus ?

Réduire les inégalités d’accès à la Bible avec Wycliffe… et avec vous aussi!

Post de Nicolas Spalinger, membre de Wycliffe. Initialement paru dans le bulletin des GBU.

Imaginez ne savoir ni lire ni écrire, pire encore, ne jamais avoir lu la Bible dans votre langue maternelle…  Mmm, la prochaine discussion dans votre groupe d’étudiants ou dans votre groupe de jeunes risque d’être compliquée !

Aujourd’hui, on estime que des extraits de la Parole de Dieu sont disponibles dans 2798 langues sur un total de 6877 langues utilisées dans le monde. La traduction est en cours pour 2075 langues, il reste donc 2004 langues et environ 300 millions de personnes sans accès à la Bible dans leur langue maternelle !

Étudier et mettre en valeur ces langues marginalisées, permettre un meilleur accès à l’alphabétisation, à l’éducation et à la santé dans une démarche de développement durable, c’est le travail réalisé par Wycliffe depuis plus de 70 ans dans une centaine de pays (depuis 40 ans en France). Une transformation en profondeur n’est possible que par la foi en Dieu mais pour témoigner et transmettre de manière sincère et authentique, il faut franchir les barrières linguistiques et culturelles. Beaucoup d’ONG mènent des actions d’urgence ; Wycliffe a une vision à long terme : traduire et diffuser la Parole, en réaffirmant l’identité linguistique et culturelle, pour établir des fondations solides sur lesquelles d’autres ministères et efforts humanitaires se construiront.

OK, et dans la pratique ? Un bon plan pour participer ?

Oui ! Des stages et des séjours sont possibles dans de nombreux pays, beaucoup de projets sont demandeurs d’étudiants prêts à participer.

Heureusement les possibilités ne sont pas limitées à ceux qui sont doués en langues : que vous fassiez des études en journalisme, graphisme, communication, relations internationales, éducation, comptabilité, ingénierie ou autre… les compétences que vous avez déjà sont très utiles. Et c’est l’occasion idéale d’en acquérir de nouvelles et de vivre des expériences qui alimenteront votre témoignage dans votre université et au-delà.

Quelques bons plans :

  • « Vacances Utiles », un séjour bilingue français-anglais avec réflexion, discussion et avant-goût pratique des aventures possibles avec Wycliffe (27 juillet-10 août 2013, dans le Vercors, au prix de 370€).
  • Des stages plus longs sur le terrain
  • Des missions à court-terme

Pour tout cela, RDV sur www.wycliffe.fr, rubrique « partir ».

Pour contacter Nicolas Spalinger (recherche et développement informatique des alphabets avec SIL International) : http://nicolas.spalinger.org.