Ne gâche pas ta vie !

Ne gâche pas ta vie !

fév 18

Post de Brett et Alex H., 22 ans, éditeurs du blog therebelution.com et auteurs du livre Génération Challenge.
Traduction d’Emy B., 17 ans, rebellutionnaire.

Ce monde veut te faire croire que la meilleure vie que tu puisses avoir est celle dans laquelle tu arriverais à éviter toutes responsabilités et efforts. Mais une telle vie serait aussi pâle et molle que le corps d’un homme qui n’a jamais bougé et jamais vu le soleil. On peut comparer cela aux étranges poissons qui vivent dans l’obscurité complète des profondeurs de l’océan, qui de toute leur vie ne sont jamais entrés en contact avec un objet dur, et dont la chair est devenue complètement translucide. C’est une image de ce que nous demandons lorsque nous désirons une vie de facilité.

John  Piper, nous partage cette histoire dans son livre Et si je ne gâchais pas ma vie :

Je vais te dire ce qu’est une tragédie. Je vais te montrer comment gâcher ta vie. Prenons l’anecdote suivante, tirée de l’édition du Reader’s Digest de février 1998 :

« Un couple a pris sa retraite prématurément et tous deux ont quitté leurs emplois respectifs dans le Nord-est des États-Unis il y a 5 ans. Il avait 59 ans et elle en avait 51.  Ils vivent maintenant à Punta Gorda, en Floride, où ils font des croisières sur leur yacht de 10 mètres de long, jouent au softball et collectionnent des coquillages. »

Au début, quand j’ai lu cela, j’ai pensé que c’était une blague. Une parodie du Rêve Américain. Mais ça ne l’était pas.

Tragiquement, c’était le rêve : Arrivé à la fin de ta vie, ta seule et unique précieuse vie, celle que Dieu t’a donnée, laisse la dernière grande mission, et avant de rendre des comptes à ton Créateur, fais cela : Joue au softball et collectionne des coquillages. Imagine-les au grand Jour du Jugement : « Seigneur, regarde mes coquillages. » C’est une tragédie. Et aujourd’hui, les gens dépensent des millions de dollars pour te persuader de rentrer dans ce rêve tragique. Je proteste contre cela : Ne l’achète pas. Ne gâche pas ta vie.

Nous ne voulons pas gâcher nos vies. C’est pourquoi nous relevons des challenges, et nous te lançons le défi d’en relever toi aussi.

Theodore Roosevelt l’a mieux formulé par ces mots : « Une vie simple de facilité n’est en fin de compte pas satisfaisante, et surtout, c’est une vie qui est impropre à ceux qui la suivent pour un travail sérieux dans le monde ». Une telle vie est une tragédie, une vie gâchée.

Lorsque nous manquons de relever des challenges, non seulement nous désobéissons à Dieu, mais en plus, nous nous plaçons au-dessous de notre véritable potentiel, celui qui nous a été donné par Dieu. Et même pire, nous agissons comme si Dieu n’était pas digne de nos efforts, ou bien comme s’il n’était pas capable d’accomplir ce pour quoi nous avons été appelés, à travers nous. Ce sont des mots durs, mais nous te les partageons parce qu’il y a quelque chose que nous voulons t’éviter.

Nous voulons t’éviter d’être comme Moïse, qui, après avoir été nommé par Dieu pour conduire le peuple d’Israël, suscita sa colère en disant : « Ah, Seigneur, je ne suis pas un homme doué pour parler. »

Nous voulons t’éviter d’être comme Jérémie, qui, lorsque Dieu l’appela à être prophète dit : « Ah, Seigneur, je ne suis qu’un enfant » et fut réprimandé.

Nous voulons t’éviter d’être comme le serviteur paresseux dans la parabole des Talents, qui n’a pas investi les dons de son maître et a été jeté à la rue.

Nous te disons tout cela parce que nous voulons que tu glorifies Dieu. Et Dieu n’est pas glorifié quand ses enfants se limitent à ce qui est facile pour eux. Il n’est pas glorifié quand ses enfants ne sont pas prêts à relever des challenges. L’appel du chrétien est difficile, mais il est également le seul appel digne d’un effort aussi extraordinaire. C’est la vie pour laquelle tu as été créé.

Des mêmes auteurs Commence petit, vise haut / Deviens comme Christ (Série) / Va de l’avant (Série) / Le mythe de l’adolescence (Partie 1) / Le mythe de l’adolescence (Partie 2) / Une leçon des Vinkings : relève des challenges ! / Pourquoi relever des challenges ? / Rencontrer l’ennemi à l’intérieur

Pourquoi relever des challenges ?

Pourquoi relever des challenges ?

fév 16

Post de Brett et Alex H., 22 ans, éditeurs du blog therebelution.com et auteurs du livre Génération Challenge.
Traduction d’Emy B., 17 ans, rebellutionnaire.

Nous avons tous déjà entendu des gens dire que Dieu nous veut brûlants pour Lui. Peut-être que ton responsable de groupe de jeunes a parlé d’être « abandonné » pour Jésus, ou un orateur de conférence t’a défié de servir Dieu avec un « abandon total ».

Nous sommes habitués à ce genre de discours. C’est presque un cliché.

Mais est-ce que quelqu’un t’a déjà dit que Dieu te demande de relever des challenges ? Être « bouillant » ou « épuisé » pour Dieu sont des états émotionnels positifs, où rien ne peut vraiment nous atteindre. Même servir Dieu avec un « abandon total » ne nous met pas dans une situation d’inconfort tant que nous le faisons de manière générale et vague. Mais « relever des challenges » est ainsi : à la fois bon et difficile.

Nous n’aimons pas relever des challenges dans notre société, particulièrement en tant qu’ados sous l’influence du Mythe de l’Adolescence. Nous évitons autant que possible de relever des défis. Malheureusement (ou plutôt, heureusement), les défis ne sont pas évités dans la Bible.

Des Challenges dans la Bible 

Tous les commandements de Dieu dans l’Écriture sont des défis. Bien sûr, nous avons tendance à dire que les commandements de Dieu ne sont pas « faciles » à appliquer, ou que c’est uniquement par sa grâce que nous pouvons les mettre en pratique dans notre vie, et ces deux choses sont totalement vraies. Mais pourquoi ne pouvons-nous pas simplement dire que les commandements de Dieu sont des défis ? Quand Christ nous ordonne d’aimer nos ennemis, pourquoi ne pouvons-nous pas simplement appeler ça un challenge?

Tout ce que Dieu commande est un défi. Se repentir est un défi. Pardonner est un défi. Tendre l’autre joue est un défi. Surmonter le péché dans notre vie est un défi. Honorer nos parents est un défi. Partager l’Évangile est un défi. Lire notre Bible est un défi. Nous pourrions encore continuer la liste.

Notre hésitation à appeler les choses « défis » est peut être due à la peur d’être considérés comme non spirituels. Après tout, si nous sommes réellement « brûlants » pour Jésus, ne devrait-t-il pas être facile pour nous de lire notre Bible chaque jour, de dire non au péché et de partager l’Évangile avec les autres ?

Mais lorsque nous réfléchissons de cette manière, nous manquons quelque chose d’énorme que Dieu veut nous enseigner à propos de notre croissance personnelle, et c’est ce dont nous voulons parler dans cet article.

La manière dont nous grandissons

Dans Jacques 1.2, il nous est dit de considérer comme « des sujets de joie complète » les moments où nous nous retrouvons face aux challenges, épreuves et obstacles, parce qu’ils mettent à l’épreuve notre foi et nous rendent plus forts. Pense à cela. Le Dieu qui t’a créé et qui t’aime s’occupe de ta croissance, et la manière de grandir à laquelle il t’a destiné comporte des challenges.

C’est comme pour les muscles qui se développent pendant l’effort, et comme le cerveau qui produit de nouveaux neurones quand il travaille. Tu deviens plus fort dans ton caractère et dans tes compétences quand tu relèves des challenges.

Dans le but de relever des challenges, nous devons rejeter l’idée que l’amour de Dieu signifie qu’Il veut que nous vivions en faisant le moins d’effort possible. C’est comparable à l’idée fausse qui est de penser ne pas avoir besoin de changer parce que Dieu nous aime tels que nous sommes. Dieu nous aime tels que nous sommes, mais il nous aime aussi trop pour nous laisser tels que nous sommes. Il veut que nous grandissions.

Cela ne signifie pas que Dieu veut que nous ayons une vie sans joie et remplie de souffrance ; mais c’est une joie qui est ancrée au-delà de nos circonstances temporelles, et par moments, la souffrance est nécessaire pour trouver quelque chose d’une plus  grande valeur.

Un changement radical 

La Rébellution provoque un changement radical. Cela ne veut pas seulement dire que les challenges se présentent et que tu peux en bénéficier. Cela ne veut pas non plus dire que tu es capable de relever des challenges. Cela veut dire que tu devrais relever des challenges parce que c’est la meilleure et l’unique façon d’expérimenter la vraie croissance dans ta vie.

Peux-tu trouver un moment de ta vie (en tant que chrétien, étudiant, athlète, musicien, etc…) qui n’a pas demandé d’effort ou un minimum d’inconfort ? La vérité est que toute croissance demande l’inconfort. Pense aux douleurs de croissance.

Ces idées ne sont pas nouvelles. Nous ne cherchons pas à réinventer la vérité. Mais nous voulons que notre génération redécouvre ce qui a toujours été vrai – et une chose qui a toujours été vraie est que pour grandir, nous devons relever des challenges. Nous devons nous lancer des défis et nous échauffer, sortir de notre zone de confort et faire des choses qui nous semblent difficiles. C’est comme cela que nous avons déjà grandi, et c’est la seule façon de grandir pour le reste de notre vie.

Alors pourquoi est-ce si dur ?

Si Dieu nous commande de relever des challenges et nous dit que c’est grâce à cela que nous grandissons, pourquoi refuserions-nous ? La réponse est qu’il y a un autre joueur dans cette bataille au cours de notre vie. Le voici.

Des mêmes auteurs Commence petit, vise haut / Deviens comme Christ (Série) / Va de l’avant (Série) / Le mythe de l’adolescence (Partie 1) / Le mythe de l’adolescence (Partie 2) / Une leçon des Vinkings : relève des challenges !

Rencontrez l’ennemi à l’intérieur

Rencontrez l’ennemi à l’intérieur

fév 07

Post de Brett et Alex H., 22 ans, éditeurs du blog therebelution.com et auteurs du livre Génération Challenge.
Traduction d’Emy B., 17 ans, rebellutionnaire.

Quand nous nous engageons à suivre les plans de Dieu pour notre croissance, nous déclarons la guerre à notre nature pécheresse. Celle-ci s’oppose à l’idée de relever des challenges, avec tout ce que ça implique. La raison pour laquelle c’est si difficile de relever des défis, c’est que notre chair pécheresse veut que nous fassions des choses faciles, à notre portée.

Jonathan Edwards, un grand théologien américain, a écrit un jour : « Le chemin qui mène au Ciel monte ; nous devons être satisfaits de voyager vers le haut, bien que ce soit difficile, fastidieux, et contraire à la tendance naturelle de la chair. »

Relever des challenges est une lutte contre notre propre nature pécheresse, notre tendance naturelle à suivre le mouvement et à choisir le chemin le plus facile. Voilà pourquoi c’est si difficile.

Dans Romains 7:21-25, l’apôtre Paul parle de cette nature qui fait la guerre à son désir d’obéir à Dieu :

Je découvre alors cette loi : alors que je veux faire le bien, c’est le mal qui est à ma portée. En effet, je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon être intérieur, mais je constate qu’il y a dans mes membres une autre loi ; elle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux être humain que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? J’en remercie Dieu, c’est possible par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, mais par ma nature propre, je suis esclave de la loi du péché.

La Bible seule nous donne la véritable explication sur notre tendance à choisir le chemin le plus facile, bien que relever des challenges soit dans notre intérêt.

Bon Créateur, créatures pécheresses

Imagine un pays dans lequel les lois visent à récompenser le travail difficile et dans lequel les gens peuvent s’élever dans la société ou dans leur carrière uniquement s’ils se  préoccupent d’appliquer ces lois. On peut se dire que celui qui crée ces lois est bon et sage. Maintenant, si les habitants de ce pays refusent d’appliquer les lois, peut-on dire que le problème vient de celui qui les a créés ? Bien sûr que non. De la même façon, le fait que nous soyons si réticents à relever des challenges, même si l’effort est le moyen que Dieu a choisi pour que nous grandissions, signifie qu’il y a un grand Créateur et des créatures pécheresses.

Or ou bronze ?

Il est possible que le fait de s’engager dans une version moins « extrême » de la vie chrétienne nous paraisse plus attirant. Notre tendance naturelle nous pousserait à nous contenter de la médaille de bronze, par exemple aller à l’église tous les dimanches, plutôt que d’accéder à la médaille d’or, c’est-à-dire relever des challenges.

Moins de bénéfices pour moins d’effort. Ca semble équitable, n’est-ce pas ? Mais l’Ecriture ne nous laisse pas de choix.

C.S. Lewis a dit :

C’est difficile ; mais le compromis que nous avons envie de faire ensuite est plus difficile encore. En fait, il est impossible… A l’heure actuelle, nous sommes comme des œufs, de bons œufs. Nous ne pouvons pas continuer indéfiniment à être juste ordinaires.  Nous devons éclore ou pourrir.

En d’autres termes, tu ne peux pas continuer à être ordinaire, à être un bon chrétien, donner à Dieu une partie de ta vie tout en retenant le reste. Soit tu éclos et apprends à voler, ou tu es un raté qui va bientôt commencer à sentir mauvais. L’ironie ici est que bien que la chose la plus difficile – voire presque impossible – soit de te remettre tout entier à Dieu, est beaucoup plus facile que ce que tu essayes de faire à la place.

Des choses difficiles, ou des choses plus difficiles ?

Que se passe-t-il lorsque nous suivons notre nature pécheresse afin d’éviter de relever des challenges ? La réponse est que les challenges viennent alors à nous. C’est comme le gars qui ne va jamais à la station de gonflage pour remplir son pneu, et qui est forcé de le faire quand son pneu crève sur l’autoroute, alors qu’il est en retard pour une réunion.

Peut-être que cette situation s’est déjà présentée auparavant et qu’il avait utilisé son pneu de rechange… Pas de chance.

Nous ne pouvons vraiment pas éviter de relever des challenges. Nous pouvons seulement décider du moment auquel nous allons les relever, et à quel point nous serons préparés à les gérer. Soit nous relevons le défi de nous préparer, soit nous faisons face au challenge de ne pas être préparé. Soit nous le « relevons » maintenant, soit nous en venons à nous en « occuper » plus tard.

Cela concerne bien plus que les pneus à plat et les réunions manquées. Résister à la tentation est un challenge, mais pas aussi difficile que faire face à une addiction. Trouver et garder un travail est un challenge, mais pas aussi difficile que faire face au chômage et réussir à joindre les deux bouts.

Le temps de la persévérance

Bien entendu, notre nature pécheresse ne veut pas que nous comprenions cela. Elle veut que nous continuions à croire le mensonge qui dit que nos vies seront plus faciles si nous évitons de relever des challenges. Elle sait qu’elle sera gênée une fois que nous aurons réalisé une chose : nous sommes toujours meilleurs lorsque nous choisissons de dire non au péché et que nous relevons plutôt des challenges.

Mais comme l’apôtre Paul le disait, notre nature pécheresse ne dort jamais. Il n’est pas question d’une seule victoire. C’est une bataille continuelle. Tu vois, notre nature pécheresse sait quel est l’enjeu en fin de compte. Il ne s’agit pas d’un devoir à l’école ou d’un pneu à plat sur ta voiture, il s’agit de ta vie.

Dans le prochain article, nous allons jeter un coup d’œil sur la vie glorieuse que Dieu veut pour nous.

Des mêmes auteurs Commence petit, vise haut / Deviens comme Christ (Série) / Va de l’avant (Série) / Le mythe de l’adolescence (Partie 1) / Le mythe de l’adolescence (Partie 2) / Une leçon des Vinkings : relève des challenges ! / Pourquoi relever des challenges ?

Mais qui sont ces « évangéliques » ?

Mais qui sont ces « évangéliques » ?

fév 03

Post de Sam P., 22 ans, étudiant à Lyon.

La relation entre les évangéliques et les médias français a toujours été mitigée. A force de voir des journalistes confondre « évangéliste » et « évangélique », rédiger des dossiers sur nos églises les plus bizarres en affirmant qu’elles sont représentatives de l’ensemble, et appeler notre mouvement « sectaire », beaucoup d’évangéliques ont commencé à être blasés et fatigués par les médias…

Nous aurions certes pu nous attendre à plus de professionnalisme et d’objectivité de leur part, mais nous devons également admettre que nous n’y étions pas pour rien ! Si déjà bon nombre de chrétiens étaient perdus face à la complexité de la nébuleuse évangélique, nous pouvons donc comprendre la confusion que les observateurs extérieurs devaient ressentir… « Qui sont ces évangéliques ? Qui les représentent ? Et sont-ils dangereux ? », sont tant de questions auxquelles les médias et magistrats français ne recevaient pas de réponse claire et unifiée.

Mais les choses ont changé depuis. Ces dernières années, une transformation s’est effectuée au sein de notre mouvement qui ne peut être que l’oeuvre de Dieu. En voici 2 exemples.

Premièrement, les principaux organismes représentatifs des évangéliques en France se sont réunis pour constituer le Conseil National des Evangéliques de France (le CNEF). Alors qu’autrefois, ces réseaux se faisaient la guerre, leurs responsables se sont récemment humiliés les uns devant les autres ainsi que devant Dieu. Ils ont admis leurs erreurs et leur animosité, et ont confessé qu’ils désiraient enfin travailler ensemble pour l’avancement du royaume de Dieu dans notre pays. Aujourd’hui, le CNEF peut se vanter de représenter la majorité des évangéliques français, autant devant les magistrats que devant les médias. Et les fruits se font déjà sentir ! Il suffit de lire ces 2 articles parus la semaine dernière dans le Figaro et dans le Monde. Qui l’eut cru qu’un jour les évangéliques auraient si bonne presse ?

Deuxièmement, alors qu’à l’époque, bon nombre d’implanteurs d’églises débarquaient dans une nouvelle ville sans en informer les autorités civiles et religieuses, aujourd’hui, la tendance s’est renversée. Auparavant, la méfiance des habitants ainsi que des autorités de la ville étaient justifiée ! Ils devaient faire face à des individus catapultés du ciel qui distribuaient des prospectus bizarres sur la place du marché ! Aujourd’hui, nous avons de plus en plus d’exemples d’implantations d’églises qui se font avec la bénédiction et le soutien de toute la ville. Le plus frappant est celui de Loches, conduit par Raphaël Anzenberger, sur lequel s’est à nouveau penché le Monde !

Si je partage cette réflexion, ce n’est pas simplement à titre d’information. Nous devons apprendre des échecs et des succès de nos aînées. Voici les leçons que je vous invite à retirer.

Premièrement, nous avons un vrai rôle à jouer sur l’image que nous donnons à ceux qui nous entourent. Autant notre mauvaise image étaient en grande partie due à un manque de sagesse de nos responsables, autant nous devons la bonne image dont nous jouissons aujourd’hui à l’humilité de nos conducteurs. En conséquence, j’aimerais vous encourager à être des acteurs positifs qui continueront à construire sur les fondations que nos aînés ont construites. Vous le faites déjà si bien (au travers de groupes comme le GBU, Agapé, JPC etc.), mais je vous encourage à le faire davantage !

Deuxièmement, l’amour et l’unité entre chrétiens est l’un des témoignages les plus forts que Jésus est vivant parmi nous (cf. Jean 13.30). Ce n’est pas une unité fondée sur un vague sentiment d’appartenance. Au contraire ! Il s’agit ici d’une unité fondée sur une histoire commune. Nous avons connu le même passé (le pardon de nos péchés), nous connaissons le même présent (une nouvelle vie pour aujourd’hui), et nous connaîtrons le même avenir (une espérance glorieuse et éternelle). Sachons donc reconnaître les vérités essentielles des secondaires. Et aspirons à l’unité sur les points essentiels, à la diversité sur les points secondaires, et à l’amour sur tous les points !

En tant que jeune chrétien, j’aimerais remercier la génération qui nous précède. Que le même Dieu qui vous a conduits à l’unité nous aide à construire sur ce que vous nous léguez. Que nous puissions accomplir votre rêve : celui de voir chaque français confronté au message glorieux de l’Evangile…

Amen ?

Jésus Culture : Un mode de vie « à la Jésus » !

Jésus Culture : Un mode de vie « à la Jésus » !

fév 02

Post de Jonathan P., concepteur de sites web à Paris et responsable de groupe de jeunes.

Dans la vie quotidienne, c’est difficile de consacrer du temps pour s’intéresser aux autres. Il y a toujours des préoccupations et des soucis. Si on recherche premièrement le royaume de Dieu et sa justice, on doit s’interroger sur ses priorités de chaque jour.

Est-ce que je vais au travail juste pour gagner de l’argent ? Est-ce que je vais en cours juste pour obtenir mon diplôme ? Ou est-ce que ma priorité est de partager ma foi, sachant que toutes choses me seront données par-dessus (la réussite dans mon travail ou de mes études) ?

Ce mode de vie est possible. C’est le mode de vie de Jésus. Mais comment y parvenir ?

1. Intensité de la vie de prière

Matthieu 14.13 : « A cette nouvelle, Jésus partit de là dans une barque pour se retirer à l’écart dans un endroit désert ; et la foule, l’ayant su, sortit des villes et le suivit à pied. »

Jésus s’éclipsait souvent dans le désert pour prendre des temps de prière intense (Marc 1.35). On aurait pu imaginer qu’en tant que fils de Dieu, il n’en avait pas spécialement besoin. Au contraire, il était tout le temps connecté à Dieu. En plus, il prenait des temps spéciaux pour se ressourcer car il était également homme. Ce passage de la Bible suit une triste nouvelle. D’autres fois, il va prier juste pour prendre du temps avec son Père. Ce qui caractérise l’intensité de la vie de prière de Jésus, c’est la qualité de la relation. Il cherche à être proche, à être connecté et à faire constamment la volonté de Dieu.

Cela peut nous faire réfléchir à notre façon de prier. Est-ce que nous prions constamment pour nous rapprocher de Dieu ? Ou plutôt pour qu’il satisfasse nos besoins ? Pour avoir des temps de prière intense, il faut commencer par venir avec un cœur tourné vers Dieu et non vers nous-mêmes. Il faut du temps, et du temps de qualité. Jésus se levait alors qu’il faisait encore nuit !

2. Amour débordant

Matthieu 14.14a : « Quand Jésus sortit de la barque, il vit une grande foule et fut ému de compassion pour elle… »

Une vie de prière intense amène à déborder d’amour pour les autres. Quand on déborde de Dieu, on a un cœur plein de compassion, on voit la souffrance, les besoins et la tristesse des autres. Et surtout, on comprend le besoin d’un sauveur.

Au travail ou à l’école, on demande à Dieu de nous permettre de témoigner. Dans les transports, on lâche notre iPhone ou 3310 et on regarde les gens. On ressent de l’amour pour eux, et on commence à se poser la question « qu’est-ce que je peux faire pour eux ? ». Quand on voit un SDF, on a envie de faire quelque chose pour l’aider. « Mais non, je n’ai pas le temps, j’ai trop de boulot ». N’oublie pas Matthieu 6.33.

3. Action

Matthieu 14.14b : « … et il guérit les malades. »

Jésus prêchait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et la repentance (Marc 1.14-15), il guérissait les malades, il chassait les démons (Marc 1.39). Jésus passait toujours à l’action. Il était Dieu, mais il était également homme. Et c’est parce qu’il ne négligeait pas sa relation avec Dieu qu’il était toujours opérationnel pour l’action. Jésus nous a laissé son modèle pour qu’on soit plus que simplement fan de sa page Facebook. Pour qu’on vive son mode de vie. Lui même l’a dit : « Vous ferez des œuvres plus grandes que les miennes ». Il est temps de prendre des risques pour le Royaume, sinon il ne se passe pas grand chose. C’est ça, la Jesus Culture.

Je veux combattre le mythe du « chrétien nounours ». Il est gentil, il a un bon témoignage, et il pense que ça suffit. Si Jésus pensait comme ça, il ne se serait pas passé grand chose.

Conclusion

Ayons cette intimité avec Dieu qui fera de nous des gens avec un impact au quotidien. Dans le comportement, mais aussi dans les paroles.

Prions pour que nos vies de prières ressemblent à celle de Jésus. Pour qu’on déborde d’amour pour ceux qui nous entourent et qu’on croise tous les jours. Pour qu’on ose mettre notre foi en action pour témoigner avec puissance et autorité !

Moi j’y vais. Qui me suit ?

Du même auteur S’intéresser aux autres / Es-tu chaud ou froid pour le Roi ?

WordPress SEO