A propos Nathan Lambert

26 ans, Rébellutionaire depuis une bonne dizaine d'années, marié à Beki, papa d'Emilie et de Caleb, responsable à l'Eglise CVV Paris et auteur du livre Devenir un Homme Selon Jésus.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Mais POURQUOI ???

Crédits photo - Naïm Qachri

Crédits photo – Naïm Qachri

J’ai beaucoup apprécié l’article de Sam sur le fait de trouver des raisons pour croire ce qu’on croit. Mais il y a peut-être une question qui vous est apparue alors que vous lisiez son article.

Il a dit (et vous pouvez lire l’article en entier ici pour vous rafraîchir la mémoire…) qu’il faut savoir tout remettre en cause, et trouver pour soi-même les réponses à ce que l’on croit. Et il conclut en disant :

Rébellutionnaire, tu es encore jeune. Je t’en supplie, ne deviens pas ce genre de chrétien. Remets tout en question à la lumière de la Bible.

À cette affirmation, j’aimerais poser une question, et elle est toute simple : « Pourquoi ? »

Pourquoi la Bible ? Pourquoi la Bible et pas autre chose ? Pourquoi doit-elle prendre le pas sur la science, sur mon expérience personnelle, sur mes intuitions, ou même sur ce que j’ai l’impression que le Saint-Esprit me révèle dans ma vie de tous les jours ? Au nom de quoi ? De quel droit ? Doit-on juste l’accepter, ou ça aussi, peut-on le questionner ?

J’aimerais vous aider à voir pourquoi c’est la Bible qu’il faut suivre, avant toute autre chose. Attention, ce qui suit risque d’être assez complexe. Mais j’ai confiance qu’en vous accrochant vous pourrez non seulement comprendre ce que je dis, mais aussi l’intégrer de telle sorte que vous pourrez vous aussi le ressortir derrière.

Voici où je commence : je crois que la Bible est vraie parce que je crois qu’elle est la Parole de Dieu. Or je crois qu’elle est la Parole de Dieu parce qu’elle dit elle-même être la Parole de Dieu.

STOP ! Argument circulaire !!  Disqualifié !!!

OK, c’est vrai. C’est un argument circulaire. Mais laisse-moi finir. Il s’agit en fait d’un axiome. D’un présupposé. De quelque chose que l’on pose comme fondement, sur lequel on peut ensuite construire. On n’a pas à le défendre, mais l’axiome se montrera vrai si, alors qu’on bâtit tout le reste dessus, on voit que tout tient en place.

Et voici pourquoi il me faut fonctionner, au départ, avec l’argument circulaire du présupposé : prenons l’exemple du couronnement d’un roi. Qui peut couronner un roi ? Ses sous-fifres ? Non : on serait en train de dire par là même qu’ils sont au-dessus du roi. Le peuple ? Encore une fois, on serait en train de dire qu’ils sont plus grand que le roi, et on serait alors en démocratie, pas en monarchie. Quelque chose d’inférieur ne peut pas couronner le supérieur.

Donc on peut essayer de demander à la science d’être l’étalon selon lequel on mesure la divinité de la Bible. Mais en faisant ça, on es en train de placer la science au-dessus de la Bible. Si la science peut couronner la Bible, elle lui est supérieure…

Non, à autorité suprême, il faut un auto-couronnement. Si la Bible est vraiment la plus grande, elle ne peut que se couronner elle-même.

Alors vous me direz : mais c’est trop facile. Je peux alors réclamer être la Parole de Dieu, et parce que je l’ai fait, c’est automatiquement vrai.

Sauf que ça ne marche pas comme ça. Il faut pouvoir tenir sous le poids de cette responsabilité. Il faut, après l’avoir affirmé, que tout soit logique.

Or, à la lumière de la Parole, tout est logique. La science se retrouve à sa juste place : elle existe parce que Dieu est un Dieu d’ordre. L’histoire se retrouve à sa juste place : elle existe parce que Dieu existe dans le temps. Je me retrouve à ma juste place : j’existe parce que Dieu est créateur, et j’ai une relation à Dieu parce qu’il est mon rédempteur.

La science a essayé de faire croire à notre culture qu’elle est l’étalon universel. C’est pour ça qu’on se sent obligé de tout justifier scientifiquement. On doit même justifier scientifiquement le fait que l’on croit que la Bible est la Parole de Dieu. Mais en fait, la science ne tient pas sous le poids de la responsabilité qu’elle s’est donnée en s’érigeant en maîtresse de toute connaissance. Comment la science explique-t-elle la beauté ? Comment explique-t-elle l’honneur ? Comment explique-t-elle le miraculeux ? Elle ne le peut pas. La science, et tout autre domaine lié à la connaissance, est un ministère au service du grand magistère tenu par la Parole de Dieu.

C’est pour ça que je crois en la Parole avant tout. C’est mon axiome sur lequel tout le reste a un sens. Elle explique parfaitement Dieu, plus que tout autre livre religieux. Elle explique parfaitement ce monde dans lequel je vis, y compris de l’absurdité du mal. Elle donne un sens à mes sentiments comme à mon intellect. Ce livre est, de son propre témoignage, la Parole de Dieu. Et si Dieu a parlé, alors qui suis-je pour lui désobéir ?

Pour aller beaucoup plus loin dans ce type de réflexion, lisez ce livre, sur Cornelius Van Til. Si vous êtes anglophones, vous pouvez même aller droit à la source, et lire Van Til lui-même (il n’a pas encore été traduit en Français – je commence un lobby pour que ça se fasse, au plus vite). C’est un investissement intellectuel. Mais qui dit « investissement » dit « dividendes », et les dividendes de la lecture de ce gars-là sont juste énormes pour avoir une vraie foi assise, réfléchie et ancrée dans Sa Parole. Van Til part de la Bible pour défendre la Bible, confiant que tout le reste donnera un sens à cette approche.

Donc, Rébellutionaire, si tu n’as rien à faire en ce samedi de mai, va te documenter sur Van Til, et apprends à défendre ta foi en la Bible et en son autorité.

LA grosse question (2/3)

Nous avons terminé l’article d’hier en introduisant la notion de la « double volonté divine ». C’est là-dessus que j’aimerais me focaliser aujourd’hui, pour essayer de comprendre la perspective de Dieu concernant le mal.

On ne peut pas se réduire à dire que les actions « choquantes » de Dieu ne sont là que dans des contextes de punition. Il est dit dans la Bible par exemple que c’est Dieu qui a écrasé le Fils (Esaïe 53.10). Ou encore que Dieu a voulu le mal fait à Joseph, pour le bien (Genèse 50.20). Il est même dit que Dieu voit d’un bon oeil nos souffrances présentes qui contribuent à sa gloire (1 Pierre 3.17).

Comment peut-on réconcilier tout cela avec la notion que Dieu hait le mal, qu’il n’en était pas ainsi au départ, qu’il est allé jusqu’à mourir pour assujétir le mal ? Dieu aime-t-il le mal ou pas ?

Comme je l’ai dit hier, pour avoir réponse à cette question, la chose la plus utile est de regarder à la croix. Dieu aime-t-il la croix ? OUI. Dieu hait-il la croix ? OUI.

Regardé dans son isolement, la croix est une horreur : le prince de gloire est en train d’être sauvagement tué. Le créateur est trahi par les créatures. L’homme de paix est tué par des gens avides de pouvoir. Dieu est mort ! Il n’y a pas de lieu plus atroce, plus profondément dépravé que la croix de Jésus. A la croix, le ciel devient sombre.

Mais vu dans une perspective globale, la croix est la seule raison au monde de réellement être heureux ! Dieu a frayé un chemin là où il semble ne pas y en avoir. L’accès à la présence de Dieu – bien suprême de toute la création – est maintenant possible. Le rideau  qui nous séparait de Dieu est brisé. L’amour a gagné. La mort est morte. Des gens de tout peuple, de toute tribu, de toute nation accourront maintenant à Dieu pour demeurer avec lui. Et à la croix, le ciel fait la fête. Des morts reviennent à la vie et rentrent dans Jérusalem pour y faire une « zombie-party prophétique ».

Dans la pensée de Dieu, tout acte mauvais, tout désastre naturel, toute crise économique, toute situation qui relève de la chute est vue dans cette optique.

Dieu est attristé par le mal. Il nous faut l’affirmer, et y tenir avec force, et le prêcher avec vigueur. Ne pas commencer à dire que ce qui est mal est bien.

Et pourtant, Dieu n’est jamais frustré, il est toujours infiniment heureux, parce que son Plan A passe toujours ! Et son Plan A est tel qu’il ne puisse pas y en avoir de plus glorieux. Au final, Dieu gagne, et il le fait d’une telle manière que, en regardant en arrière sur toute l’histoire de la planète terre, nous allons voir la sagesse de Dieu à l’oeuvre dans l’histoire.

Pour essayer de le comprendre un petit peu, imaginez une histoire où il n’y a pas de péché. Pas de péché, pas de croix. Pas de grâce. Pas de besoin pour Dieu de nous montrer les mesures qu’il est prêt à prendre par amour pour nous. Il pourrait apprendre à Adam et Eve qu’il est un Dieu gracieux. Ils le sauraient intellectuellement. Mais on ne saurait pas dans notre vécu combien Dieu nous aime de façon inconditionnelle s’il n’y avait pas eu la faute d’Adam et la mort de la création qui s’en est suivie.

Je pense que, face à toutes sortes d’affirmations de l’Ecriture, on apprend à avoir une vision un petit peu intelligente et fine de la volonté de Dieu, ainsi que de son amour. Nous n’allons pas apprendre à Dieu comment nous aimer, ou comment gouverner l’histoire pour que le meilleur bien possible en ressorte. Comme si un pot pouvait dire à son potier : « pourquoi ne m’as-tu pas créé autrement ? »

Mais faisons attention avec la façon dont nous, en tant qu’humains, utilisons cette compréhension de la volonté de Dieu. Nous verrons comment nous devons agir, en tant qu’humains, face à la souffrance dans notre dernier article, d’ici 10 jours.

LA grosse question (1/3)

J’aime bien les défis, donc je me suis dit que j’essaierai de m’attaquer à une partie de la question la plus difficile de notre foi : « Quelle est la volonté de Dieu concernant le mal » ? Je ne réponds pas au « pourquoi » de cette question, mais peut-être que ces quelques articles vous aideront dans votre recherche personnelle du « pourquoi » ?

Le grand – que dis-je : l’énorme – défi qui nous est posé est que la Bible semble dire des choses sur Dieu qui ne sont pas faciles pour nous à appréhender. Par exemple, lorsque l’on dit que Dieu est amour, on le dit souvent sans comprendre toute la complexité de ce que c’est que l’amour. Est-ce aimant de donner des bonbons à ses enfants ? Pas de réponse évidente… Fait-on preuve d’absence d’amour en refusant de donner des bonbons à nos enfants ? Encore : pas de réponse évidente.

Et la Bible va bien plus loin que ce sujet un petit peu trivial (je suis sûr que ma fille de 18 mois ne conviendrait pas que mes limitations sur le nombre de bonbons qu’elle peut manger en une semaine, ou la quantité de télévision à laquelle on la limite sont des sujet triviaux, mais passons…).

La Bible dit par moments que Dieu envoie des anges pour tuer des gens (Ac 12.21-23). Elle dit qu’il prend la décision d’envoyer des peuples en guerre – parfois même en guerre contre le peuple d’Israël (2. Rois 24.1-2). On pensera ce que l’on veut de ce passage au niveau des figures de style probables impliquées, mais la Bible nous dit que Dieu déteste Esaü (Romains 9.13), et qu’il a en abomination les pécheurs (Psaume 5.5 pas le péché notez ; les pécheurs – n’en déplaise à la notion communément admise que Dieu déteste le péché, mais aime le pécheur). Vous remarquerez que deux de ces cinq références sont tirées du Nouveau Testament. Dieu n’a pas changé ! Ce n’est pas un problème d’hier qu’on n’a pas à résoudre ce côté-ci de la croix de Christ.

Et pourtant, nous croyons que Dieu est amour. Il faudra peut-être juste que notre vision de ce à quoi ça ressemble d’être aimant se complexifie un peu plus, au delà de simplement chercher un Dieu qui nous caresse dans le sens du poil ou qui gratifie notre conscience et nos sentiments oh ! combien humains.

C’est cette notion de complexité qu’il faudra emmener avec nous dans notre discussion sur la volonté de Dieu dans les mauvaises choses qui nous arrivent.

Et comme d’habitude, il faudra que nous en revenions à la croix pour comprendre ce que nous pourrons décrire, dans un langage très humain, comme une « double volonté » chez Dieu. Les photographes comprendront peut-être la notion d’une vision en plan rapproché et la notion d’une vision en plan panoramique d’un événement. Dieu a ces deux visions-là. Mais pour mieux nous aider à percevoir cette double volonté divine, je vous laisse aujourd’hui avec cette question :

« A la croix de Christ, Dieu était-il heureux ou malheureux ? »

Et la suite du développement sera pour demain.

Jusqu’où pour Jésus ?

Crédit photo - craigholiday.net

Crédit photo – craigholiday.net

Un jeune homme talentueux, coté pour aller très loin dans son entreprise vient te voir. Il est tiraillé. Depuis plusieurs mois, il partage sa foi au sein de son entreprise, parmi ses collègues. Son patron est venu le voir pour lui dire d’arrêter, sans quoi il serait viré. Qu’est-ce que tu lui réponds ?

Idem pour une femme qui est professeur des écoles. Elle a l’occasion au jour le jour de parler à des jeunes et de les impacter avec le message de Jésus. Mais elle ne le fait pas à cause du contexte laïc dans lequel elle se trouve.

Idem pour un gardien de prison. Si un des détenus le dénonce pour avoir parlé de Jésus, il pourrait perdre son travail.

Idem pour la majorité des chrétiens évangéliques aujourd’hui : tiraillés entre l’interdiction de parler de Jésus sur leur lieu de travail et la demande que fait leur Seigneur de parler de lui.

Je pense qu’on finira par leur répondre que c’est ok pour eux de taire leur foi, parce que, sur le long terme, c’est mieux pour leur témoignage de ne rien dire, mais d’avoir l’occasion sur la durée d’avoir des opportunités de parler de Jésus.

On répondra aussi qu’il nous faut respecter l’autorité civile. Pour celui-là, on a même un verset clé !

On répondra encore que ce n’est pas un bon témoignage que de parler de Jésus tout le temps (pas de verset clé pour celui-là…).

On répondra aussi que Dieu veut aussi que l’on garde notre travail, pour pourvoir financièrement pour la famille, les enfants, l’Église, etc. (Mouais… Là non plus pas de verset clé…)

Et on répondra encore bien d’autres choses, permettant de rationaliser et de justifier le fait de taire notre allégeance à Jésus, comme s’il s’agissait de quelque chose dont on devait avoir honte…

Tout cela me fait me poser bien des questions, et la première est celle-ci : pourquoi est-ce que je kiffe tant le témoignage de Marcos Cearà ?

Pour ceux qui ne l’ont jamais entendu, Marcos Cearà (ancien latéral droit titulaire du PSG) est devenu chrétien alors qu’il était en formation dans un grand club au Brésil, primé pour un grand avenir dans le foot. Issu des favelas (bidonvilles brésiliens), le foot était sa bouée de sauvetage, son passeport hors des favelas, son espoir pour une vie meilleure.

Mais alors qu’il commençait à parler autour de lui de sa foi, le directeur du club a menacé de le virer s’il continuait à parler de Jésus à ses coéquipiers.

Ce jeune homme du premier paragraphe, c’est Cearà. Qu’est-ce que vous lui auriez dit ?

Marcos décide de continuer à témoigner activement et verbalement de Jésus. Il se fait virer. Il se retrouve dans son bidonville, sans club, sans avenir dans le foot. Sans rien, sauf l’infinie valeur de connaître Jésus.

Et mince ! Toutes ces occasions de passer à la télé, de devenir une star, de devenir riche, de pourvoir pour sa famille, et de pouvoir dire, du haut de cette position : « en plus, je suis chrétien », jetées à la poubelle… Bravo ! Bien joué !

Mais forcément, la fin de l’histoire est plus belle. Il s’est avéré qu’à l’entrainement dans son club brésilien, il avait été repéré par le PSG. Il se retrouve parachuté en France, il brille sur le terrain, et continue de témoigner de sa foi.

Quand on entend Marcos Cearà donner son témoignage, et qu’on entend l’ultimatum que lui avait posé son directeur au Brésil, on se dit tous : « Vas-y Marco, continue à parler de Jésus ! » Peut-être que c’est parce qu’on connaît la fin de l’histoire. Sa fidélité envers Dieu aura été récompensée par celui qui est souverain.

Dans nos vies, on ne voit pas comment ça va finir… Mais au lieu d’essayer de rationaliser notre non-témoignage en donnant des excuses somme toutes un petit peu bidon, est-ce que vous pensez que c’est possible qu’on soit une génération qui dise : « Peu importe ma carrière. Je suis sur terre non pas pour faire carrière, mais pour la renommée de Jésus… » ?

Ou bien est-ce que c’est plus complexe que ça ? Je ne prétends pas avoir fait le tour de la question. Aussi, si vous avez des choses à contribuer là-dessus, on peut continuer la conversation dans la section commentaires ci-dessous !

Expériences de Mort Imminente

crédit photo : crystallinks.com

crédit photo : crystallinks.com

À la demande de bien des lecteurs, je vais parler très brièvement d’un sujet très complexe et absolument fascinant : les expériences de mort imminente.

Pour commencer, qu’est-ce qu’une expérience de mort imminente (EMI) ? Il s’agit d’expériences vécues par des personnes sur le point de mourir. Souvent, leur corps cesse de fonctionner, et elles se retrouvent à avoir des vision de ce qui semble être l’au-delà. Une lumière blanche, un vol-plané au-dessus de la pièce où ils se trouvent, leur donnant une vision en contre-plongée sur les gens qui s’y trouvent, et même sur leur propre corps, la rencontre d’un proche défunt avant eux, ou même une rencontre avec Jésus sont des choses qui reviennent fréquemment dans ces EMI.

Certains jeunes sont perturbés par ces choses ; d’autres encore y accordent un crédit très fort, et y voient un des grands points permettant de défendre rationnellement leur croyance en l’espérance chrétienne.

Je tiens à préciser dès le début que je ne suis pas médecin, ni biologiste, ni même vraiment callé en science tout court. Ce que je me propose d’apporter ici est une réflexion sur comment appréhender ces choses en tant que chrétien plutôt qu’en tant que scientifique.

Précédents bibliques ?

Y a-t-il de telles choses décrites dans la Bible ? Pas en tant que telles. Je ne trouve nulle part dans la Bible de description d’EMI. Cela ne veut pas dire que ces choses sont fausses ou mauvaises. Beaucoup de choses réelles ou très bonnes ne sont pas répertoriées dans les Écritures, qui prétendent être suffisantes pour notre salut, mais pas exhaustives sur tout sujet, qu’il soit spirituel ou physique.

Cependant, des choses similaires sont décrites : des personnes se retrouvent dans des situations où ils ont des visions données surnaturellement par Dieu (un des exemples frappants est Ézéchiel , y compris sur ce qu’il se passe après la mort ou dans les temps de la fin (l’exemple classique serait l’Apocalypse de Jean, mais il y en a d’autres aussi). La Bible n’a pas peur du « chelou » ou des choses qui n’entrent pas dans nos petits schémas rationnels occidentaux.

Quelle autorité ?

Maintenant, quel crédit faut-il donner à ces expériences, si tant est qu’elles soient réelles et pas de simples affabulations de personnes sous morphine ?

À vrai dire, à mon sens elles doivent ne recevoir ni plus ni moins de crédit que toutes nos autres expériences individuelles. Elles sont bonnes à prendre dans un certain sens, et on peut y accorder du crédit.

Cependant, si elles vont à l’encontre de ce que dit la Bible, il est clair que soit ces expériences étaient fausses, soit nous les avons mal interprétées.

En plus de cela, rien dans notre vécu personnel ne peut devenir quelque chose qui puisse être intégré dans la doctrine chrétienne si celle-ci ne trouve pas un écho assuré dans la Bible. Ainsi, si je me trouve à faire une EMI, et que j’y vois Jésus qui vient me tendre la main, cette expérience me reste personnelle, et je ne peux pas commencer à insister que mon Église inclue dans sa confession de foi qu’à notre mort, nous verrons tous Jésus venir nous tendre la main. Nos expériences, révélations personnelles ou autres actions de l’Esprit ne sont pas normatives doctrinalement. Seule la Bible peut avoir ce rôle.

Ainsi, l’auteur de « 23 minutes en Enfer » par exemple peut maintenir coûte que coûte ce qu’il me dit. Au final, c’est la Bible qui va enseigner ce que je crois sur l’enfer, et non pas les expériences d’une personne.

Quel intérêt ?

Je me demande d’ailleurs quel est l’intérêt de me focaliser là-dessus. Dieu nous a déjà dit tout ce qu’il est utile de savoir sur l’au-delà dans sa Parole. Parfois, nous voulons avoir des confirmations par rapport à ces choses, où des témoignages supplémentaires. Attention à ce que ces désirs ne naissent pas d’un manque de confiance dans le témoignage de la Parole

En conclusion

Pour conclure, je dirais que, tout en reconnaissant que ces expériences peuvent très bien être réelles, sincères et même véridiques, je recommanderais de ne pas passer notre temps à nous attarder sur de telles choses. Attardons-nous plutôt sur la plus grande expérience post-mort jamais vécue : celle de Christ ressuscité, révélé par la Parole de Dieu.