Quand je me cache derrière des fausses définitions pour ne pas culpabiliser…

22 Juil 2017 4 commentaires Eva

« Les œuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait : ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu. » – Galates 5.19-21

Quand je lis de tels passage, je me rends bien compte qu’il y a des attitudes que Dieu a en horreur, à éviter à tout prix. Quand je les lis, je me dis que je n’aimerais pas rencontrer quelqu’un avec ces traits là. Heureusement, moi, je ne suis pas comme ça. C’est vrai je ne suis pas toujours parfaite, mais quand même, je ne suis pas impure, débauchée, idolâtre, ivrogne, … Et si je me trompais ? Si je banalisais un peu trop mes comportements pour ne pas me remettre en cause ? Parfois, je crois que je n’emploie pas les bons mots…

Dans le tramway, ils affichent à chaque fois les horoscopes sur les écrans. Je ne peux pas m’empêcher de lire le mien. Bien sûr, je n’y crois pas vraiment. Je sais bien que ce n’est pas bien pour une chrétienne. Malgré ça, je ne peux m’empêcher d’avoir un élan de bonne humeur quand mon horoscope m’annonce des bonnes nouvelles. Et à l’inverse, quand il prévoit une mauvaise journée, ça me déprime un peu… Mais dis-moi, ça ne serait pas s’attacher à la magie ça ?

Tous les jours, je regarde une jolie fille de ma classe. Je la trouve belle, avec un petit nez bien dessiné et des cheveux dont la longueur impressionnante ferait pâlir toutes les coiffeuses. Ça m’énerve. Moi je ne suis pas comme ça, j’ai mes complexes et mes défauts. J’ai l’impression qu’on ne voit que ça. J’aurais aimé être différente, j’aurais aimé être elle. Un tout petit peu… Mais dis-moi, ça ne serait pas de la jalousie ça ?

Comme tous les jeunes, je ne sors plus sans mon smartphone. Mais c’est normal, on en a besoin pour tout maintenant. Avec, je peux regarder mes mails, parler à mes amis, prendre des photos et même lire ma Bible. C’est vrai que je ne peux plus m’en passer. Quand il n’a plus de batterie, je me plie en quatre pour trouver un chargeur. Quand je le perds au fond de mon sac je stresse jusqu’à qu’il soit à nouveau dans ma main. Je ne pourrais pas imaginer une demi-journée sans… Mais dis-moi, ça ne serait pas de l’idolâtrie ça ?

Il y a ce garçon, Louis. Depuis 2 ans, je ne cesse de penser à lui et à moi. Je suis folle de son sourire et dingue de son déhanché lorsqu’il joue au tennis. Je ne peux m’empêcher de nous imaginer mariés, de nous voir nous embrasser langoureusement ou de rêver du jour où nous dormirons ensemble. C’est vrai, il a déjà une petite amie, mais je sais que ce n’est pas sérieux. C’est moi la femme de sa vie et il devrait le savoir. En attendant, j’attends avec impatience ce jour… Mais dis-moi, ça ne serait pas de la convoitise ça ?

Avec mes amies, on adore se raconter les potins de la semaine. Comment Chloé a raté sa nouvelle coloration permanente de cheveux, comment Hugo s’est fait lâchement jeter par son ex pendant la dernière soirée, comment Vanessa a pris du poids ces dernières semaines… Ce n’est pas vraiment méchant, ça nous permet de rigoler un peu… Mais dis-moi, ça ne serait pas de la moquerie ça ?

Alors finalement, derrière toutes les petites choses tu ne crois pas qu’on devrait oser mettre de grands mots ?

« Mais le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi ; la loi n’est pas contre de telles choses. Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. » – Galates 5.22-25

Auteur : Eva