« Je te vois, arrête de te cacher »

Est-ce que tu t’es déjà senti(e) poursuivi(e) ? Moi oui.

Se sentir poursuivi 

Accompagnée de mes amis, je marchais sur une autoroute tard le soir. L’atmosphère était lourde. Quelqu’un venait d’entendre à la radio qu’un homme massacrait toutes les personnes qu’il rencontrait sur son passage. Choqués, nous nous étions mis à prier. J’avais honte de l’admettre mais, savoir que ce massacre ne s’était pas produit à côté de chez moi me rassurait…

Soudain, en regardant derrière nous à environs 100 mètres, j’aperçus une silhouette. Mon cœur se serra. C’était l’homme des infos, j’en étais certaine. Son visage n’était pas perceptible à cette heure avancée de la nuit, mais ce qu’il dégageait me fit frémir et je compris qu’il n’était là que pour détruire. Derrière nous, il marchait au ralenti, sans aucune pression.

Même s’il était encore loin, sa présence provoqua une panique générale. Tout le monde se poussait pour le fuir !

Nous étions proche du pays voisin, près de la frontière. Arrivée devant celle-ci, j’essayais de frauder. La panique me faisait perdre tous mes principes. Les gens de la sécurité ne voulaient pas me laisser passer. Nous avions beau leur expliquer la situation grave, leur dire qu’ils étaient aussi en danger, rien n’y faisait, il fallait payer.  Dans mon porte-monnaie je n’avais pas assez d’argent…  Mes larmes coulèrent.  Finalement, par miracle, l’un des agents accepta de me faire traverser avec deux autres personnes ! Les gens restés derrière criaient de rage. Nous étions peinés pour eux mais au moins, nous étions passés…

De l’autre côté nous avions pris un taxi pour partir le plus loin possible. Après un certain temps, nous nous sommes arrêtés à une station-service. À notre retour sur le parking, la voiture n’y était plus ! Comment pourrions-nous fuir le massacre sans taxi !… Forcer des voitures pour partir, fut la seule idée qui nous vint, mais nous n’y parvenions pas. À cet instant, l’homme effrayant que nous fuyons depuis des heures était en face de nous. Calme et serein. Sans le regarder, sa présence seule, suffit à nous faire courir de toutes nos forces. J’avais l’impression que j’allais mourir.

Comme je courais le plus vite, j’arrivai devant un immeuble avant les autres. Je dévalai les escaliers et me réfugiais dans une petite pièce de l’immeuble. J’entendais les pas de l’homme qui montait petit à petit. Pendant ce temps je voyais les autres entrer dans un appartement. Contrairement à eux ma cachette semblait plus sûre. J’en étais fière.

J’étais rassurée et persuadée qu’il irait d’abord voir dans l’appartement et lorsque ce serait le cas je pourrai ainsi m’enfuir pendant qu’ils s’occuperaient des autres… Mais en levant ma tête, mon cœur rata un battement. J’étais pétrifiée par la surprise et la peur.  Il se tenait en face de moi. Comment étais-ce possible ? J’avais pourtant tout fait pour lui échapper… Il me dit alors, sur un ton ferme et calme : « Je te vois. Arrête de te cacher, je suis Dieu et je vois ton péché ».

Choisir d’affronter la réalité 

Ce n’est qu’une histoire. Mais une histoire dénonçant une réalité. Parfois, nous choisissons d’ignorer les mises en garde de Dieu pour continuer à pécher. Un mensonge qui prend de l’ampleur, un excès de table, des mauvaises pensées ou quoique ce soit d’autre. C’est vrai, ce n’est pas facile d’être chrétien…

Néanmoins, choisir d’agir dans le secret sans jamais rien confesser à Dieu nous conduit à vivre en cavale. Si les fautes de certains sont exposées au grand jour, nous sommes tristes pour eux mais rassurés de ne pas être à leur place. Nous ne réalisons pas que c’est une occasion d’aller demander au Seigneur de nous pardonner nous-mêmes.

Oui être chrétien n’est pas facile. Mais n’oublions pas : Christ a choisi de porter nos fautes. Lui avouer nos péchés produit quelque chose de merveilleux. David l’exprime ainsi : « Quand on tourne nos regards vers lui, on est rayonnant de joie, et le visage ne rougit pas de honte. Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. » (Psaumes 34.6). Voilà ce que produit la repentance.

Oui, pour certains Dieu apparaît comme un juge souhaitant tout détruire sur son passage. Alors qu’il s’est fait Sauveur. Il est descendu pour nous délivrer ce message : « Je te vois, arrête de te cacher. » Après la chute dans le jardin d’Éden c’est ce qu’ont fait Adam et Ève. Ils se sont cachés de Dieu par honte du péché. Pourtant, grâce au nouvel Adam, Christ, nous croyons en ces paroles de Romain 5.6-10 :

« En effet, alors que nous étions encore sans force, Christ est mort pour des pécheurs au moment fixé. A peine mourrait-on pour un juste ; peut-être accepterait-on de mourir pour quelqu’un de bien. Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Puisque nous sommes maintenant considérés comme juste grâce à son sang, nous serons à bien plus forte raison sauvés par lui de la colère de Dieu. » – Romains 5.6-10

En lisant cet article, tu as peut-être ressentis que je comparais Dieu à un « criminel-assoiffé-de-sang ». Si c’est le cas, je m’en excuse. Même si le péché est très grave à ses yeux, il est loin d’être un meurtrier à nos trousses. Il est plutôt un Père plein de compassion qui nous appelle à revenir dans le droit chemin. Cette histoire a pour but de mettre plus l’accent sur notre réaction, sur notre attitude. La peur d’affronter la réalité nous donne une perception négative de Dieu  et c’est ce que souhaite notre accusateur, le diable.

Amis, l’Évangile est la Bonne nouvelle ! Dans ces temps de détresse souvenons-nous que « si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste »(1 Jean 2.1).

Auteur : Noémie G

21 ans, étudiante en droit et disciple de Jésus !

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