Discerner les faux enseignements

Nous commençons aujourd’hui une série sur les faux enseignements… 3 articles seront publiés sur notre blog, d’autres sur des blogs collaborateurs… Plus d’infos à la fin de l’article !

 

C’est un des rôles de l’Église et de ses responsables de dénoncer les faux enseignements, non-bibliques. Dans la Bible, plus de 70% des épîtres du Nouveau Testament parlent des faux-prophètes et des enseignements erronés. Ces avertissements étaient particulièrement nécessaires au commencement de l’Église, mais ces enseignements sont encore aujourd’hui terriblement néfastes au royaume de Dieu et à son expansion.

Nous pensons donc important d’avertir nos lecteurs des dangers à écouter et à lire certaines publications. Voici trois points d’analyse qui t’aideront à reconnaître les faux enseignements, c’est-à dire les enseignements qui ne viennent pas de Dieu et dont tu dois t’éloigner.

 
  1. Des enseignements centrés sur l’homme

Notre Dieu est un Dieu jaloux, et, quand on a le privilège de prêcher la Parole de Dieu, il faut qu’il soit le centre de la prédication. Dieu a tout fait pour sa gloire, et la prédication doit être le reflet particulier de sa personne. « Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta fidélité ! » Psaume 115.1.

Le danger est double :

  • Soit que le prédicateur centre son discours sur les hommes, sur leur épanouissement en cherchant uniquement à répondre à leurs désirs terrestres. On oublie alors que le besoin le plus profond de l’homme, c’est de connaître Dieu. On risque alors de tomber dans des conseils moralisateurs ou d’accomplissement personnel…
  • Soit que le prédicateur se mette en avant. Jean le Baptiste était prédicateur. Il annonçait le royaume de Dieu et précédait la venue de Jésus, « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29). Il voyait son ministère comme ça : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue. » (Jean 3.30). Ce serait incroyable si tous les prédicateurs, et tous les disciples voyaient leur engagement chrétien de cette manière : un tsunami d’humilité s’abattrait subitement sur l’Église ! Je pense que nous avons tous à lutter contre l’orgueil. Mais les enseignants doivent être irréprochables. Et leur parole, proclamer Dieu et son royaume ; avant de parler des hommes ou de parler de soi-même.

Quand on centre l’enseignement sur une autre personne que Dieu (un « prophète », un ange, ou même un enseignant quelconque), on s’écarte de la vérité biblique. Un seul est digne d’être au centre de notre enseignement : le Dieu trinitaire.

 
  1. Des enseignements non-conformes à la Bible

Il est important, peu importe l’article que tu lis, la prédication que tu écoutes, la vidéo que tu regardes, que tu fasses preuve de discernement et de sens critique. Ce qui est dit, est-ce biblique ? La Bible doit être l’autorité suprême. Ses préceptes doivent se trouver au-dessus de la tradition, de la science, au-dessus des dires d’un prédicateur, etc. Elle est entièrement vraie, « inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Timothée 3.16).

Une forme très sournoise d’enseignement non-biblique, et très prisée par certains faux-enseignants aujourd’hui, c’est de prendre un verset, d’extrapoler, et de le sortir de son contexte pour lui faire dire ce qu’on veut, ou, mettre le doigt sur un point qui n’a pas à être mis en évidence. Quand on écoute certaines prédications, on a l’impression que le prédicateur les a écrites, puis dans un deuxième temps, les a agrémentées de versets pour leur donner un aspect biblique ! Mais ce n’est pas la prédication de la Parole.

L’enseignement non-conforme à la Bible qui fait le plus de dégâts et incontestablement celui qui touche au salut. La Bible déclare que le salut est une grâce qui nous est faite, et qu’elle est accessible par la foi (seule !) en Jésus-Christ. Ce salut est ainsi possible parce que l’homme-Dieu éternel, Jésus le Messie a été sacrifié à notre place sur la croix. Il a pris sur lui notre condamnation, et a réconcilié le monde avec Dieu. Sa résurrection montre au monde entier la cohérence de toute la foi chrétienne. Quiconque renie ces affirmations bibliques renie la foi chrétienne authentique.

Soyons comme les chrétiens de Bérée en Actes 17, qui vérifiaient tout ce qu’on leur disait dans les Écritures sacrées.

 
  1. Des enseignements influencés par les philosophies du monde

C’est vraiment triste d’entendre dans les prédications ce qu’on peut entendre à la télévision ou dans des séminaires de psychologie. Dans Colossiens 2.8, Paul nous exhorte à la vigilance : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur Christ. »

Notre vision du monde est influencé par le relativisme sorti tout droit de notre époque post-moderne. Et la Bible est fondée sur des absolus qu’on ne peut pas nier ou relativiser selon son point de vue ou sa culture !

Jésus s’attaquait aux traditions humaines des pharisiens, et, de même, nous devons être vigilants. La Bible l’avait prévu en 2 Timothée 4.3 : « Viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs. » Les amis, nous sommes prévenus, prenons donc garde de ne pas être ces personnes qui cherchent à entendre des choses agréables et modernes pour notre propre plaisir !

 

Nous t’invitons également à t’intéresser à la vie personnelle des enseignants que tu écoutes. Ainsi, tu auras une belle preuve de la fiabilité de ce qu’ils enseignent… Sont-ils cohérents ? Vivent-ils personnellement la mission ? Quel usage font-ils de leur argent ? Appliquent-ils leurs propres conseils ? J’ai rencontré tout récemment un ancien voisin du théologien et prédicateur John Piper qui disait qu’il habitait dans un quartier défavorisé, dans une maison absolument banale… Ce genre de nouvelle me réjouit et m’encourage à prendre au sérieux ses enseignements.

Recherchons la saine doctrine, et fuyons les faux enseignements.

La suite, c’est par ici !

 

Cet article est le premier d’une série publiée en collaboration avec les blogs NotreEglisePointCom et LeBonCombat. Retrouvez dès maintenant : 

Auteur : Nicolas B

23 ans, rébellutionnaire marié à une chouette jeune femme, jeune diplômé en finances d'entreprise, et co-responsable du Cercle d'Affaires pour Christ.

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