Soif de la Parole ? (Partie 2/3)

6 Juil 2011 2 commentaires Ron Frost

Série de Ron F., missionnaire américain. Traduction de Fidji L.

La dynamique

Le but est de lire la Bible de manière aussi fluide que nous pourrions lire n’importe quel livre, dès que du temps s’offre à nous. Dans cette optique, on perçoit une soirée ou un samedi matin comme une « opportunité » de lire, et non un devoir. Cela fait rapidement naître un nouvel appétit, si nous donnons à l’Esprit de la place pour œuvrer. Jeudi dernier, par exemple, Chris a lu durant 5 heures, comme il l’aurait fait s’il avait eu un livre génial et du temps à tuer. Et il avait bien sûr ces deux choses ! Comme je l’ai déjà dit, nous lisons à un rythme personnel, aussi partageons-nous rarement des versets tirés des mêmes livres de la Bible. Cela n’a jamais été un problème. En l’occurrence, c’est utile car cela offre un double regard sur chaque livre biblique. Surligner est essentiel à notre concentration et représente notre seul « devoir à la maison ». Ainsi, pendant nos réunions, nous lisons simplement nos passages sélectionnés sans besoin de présenter un enseignement ou commentaire. Pourtant, notre sélection de versets se trouve souvent révélatrice en elle-même. Nous avons également choisi un délai de réalisation qui se présente comme un défi. A l’évidence, cela nécessite une partie de notre temps libre mais ma lecture quotidienne ne prend généralement pas plus de trente minutes – le temps qu’il faut pour lire le journal.

J’utilise également des plages de lecture plus longues dès que je le peux, souvent le week-end, afin de percevoir un peu plus du « courant ». Ce sont les moments que j’apprécie le plus. Il est important de noter que j’encourage les jeunes lecteurs ou primo-lecteurs à sauter les passages répétitifs ou techniques – les listes de lois de l’Ancien Testament, les généalogies, etc. Pour l’instant, suivez la narration et revenez à ces choses spécifiques plus tard.

FAQ

La Bible n’est elle pas trop diverse et complexe pour un lecteur non entraîné ?

Non, en particulier si un jeune chrétien est accompagné d’un croyant plus mûr qui répondra aux questions basiques pouvant se poser. La première fois que nous sommes confrontés à l’apprentissage de quelque chose, a l’école ou au travail, nous sommes confrontés à la difficulté, la complexité. Malgré cela, nous commençons par trouver des principes qui servent de points de référence pour une compréhension plus poussée. La tâche du professeur ou de l’aide est de diriger l’apprenti vers ces principes qui rendent intelligibles la complexité. Ces genres de principes émergent naturellement des discussions informelles entre partenaires.

Quel est l’âge ou le niveau de formation requis pour cette approche?

Un pasteur en charge d’un groupe de jeunes a utilisé cette méthode pour aider 24 de ses jeunes à lire le Nouveau Testament le temps d’un été. Il réservait une période de retour sur lecture chaque Mercredi durant laquelle les étudiants partageaient ce qu’ils avaient souligné. Tout le monde finit dans les temps et avec enthousiasme. A une autre occasion, après avoir parlé de ces lectures intégrales de la Bible dans un camp famille chrétien, deux jeunes de 14 ans se sont portés volontaires pour tenter l’expérience. Ils m’ont appelé plus tard pour me dire qu’ils avaient lu la Bible entière en 1 mois et… avaient aimé !

Que faire si je ne suis pas un bon lecteur?

Ma propre lecture est enregistrée sur un lecteur CD (note de l’éditeur : aujourd’hui, on a audiobibleibg), donc je lis généralement au rythme d’une conversation. J’ai déjà eu un partenaire avec des problèmes de lecture. Je lui ai acheté des cassettes audio de la Bible pour qu’il l’écoute et qu’il écrive les versets qui captaient son attention au fur et à mesure. Ses capacités à écrire se sont également considérablement améliorées.

A suivre…

Pas convaincus ? Posez-vos questions !

Dans la série Introduction / La dynamique & FAQ / Conclusion

Auteur : Ron Frost

Ron est un missionnaire américain.